« Il y a des mecs… ce sont comme des frères pour moi », la déclaration émouvante d’un joueur du MHR

« Il y a des mecs… ce sont comme des frères pour moi », la déclaration émouvante d’un joueur du MHR

Le dimanche 20 septembre 2026 à 16:08 par David Demri

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Quelques semaines seulement après avoir quitté Montpellier pour rejoindre Perpignan, Enzo Forletta était déjà de retour face à ses anciens partenaires. Des retrouvailles forcément particulières pour le pilier, qui a passé plusieurs saisons au MHR et conserve des liens très forts avec certains joueurs montpelliérains. La lourde défaite de l’USAP (50-13) a toutefois rendu la soirée beaucoup moins agréable.

Forletta n’a pas eu besoin d’attendre longtemps avant de retrouver son ancien club puisque le calendrier a placé ce déplacement dès la troisième journée. Sur le terrain, il a dû mettre de côté les relations nouées avec des joueurs qu’il côtoyait encore quotidiennement il y a quelques mois.

« Ce sont comme des frères pour moi »

Affronter d’anciens partenaires n’est jamais totalement anodin. Pour Forletta, le sentiment était encore plus fort en raison de la proximité de son départ.

Dans les colonnes de Midi Libre, le pilier catalan raconte cette sensation inhabituelle au moment de retrouver le MHR :

« C’était particulier parce que je les ai quittés il n’y a pas très longtemps. On les joue très tôt dans la saison ici. Il y a des mecs… ce sont comme des frères pour moi. C’est vrai que c’est très particulier d’avoir joué contre certains. C’est comme ça. Je ne sais pas comment expliquer. C’est très bizarre, d’habitude tu joues contre des mecs que tu ne connais pas trop. »

Des émotions qu’il a essayé de mettre de côté durant toute la préparation de la rencontre.

Un duel particulier avec Luka Japaridze

Le passage de coéquipiers à adversaires s’est notamment matérialisé en mêlée. Face à Luka Japaridze, Forletta connaissait parfaitement le joueur qu’il avait devant lui après des années de travail commun à Montpellier.

L’ancien Montpelliérain reconnaît avoir ressenti quelque chose de particulier une fois sur la pelouse :

« J’ai essayé de faire abstraction de ça, mais c’est vrai que le ressenti sur le terrain qui est… ça faisait bizarre quoi. À Perpignan, quand j’étais venu ici, je ne les avais pas joués tout de suite après, l’équipe avait bien changé. Mais là, ça m’a fait un petit truc bizarre. En mêlée par contre… Avec Japa (Luka Japaridze) on se connaît ! Et puis ça fait 3 ans qu’à l’entraînement ça travaille très fort ici. Ça a été un très bon combat. Ça a été assez maîtrisé là-dessus. Il y a des choses positives aussi dans ce match malgré le score. »

« C’est la dure réalité du championnat »

Le résultat a néanmoins rapidement repris le dessus sur l’aspect émotionnel de ces retrouvailles.

Perpignan n’était mené que 12-3 à la pause et avait eu l’occasion de réduire davantage l’écart. La deuxième période a ensuite complètement échappé aux Catalans, finalement battus de 37 points.

Forletta estime que l’USAP doit apprendre à rester constante beaucoup plus longtemps pour espérer obtenir des résultats loin d’Aimé-Giral.

Le pilier refuse de masquer les lacunes derrière la lourdeur du score :

« Ah oui, bien sûr. Mais c’est la dure réalité du championnat. Sur certains détails pourtant simples il ne faut pas lâcher tout le match. À la mi-temps on n’est pas loin, on a même l’occasion d’être plus proches avec un essai refusé. Mais il y a trop de choses qu’on doit travailler pour pouvoir réaliser un match beaucoup plus consistant à l’extérieur. Il faut grandir là-dessus et on doit continuer à y croire, ne pas lâcher. C’est le plus dur. Je l’ai vécu avec Montpellier ce genre de situation, où tu fais les choses bien, on prépare bien le match et la différence se fait mentalement. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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