Joris Segonds rêverait de posséder les mêmes qualités que Mathieu Jalibert
Joris Segonds rêverait de posséder les mêmes qualités que Mathieu Jalibert
Le vendredi 25 septembre 2026 à 5:00 par David Demri
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Joris Segonds veut faire évoluer son rugby. Après s’être beaucoup appuyé sur son jeu au pied la saison dernière, l’ouvreur de l’Aviron Bayonnais souhaite désormais prendre davantage d’initiatives, attaquer la ligne et exploiter les espaces. Un travail entrepris depuis plusieurs années et pour lequel il n’hésite pas à regarder ce que font les meilleurs numéros 10 du Top 14, à commencer par Mathieu Jalibert.
Cette volonté ne date pas de cet été. Segonds avait déjà échangé sur le sujet avec Camille Lopez et Ged Fraser à la fin de la saison dernière.
« J’aimerais être un peu plus offensif ! »
L’objectif est clair : apporter davantage de variété à son jeu et ne plus dépendre autant de son pied.
Segonds veut retrouver le plaisir d’un rugby plus libéré :
« J’aimerais être un peu plus offensif ! L’an dernier, je me reposais pas mal sur le jeu au pied. Là, j’aimerais prendre des initiatives et reprendre vraiment ce plaisir de jouer un rugby libéré, en cherchant les espaces. C’est quelque chose que j’avais évoqué en fin de saison avec Camille (Lopez) et Ged (Fraser). »
Pour y parvenir, l’ouvreur a demandé un accompagnement spécifique. Explosivité, qualité des courses et capacité à attaquer la ligne font partie des axes travaillés.
Une évolution qu’il réclame depuis plusieurs saisons :
« Je voulais qu’on m’aide à bosser sur ça, sur l’explosivité, sur le fait de gagner ses courses, attaquer la ligne. Cela fait deux ou trois ans que je demande vraiment à le bosser. Ça a été pris en compte. On a énormément échangé sur ça. »
Mathieu Jalibert comme source d’inspiration
Pour progresser dans ce domaine, Segonds observe notamment les autres ouvreurs du championnat.
Et un joueur revient directement dans son discours : Mathieu Jalibert.
Segonds reconnaît dans Midi Olympique ne pas posséder les mêmes qualités, mais assume vouloir s’en inspirer :
« Quand on voit comment les dix du Top 14 jouent, tu as envie de t’inspirer des meilleurs. Je n’aurais jamais la capacité d’attaquer la ligne ou de percer comme Mathieu Jalibert, mais c’est un joueur qui inspire, qui donne envie de regarder le rugby. J’aimerais bien m’améliorer là-dessus pour gagner les espaces et attaquer cette ligne. »
Cette transformation passe aussi par le physique.
Une perte de poids et beaucoup de travail physique
Segonds estime que les efforts réalisés ces derniers mois commencent à l’aider dans cette volonté de devenir plus dynamique.
Sa perte de poids fait notamment partie des changements ressentis :
« Oui, il y a beaucoup de travail physique. Le fait d’avoir perdu un peu de poids m’a fait du bien aussi. Dans l’immédiat, j’espère juste faire un bon match au Racing. C’est le principal. Ensuite, il faut prendre du plaisir. Il faut arrêter de se mettre la tête à l’envers quand ça ne va pas. Oui, c’est notre travail, un sport professionnel, mais ça reste avant tout un plaisir. On a tous fait ce sport car c’est un jeu avant tout. »
Un travail qui se retrouve désormais directement à l’entraînement.
L’ouvreur prend notamment plaisir à tester cette nouvelle approche :
« Oui, il joue centre, il a l’habitude d’attaquer la ligne. Moi, je n’avais pas trop l’habitude, mais j’ai envie de le faire ! J’ai pris du plaisir aux entraînements, pendant la préparation physique, à attaquer les espaces, à jouer au cordeau. »
Bayonne veut également jouer davantage
Cette évolution individuelle s’intègre dans une réflexion collective.
Le staff Bayonnais cherche à proposer un rugby avec davantage de mouvement. Andrea Moretti travaille avec les avants tandis que Nick Abendanon, Camille Lopez et Ged Fraser sont impliqués dans l’évolution du jeu.
Segonds souligne l’investissement du staff :
« Ça reste quasiment le même qu’en fin de saison dernière. Devant, Andrea Moretti bosse dur et bien. Je ne le côtoie pas trop, mais apparemment les avants apprennent des choses. »
Il insiste également sur le travail effectué autour du jeu Bayonnais :
« Nick et Camille bossent, avec Ged, comme des fous. Quand l’un dit une phrase, on sait que les deux autres l’ont acceptée. Ged laisse gérer, mais il est aussi investi que les autres, il est tout le temps à fond, comme Nick et Camille. »
L’objectif est notamment de parvenir à déplacer davantage les défenses.
« L’année dernière, nous étions un peu fainéants »
Segonds reconnaît que Bayonne doit progresser physiquement pour parvenir à pratiquer ce rugby.
Le constat sur la saison dernière est particulièrement direct :
« On essaye de se déplacer beaucoup plus. L’année dernière, nous étions un peu fainéants, d’où la préparation physique un peu plus intense. On aimerait toucher pas mal les extérieurs, mais si on ne gagne pas la guerre des tranchées au milieu, on ne pourra pas le faire. Devant, les gars ont fait un énorme boulot physique pour qu’on puisse proposer un jeu avec plus de déplacement. »
Cette orientation correspond aussi aux qualités de plusieurs joueurs de la ligne arrière.
Segonds cite notamment Tom Spring et Cheikh Tiberghien :
« Oui, car Tom (Spring) ou Cheikh (Tiberghien) aiment ce rugby, ces espaces. C’est un jeu qui nous correspond, plus qu’un rugby où le douze, le treize ou l’ailier joueraient direct pour faire mal à l’adversaire. »
Après plusieurs saisons à s’appuyer largement sur son jeu au pied, Segonds entend donc accompagner cette évolution collective en devenant lui-même plus entreprenant ballon en main.

