« Ça reste une cicatrice très douloureuse » : Alexis Palisson raconte son traumatisme du Mondial 2011
« Ça reste une cicatrice très douloureuse » : Alexis Palisson raconte son traumatisme du Mondial 2011
Le samedi 3 octobre 2026 à 9:14 par David Demri
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Certaines défaites ne disparaissent jamais vraiment. Pour Alexis Palisson, la finale de la Coupe du monde 2011 perdue d’un point contre les All Blacks reste une « cicatrice très douloureuse ».
Quinze ans plus tard, l’ancien international Français explique n’avoir jamais réussi à revoir cette rencontre. Un Mondial qui avait pourtant failli s’arrêter pour lui quelques heures seulement après son arrivée en Nouvelle-Zélande.
Le 23 octobre 2011 reste forcément une date particulière pour Alexis Palisson.
Ce jour-là, le XV de France échoue à un petit point des All Blacks en finale de la Coupe du monde (8-7). Une défaite que l’ancien ailier n’est jamais véritablement parvenu à digérer.
« Ça reste une cicatrice très douloureuse »
Palisson conserve notamment un sentiment d’injustice concernant l’arbitrage dans les zones de ruck.
Mais il se souvient également d’un élément beaucoup plus difficile à mesurer : avant même le coup d’envoi, il avait eu le sentiment de percevoir de la peur chez les Néo-Zélandais.
Des années plus tard, la douleur est telle qu’il refuse encore de regarder les images de cette finale comme il l’explique pour L’équipe :
« Forcément la finale de la Coupe du monde 2011 (perdue 8-7 contre les All Blacks). Ça reste une cicatrice très douloureuse. J’ai eu beaucoup de mal à la digérer, avec un sentiment d’injustice à cause d’un arbitrage très laxiste sur les zones de ruck. Avant le coup d’envoi, je sentais la peur chez les Néo-Zélandais. Je n’ai jamais pu la revoir. Quand je tombe sur des images de la finale sur les réseaux sociaux, je zappe tout de suite. »
Une réaction qui témoigne de la trace laissée par cette rencontre et, plus largement, par une Coupe du monde particulièrement éprouvante.
Blessé seulement deux heures après son arrivée
Car avant même de pouvoir rêver d’une finale, Palisson avait bien failli voir son Mondial se terminer avant d’avoir réellement commencé.
La préparation avait déjà été longue et exigeante. Puis, à peine arrivé en Nouvelle-Zélande, l’international Français se blesse au psoas lors du premier entraînement.
Le timing est terrible : les Bleus viennent tout juste de poser leurs valises.
Palisson pense alors que son aventure est déjà terminée et qu’il va devoir reprendre l’avion pour la France.
« La préparation avait été longue et dure avant une phase de poules difficile. Je m’étais blessé à la sortie de l’avion en Nouvelle-Zélande. On pose les valises à l’hôtel et je me déchire le psoas deux heures plus tard à l’entraînement. Je me voyais déjà rentrer en France. Finalement, je rate les premiers matches et je reviens pour les Tonga (défaite 19-14). »
De la crainte d’un retour immédiat en France à une finale mondiale perdue d’un seul point contre les All Blacks, Alexis Palisson aura finalement vécu une Coupe du monde aussi improbable que douloureuse.


Quel vol cette finale!