« Créteil ne doit pas servir d’alibi » : la sortie sans détour d’Olivier Azam avant de recevoir Perpignan !
« Créteil ne doit pas servir d’alibi » : la sortie sans détour d’Olivier Azam avant de recevoir Perpignan !
Le jeudi 1 octobre 2026 à 5:15 par David Demri
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Contraint de vivre une saison particulière sans véritable port d’attache, le Racing 92 pourrait facilement mettre une partie de ses difficultés sur le compte de cette situation inhabituelle. Olivier Azam s’y refuse. Alors que les Franciliens attendent la fin de la rénovation de Colombes et évoluent notamment à Créteil, le technicien rappelle que le Racing y était invaincu la saison dernière. Pour lui, les problèmes actuels sont avant tout sportifs.
Le Racing 92 traverse une période pour le moins inhabituelle.
Privé de véritable domicile en attendant de pouvoir retrouver Colombes, actuellement en rénovation, le club Francilien doit s’adapter à une saison faite de déplacements et de repères différents.
À quelques jours de recevoir Perpignan à Créteil, Olivier Azam reconnaît volontiers que cette situation n’est pas idéale. Mais il refuse d’en faire une justification aux résultats actuels de son équipe.
« Nous sommes un peu itinérants »
Le Racing attend avec impatience de pouvoir retrouver Colombes.
Au-delà du simple aspect sportif, Olivier Azam espère, via Midi Olympique, que le futur stade permettra au club de recréer un véritable lieu de rassemblement avec son public et d’impulser une nouvelle dynamique.
En attendant, le Racing doit accepter cette saison très particulière et s’y adapter.
« C’est vrai qu’en ce début de saison, nous sommes un peu itinérants. On attend que Colombes ait fini d’être rénové. À la sortie, il y aura un stade magnifique qui nous permettra d’impulser une dynamique et de créer un point de rencontre entre notre équipe et nos supporters. Mais en attendant, il faut passer par là. C’est déjà arrivé à d’autres équipes avant nous. »
Un contexte qui pourrait facilement être avancé pour expliquer les difficultés rencontrées par les Franciliens.
Mais Olivier Azam ne veut pas entendre parler d’une telle excuse.
Créteil n’est pas responsable des défaites
Le technicien rappelle un élément particulièrement révélateur : la saison dernière, le Racing 92 n’avait perdu aucun de ses matches disputés à Créteil.
Le problème n’est donc pas uniquement géographique.
Olivier Azam estime que son équipe doit d’abord regarder ses propres performances avant de pointer du doigt son absence de domicile fixe.
« À nous de trouver les leviers pour changer les choses et mieux préparer les matchs. Ceci étant posé, nous étions invaincus à Créteil la saison dernière. Au-delà du stade, ce sont donc nos performances qui ne nous ont pas permis de nous imposer cette saison. »
Le constat est clair : le Racing ne veut pas se réfugier derrière ses conditions particulières pour expliquer ses résultats.
Et Azam identifie déjà plusieurs secteurs dans lesquels son équipe doit progresser.
Discipline et occasions gâchées dans le viseur
Le Racing doit notamment parvenir à mieux exploiter les périodes pendant lesquelles il domine ses adversaires.
La discipline constitue également un axe majeur de progression.
Azam ne cache pas l’ampleur du travail restant à accomplir.
« Globalement, il nous reste beaucoup de choses à améliorer, notamment notre discipline et notre capacité à concrétiser nos temps forts. »
La récente victoire obtenue à La Rochelle aurait pu laisser penser que la saison Francilienne était enfin lancée.
La défaite concédée ensuite contre Bayonne a rapidement rappelé la réalité du Top 14.
« Une saison n’est jamais vraiment lancée »
Olivier Azam refuse d’ailleurs cette idée selon laquelle un succès pourrait suffire à faire définitivement basculer la dynamique d’une équipe.
Dans un championnat aussi serré, le Racing doit selon lui continuer à progresser tout en préparant chaque rendez-vous de manière spécifique.
La priorité reste désormais Perpignan, sans perdre de vue le développement global du groupe.
« En Top 14, une saison n’est jamais vraiment lancée. Les matchs sont disputés jusqu’au bout tous les week-ends, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. On prépare spécifiquement ce match contre Perpignan et, parallèlement, nous développons notre groupe et notre jeu. Ce sont autant de paramètres qui doivent nous permettre d’élever notre niveau. »
En attendant de retrouver Colombes et un véritable domicile, le Racing 92 va donc devoir trouver ses propres solutions.
Pour Olivier Azam, le message est limpide : Créteil ne doit pas servir d’alibi. Les résultats passeront d’abord par une amélioration des performances du Racing sur le terrain.

