« Le président de Vannes n’est pas venu nous demander d’être tranquilles » : Piqueronies ironise après la grosse frayeur
« Le président de Vannes n’est pas venu nous demander d’être tranquilles » : Piqueronies ironise après la grosse frayeur
Le samedi 3 octobre 2026 à 20:53 par David Demri
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Comment une équipe capable de mener 40-14 à la pause peut-elle encaisser un 26-3 en deuxième période et finir par défendre trois petits points d’avance ? Après la victoire complètement folle de Pau à Vannes (40-43), Sébastien Piqueronies a répondu avec beaucoup d’ironie à la question du relâchement. Avant de reconnaître une réalité : sa Section est capable de produire 40 minutes exceptionnelles, mais pas encore un match complet.
À la pause, difficile d’imaginer Pau devoir trembler jusqu’aux dernières secondes.
Six essais inscrits, 40 points marqués et 26 longueurs d’avance : la Section semblait avoir totalement assommé Vannes.
La suite a pourtant été radicalement différente. Les Bretons ont remporté la seconde période 26-3 et sont revenus à trois longueurs des Palois.
« On n’a pas dit : on les laisse marquer un peu »
Que s’est-il donc passé dans le vestiaire Palois à la pause ?
Sébastien Piqueronies a répondu à cette question avec une bonne dose d’ironie.
Le manager rappelle dans Midi Olympique qu’il n’existe évidemment aucune consigne susceptible d’expliquer un tel changement de physionomie.
« On a eu du mal à s’investir avec rugosité en deuxième période. Ça, c’est évident. Mais comme toutes les évidences, on les constate à la 82e minute et tu imagines bien qu’à la mi-temps, on n’a pas dit : “On y va doucement les mecs, on recule en mêlée, on fait des fautes, on les laisse marquer un peu pour que le match soit équilibré.” Tu t’imagines bien que le président de Vannes n’est pas venu à la mi-temps pour nous demander d’être tranquilles et de faire plaisir aux supporters. »
Derrière la plaisanterie, Piqueronies reconnaît cependant les limites actuelles de son équipe.
« Elle n’a pas encore 82 minutes dans le réservoir »
Pour le technicien Palois, il ne faut pas forcément chercher une explication précise permettant de relier les deux périodes.
Il évoque plutôt les effets de la pression et des dynamiques émotionnelles qui peuvent totalement transformer une rencontre.
Et son constat sur la Section est particulièrement clair.
« C’est juste que voilà aujourd’hui à J5, la Section paloise n’est pas encore capable de faire 82 minutes de performance. Elle est capable de faire 40 minutes exceptionnelles, mais elle n’a pas encore 82 minutes dans le réservoir. Donc c’est ambitieux, ça résume toute la marche qu’on a devant nous. »
Piqueronies reconnaît également que l’euphorie peut complètement transcender une équipe. Ce fut le cas de Vannes après la pause, poussé par son public, tandis que Pau tombait dans une dynamique inverse.
Quatre victoires et 18 points après cinq journées
Le manager ne souhaite toutefois pas que cette deuxième période fasse oublier le début de saison de son équipe.
Après cinq journées, Pau compte quatre victoires et 18 points.
Un bilan que Piqueronies revendique malgré tout le travail qu’il reste à accomplir.
« Il y a plein de choses sur lesquelles on doit progresser, mais aujourd’hui à J5, on a quatre victoires, on a 18 points et ça c’est une énorme fierté. Donc permettez-moi de souffler un peu et d’être déjà fier, heureux de mériter 18 points dans ce dur championnat, même si évidemment on a du travail, et si à J5, on n’a pas de travail, c’est que je me suis trompé de métier. »
La victoire est donc là, mais l’avertissement également.
Pau a démontré pendant 40 minutes ce qu’il était capable de produire à Vannes. La prochaine étape sera désormais de parvenir à maintenir ce niveau beaucoup plus longtemps sans revivre une deuxième période aussi chaotique.

