« La nation qui domine le plus aujourd’hui » : Jalibert désigne l’immense obstacle des Bleus au Mondial

« La nation qui domine le plus aujourd’hui » : Jalibert désigne l’immense obstacle des Bleus au Mondial

Le jeudi 1 octobre 2026 à 17:30 par David Demri

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Actuellement éloigné des terrains en raison d’une blessure à une cuisse, Matthieu Jalibert garde forcément un œil sur l’immense échéance qui attend le XV de France dans un an.

L’ouvreur Bordelais aux 42 sélections rêve de participer au Mondial 2027 en Australie et estime que cette génération Tricolore possède les armes pour viser le titre. Sans oublier la terrible désillusion de 2023, ni les Springboks, doubles champions du monde que Jalibert considère toujours comme la référence.

Dans un an, le XV de France se lancera dans une nouvelle quête du titre mondial.

Une échéance forcément présente dans l’esprit de Matthieu Jalibert, même si l’ouvreur refuse de regarder aussi loin en permanence.

Avant l’Australie, de nombreuses étapes attendent encore les Bleus, entre la tournée de novembre, le nouveau Championnat des Nations et le Tournoi des Six Nations.

« En tant que compétiteur, on veut tous y être »

Pour Matthieu Jalibert, impossible néanmoins de prétendre que cette Coupe du monde n’occupe pas déjà une place dans les esprits.

Interrogé par RMC Sport, l’ouvreur veut avancer étape après étape sans perdre de vue l’objectif ultime.

« Oui, ça devient forcément de plus en plus proche, donc c’est un objectif qui va arriver très vite. Après, c’est une saison qui est assez longue, il y a des objectifs aussi avec le club, il y a des objectifs avec l’équipe de France à court terme, la tournée de novembre, le nouveau championnat des Nations, le Six Nations… il faut prendre les étapes les unes après les autres. Mais forcément, c’est un objectif et en tant que compétiteur, on veut tous y être. »

Pour y parvenir, le Bordelais refuse surtout de tomber dans un piège : commencer à gérer ses efforts par peur de se blesser.

Son parcours lui a déjà appris à quel point une blessure peut brutalement bouleverser les plans d’un international.

« Ça m’a déjà coûté, puisque j’ai raté de grands événements »

Jalibert ne compte pourtant pas changer sa manière d’aborder les rencontres.

Calculer ou se préserver ne lui apporterait aucune garantie supplémentaire. Il entend donc continuer à jouer pleinement avec Bordeaux comme avec les Bleus.

Son objectif est clair : tout donner jusqu’au départ pour l’Australie.

« Je pense que c’est dur de le laisser de côté. Mais pour moi, la chose la plus facile à faire, c’est de se donner à 100% et ne pas faire de calcul parce que c’est le meilleur moyen de se blesser. De toute façon, dans tous les cas, on va devoir aller sur le terrain et se donner à 100%. Et puis si quelque chose doit arriver, c’est le destin. Moi, j’essaye de ne pas trop y penser. Ça m’a déjà coûté, puisque j’ai raté de grands événements, mais c’est comme ça. Mon but, c’est d’être à la Coupe du monde et je vais me donner à 100%. Je ne vais pas essayer de faire de calcul, je vais juste me donner à fond, que ce soit pour le club ou l’équipe de France, jusqu’à l’Australie. »

Pour l’instant, sa priorité immédiate reste évidemment son corps.

Jalibert estime payer la saison dernière

Touché à une cuisse, le numéro 10 de l’UBB doit d’abord retrouver ses sensations et son rythme.

Il estime que l’enchaînement particulièrement conséquent de la saison passée n’est peut-être pas étranger à ses difficultés physiques actuelles.

Pas question pour autant de commencer à compter les jours avant le Mondial.

« On n’en est pas là, c’est encore lointain, mais ça arrive vite. J’essaie juste de maîtriser ce que je peux maîtriser, moi, sur mon corps personnellement. L’année dernière a été une saison à rallonge où on a pas mal enchaîné. Je pense que j’en paye aussi un peu les pots cassés en ce début de saison. Donc juste réussir à retrouver le rythme, retrouver de bonnes sensations physiquement. »

Une fois revenu à son meilleur niveau, l’objectif sera évidemment de retrouver les Bleus et de gagner sa place pour l’Australie.

Avec un rêve qui dépasse largement la simple participation.

« Personne, aucune équipe n’a encore réussi à l’avoir »

La France n’a encore jamais remporté la Coupe du monde.

Pour Jalibert, cette quête donne forcément une dimension particulière au rendez-vous Australien.

Et l’ouvreur estime surtout que la génération actuelle peut légitimement nourrir de grandes ambitions.

Le Bordelais croit profondément au potentiel du groupe Tricolore.

« C’est le trophée qui est le plus excitant dans le monde du rugby. Surtout en France, où personne, aucune équipe n’a encore réussi à l’avoir et on sait que nous, on a une génération qui a les capacités de pouvoir espérer et de rêver. Il y a tout pour faire de bonnes choses et on a envie d’être dans le bon wagon pour vivre encore une fois une expérience extraordinaire qu’on a eu la chance de vivre en 2023, même si ça, ce n’est pas fini comme on l’a voulu. On a quand même vécu quelque chose de fou avec un engouement incroyable. Et ça, c’est des moments qui restent inoubliables. »

Car forcément, le souvenir de 2023 reste présent.

L’échec de 2023 doit devenir une force

Le précédent Mondial avait laissé une immense frustration aux Français.

Trois ans plus tard, Jalibert ne cherche pas à effacer cet épisode. Il estime au contraire que les Bleus doivent s’appuyer sur cette expérience.

Les bons comme les mauvais moments vécus ensemble doivent désormais servir au groupe.

« Je pense. Et ça doit nous servir. L’échec, savoir vivre les moments bons et moins bons, ça doit être une expérience et un vécu collectif qui va nous servir pour l’Australie, je l’espère. »

Et lorsqu’il est question des adversaires susceptibles de se dresser sur la route des Français, une sélection reste incontournable.

« Ça reste la nation qui domine le plus aujourd’hui »

Doubles champions du monde en titre, les Springboks constituent toujours la référence aux yeux de Matthieu Jalibert.

L’ouvreur reconnaît leur immense maîtrise, sans pour autant considérer les Bleus condamnés face aux Sud-Africains.

Jalibert estime que la France possède les qualités nécessaires pour les mettre en difficulté.

« Ça reste la nation qui domine le plus aujourd’hui. Après, on ne va pas partir perdant, je pense qu’on a les capacités, les qualités pour les mettre à mal. Maintenant, c’est une équipe qui maîtrise tellement bien son sujet que ça sera toujours difficile. Mais d’ici là, il y a du temps, on va encore progresser et j’espère qu’on aura les capacités de les titiller. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. D'Affieux Paul 1 octobre 2026 at 19h- Répondre

    Sans grand pilier droit et pilier gauche, contre les SudAf, c’est compliqué