Bridé à Bayonne, Grégory Patat savoure sa liberté à Brive : « « Je peux exercer mon métier comme je l’entends »
Bridé à Bayonne, Grégory Patat savoure sa liberté à Brive : « « Je peux exercer mon métier comme je l’entends »
Le mercredi 23 septembre 2026 à 13:00 par David Demri
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Sept mois après son départ de Bayonne, Grégory Patat a retrouvé le sourire à Brive. Le nouveau manager du CAB assure prendre « énormément de plaisir » dans un projet qu’il juge stimulant et ambitieux.
Surtout, il apprécie de pouvoir désormais exercer son métier comme il l’entend. Son nouveau défi est important : reconstruire un groupe marqué par trois échecs successifs dans sa quête d’une remontée en Top 14.
Après quatre victoires lors de ses quatre premières rencontres, Patat a rapidement lancé sa nouvelle aventure corrézienne. Son arrivée en Pro D2 pouvait surprendre après son passage en Top 14, mais le technicien a rapidement été convaincu par l’histoire et les ambitions de Brive.
« Je peux exercer mon métier comme je l’entends »
Son départ de Bayonne appartient désormais au passé. Patat assure avoir retrouvé de la sérénité dans son nouvel environnement.
Dans les colonnes de Sud-Ouest, le manager ne cache pas le plaisir retrouvé depuis son arrivée en Corrèze :
« Oui. Je suis dans un nouveau projet du CAB où je prends énormément de plaisir. J’ai été très bien accueilli ici en terre corrézienne. Aujourd’hui, je peux exercer mon métier comme je l’entends. »
Brive évolue certes en Pro D2, mais le projet proposé au technicien possédait suffisamment d’atouts pour le convaincre.
L’histoire du CAB et son ambition de retrouver rapidement le Top 14 ont notamment pesé dans sa décision :
« Dans chaque parcours, il y a des histoires différentes. Quand j’ai été sollicité par le CAB, je n’ai pas été insensible parce que c’est un club historique, qui a des ambitions, qui veut retrouver le très haut niveau, le Top 14. Il y a de très bons jeunes. C’était pour moi un projet stimulant, ambitieux. »
Patat ne considère d’ailleurs pas la Pro D2 comme un championnat par défaut.
Il apprécie la diversité qu’il découvre dans la compétition :
« Le Top 14 est un magnifique championnat, très difficile, mais la Pro D2 devient aussi très attractive, très intéressante. Il y a des identités de jeu dans chacune des équipes, c’est ce qui rend le projet stimulant. »
« Le passé a laissé des traces »
Si Patat a retrouvé de la sérénité, il a découvert à Brive un groupe qui sort de plusieurs saisons particulièrement frustrantes.
Depuis sa descente, le CAB a échoué à trois reprises dans son objectif de retrouver le Top 14, avec deux éliminations en barrage et une autre en demi-finale. Un vécu que le nouveau manager n’a surtout pas voulu ignorer à son arrivée.
Patat reconnaît que ces échecs ont marqué le club :
« Oui, le passé a laissé des traces. On essaie d’en tenir compte, mais aussi d’avancer, de regarder devant. On en a parlé à la première réunion. J’ai évoqué tout ce passé avec les différents acteurs du club, les dirigeants, les entraîneurs et les joueurs. »
L’objectif n’est cependant pas de rester enfermé dans ces désillusions. Un nouveau staff est en place et Patat veut installer sa propre philosophie.
Le manager souhaite désormais concentrer son groupe sur ce qu’il peut réellement maîtriser :
« Maintenant, c’est une nouvelle aventure, avec un nouveau staff, une nouvelle philosophie de jeu. Les attentes sont tout aussi importantes mais on essaie de maîtriser ce que l’on peut maîtriser, c’est-à-dire le présent. »
La reconstruction doit d’abord passer par le rugby
Pour créer une nouvelle dynamique, Patat n’a pas cherché à multiplier les artifices. Sa méthode repose d’abord sur le terrain et les exigences imposées quotidiennement au groupe.
Pour lui, la cohésion commence directement par le rugby :
« J’ai pour habitude de dire que la première connexion, la première cohésion se fait par notre rugby, par nos standards du quotidien. C’est ce sur quoi j’ai appuyé quand je suis arrivé. »
Le début de saison réussi permet à Brive de poser les premières bases de cette nouvelle aventure. Mais après les désillusions accumulées ces dernières années, Patat veut surtout installer une dynamique capable de permettre au CAB de regarder de nouveau devant.


Il a l’air heureux,il a la patate.
4 matchs, 4 victoires !
Un vrai entraineur !