« Je ne pouvais pas aller dîner avec ma femme » : David Ribbans raconte ses neuf mois de souffrance
« Je ne pouvais pas aller dîner avec ma femme » : David Ribbans raconte ses neuf mois de souffrance
Le dimanche 4 octobre 2026 à 9:58 par David Demri
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Derrière les apparitions de David Ribbans sous le maillot Toulonnais se cachait une réalité beaucoup plus douloureuse. Blessé au dos en décembre 2025 après une mauvaise réception sur la pelouse synthétique d’Édimbourg, le deuxième ligne a continué à jouer pendant plusieurs mois malgré des douleurs nerveuses qui descendaient jusque dans ses jambes.
Son quotidien personnel était lui aussi bouleversé. Avant de finalement accepter l’opération début juin, le capitaine du RCT a poussé son corps jusqu’à ses limites pour continuer à aider son équipe.
Tout commence le 12 décembre 2025. Après une mauvaise réception consécutive à une touche à Édimbourg, Ribbans est touché au niveau des disques L4 et L5. Très rapidement, il comprend que le problème est sérieux.
Les mois suivants vont pourtant se dérouler avec une grande partie de cette douleur toujours présente.
« J’avais des douleurs nerveuses insupportables »
Ribbans continue à jouer jusqu’au 2 mai et la demi-finale de Champions Cup contre le Leinster.
Pendant cette période, le deuxième ligne doit composer avec des symptômes particulièrement handicapants.
La douleur ne reste pas localisée au dos et finit par affecter directement ses capacités physiques comme il l’explique dans un entretien accordé à Var-matin :
« J’avais des douleurs nerveuses insupportables, qui partaient du dos et descendaient jusqu’aux jambes. J’avais également perdu de la puissance au niveau du bas du corps. C’était problématique et, même si j’ai joué longtemps avec cette douleur, il fallait que ça s’arrête. »
Mais avant d’envisager une intervention chirurgicale, Ribbans tente quasiment tout.
Avec Pierre Mignoni et le staff médical Toulonnais, différentes solutions sont étudiées afin de lui permettre d’éviter l’opération.
Le deuxième ligne consulte même plusieurs spécialistes à travers la France.
« Parce que l’opération était ma dernière option. On a étudié toutes les possibilités avec Pierre Mignoni et les médecins. Que ce soit la kiné, de nouvelles machines, le repos, un changement de postures. Je suis allé voir plein de spécialistes à travers la France, mais rien n’y a fait. Je n’ai pas eu d’autre choix, et j’ai fini par me faire opérer à Marseille début juin. »
Ribbans aurait ensuite probablement pu accélérer son retour. Cette fois, il a préféré ne prendre aucun risque.
« Ensuite, j’aurais probablement pu revenir plus vite mais je ne voulais pas risquer d’avoir de nouveaux soucis ! »
« Je ne pouvais pas aller dîner avec ma femme »
Ce qu’il raconte ensuite permet de mesurer à quel point cette blessure dépassait largement le cadre du rugby.
Ribbans ne souffrait pas uniquement lorsqu’il devait plaquer, courir ou participer aux entraînements.
Sa vie quotidienne était devenue difficile, jusqu’à l’empêcher de réaliser des choses aussi simples que rester assis suffisamment longtemps pour partager un dîner avec sa femme.
« Je me sens comme une nouvelle personne. Je ne peux pas exprimer à quel point ça change ma vie. Sur le terrain, mais même dans mon quotidien. Cette blessure affectait ma vie personnelle. Je ne pouvais pas aller dîner avec ma femme, puisque je ne pouvais pas rester assis trop longtemps. Je ne dormais plus la nuit. Alors, j’ai continué à jouer car c’était très important mais, maintenant que j’ai été opéré, je me sens libre. »
Malgré ces nuits compliquées et cette douleur quotidienne, Ribbans ne voulait pas abandonner son équipe.
Son statut de capitaine a également pesé.
« J’ai souffert »
La période était d’autant plus difficile que le RCT traversait lui aussi des moments compliqués et que Pierre Mignoni connaissait des soucis de santé.
Ribbans avait alors le sentiment de ne pas pouvoir remplir pleinement son rôle de capitaine au moment où Toulon avait besoin de lui.
« J’ai souffert. Surtout que ça ne se passait pas très bien sur le terrain, que Pierre [Mignoni] a eu ses soucis de santé, que j’étais le capitaine et que je ne pouvais pas vraiment enclencher de dynamique positive. Alors, je ne voulais pas me plaindre, mais je voyais bien qu’on ne s’en sortait pas. Ça m’a miné. »
Avec le recul, une question pourrait forcément se poser : pourquoi continuer à imposer autant de souffrance à son corps pour jouer au rugby ?
La réponse de Ribbans est sans hésitation.
« Je me suis accroché jusqu’à la limite »
Le deuxième ligne ne regrette pas son choix.
Il reconnaît qu’il aurait pu moins jouer, mais son envie d’aider Toulon a pris le dessus aussi longtemps que son corps lui a permis de tenir.
Pour Ribbans, les blessures font partie des risques de son métier et n’ont en rien diminué son amour pour le rugby.
« Tout le monde peut souffrir de blessures dans sa vie. Que tu sois journaliste, maçon ou que tu travailles dans un bureau, tu peux avoir des douleurs. Alors, on fait en sorte que ça arrive le moins possible mais ça fait partie du job. J’aurais pu jouer moins la saison passée, mais j’avais besoin d’aider l’équipe. J’ai tenté de me battre et je me suis accroché jusqu’à la limite. Mais, non, c’est le plus beau métier du monde, et jamais je ne regretterai de mettre mon corps au service du rugby. »


Je suis passé par là (L4-L5), l’opération est une solution miraculeuse !
Du jour au lendemain, plus rien, fabuleux !
Plus de nerfs pincés, de perte de puissance, plus de sciatique, plus de paresthésies.
Je comprend bien ce qu’il a vécu et je lui tire mon chapeau !
Il a pris du temps avant de revenir, il doit être comme un sous neuf, avec un peu de rythme il va explosé !
Courageux, très courageux !
Bon retour !
Pour les curieux voici un lien:
L’opération en elle même :
https://youtu.be/-0nRBYd16hU?is=3xE2zdZEhfnV2LvV
https://youtube.com/shorts/HU__aBzSXxw?is=vBNirRIie1KfHU9t.
Merci Daniel ..
Daniel j’ai pas compris tu t’es fait opérer ?
Ton message n’est pas clair.