Un joueur Bayonnais annonce la couleur : « Toulouse ? On doit y aller et gagner »

Un joueur Bayonnais annonce la couleur : « Toulouse ? On doit y aller et gagner »

Le lundi 5 octobre 2026 à 19:15 par David Demri

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Bayonne-Top14

Manu Tuilagi ne traverse peut-être plus les défenses comme lors de ses plus belles années, mais son influence sur l’Aviron Bayonnais dépasse largement ses performances individuelles.

À 35 ans, l’international Anglais aux 60 sélections vient d’enchaîner trois rencontres comme capitaine pour autant de victoires. Peu bavard mais écouté, capable de faire rire ses partenaires comme de secouer un adversaire sur un plaquage, le centre est devenu l’un des guides d’un Aviron troisième du Top 14 avant son déplacement à Toulouse.

Face au Stade Français, Tuilagi n’a pas tout réussi. Il n’a notamment réussi que trois de ses huit plaquages.

Mais celui asséné à Julien Delbouis à la 13e minute a fait réagir tout Jean-Dauger et ses propres partenaires.

Une illustration parfaite du personnage : une présence physique toujours impressionnante sur le terrain et un sourire presque permanent en dehors.

« Quand il est sur le terrain, il inspire la crainte »

Son influence est d’ailleurs ressentie jusque dans le camp adverse.

Un de ses récents adversaires résumait parfaitement l’effet produit par le centre Bayonnais dans les colonnes de Sud-Ouest.

« Quand il est sur le terrain, il inspire la crainte et focalise ton attention. »

À Bayonne, cette aura est désormais utilisée au service du collectif.

Depuis la troisième journée, Gerard Fraser lui confie le capitanat en attendant notamment le retour d’Arthur Iturria. Une décision prise après avoir observé Tuilagi prendre davantage de responsabilités auprès du groupe.

Le manager de l’Aviron décrit un leader qui n’a pas besoin de multiplier les discours pour être entendu.

« Manu, on le voit souvent par les actes en match. C’est quelqu’un qui parle peu mais quand il le fait, ses mots ont beaucoup de poids. Il rassure les gars, leur donne de la confiance, leur indique la direction. »

« Parfois, le silence parle plus fort »

Cette nouvelle fonction oblige tout de même Manu Tuilagi à sortir légèrement de sa nature.

Le centre reconnaît faire quelques efforts supplémentaires depuis qu’il porte le brassard. Mais pas question pour autant de se transformer en grand orateur.

« Un peu. Mais vous savez, il y a un temps pour parler, et un temps pour laisser parler le silence. Parfois, le silence parle plus fort. »

Pour Tuilagi, la légitimité d’un capitaine commence surtout par ce qu’il produit lui-même sur le terrain.

Avant de demander quoi que ce soit à ses partenaires, il veut parfaitement maîtriser sa propre mission.

« La priorité, c’est de faire mon boulot. Je dois m’assurer de connaître mon rôle au sein de l’équipe. Si je fais ça, c’est plus facile pour moi de parler aux mecs. Si tout le monde connaît son rôle, le week-end, tu n’as plus besoin de réfléchir. Tu apprécies juste le match parce que tu te dis : “Okay, boom, annonce !” Et le ballon arrive, comme les opportunités. »

« Facu, il a 100 ans ! »

Ce leadership n’empêche pas Tuilagi de conserver l’état d’esprit qui le caractérise.

Après le succès arraché contre le Stade Français (35-32), il a notamment plaisanté sur Facundo Bosch, précieux dans les dernières minutes.

« C’est un joueur d’expérience, Facu : il a 100 ans ! »

Avant de reprendre plus sérieusement.

« En vrai, il sait comment gérer les matches. C’est un de nos leaders, comme Fisch, Giovanni, Esteban, Joris, Tisto… Tous ces mecs, et d’autres que j’oublie, rassemblent. Et notre capitaine Arthur va bientôt revenir. »

Même l’essai décisif de Rodrigo Bruni a donné lieu à une comparaison inattendue avec sa nouvelle passion, le surf.

« C’était un moment incroyable pour moi sur le bord de la touche. J’étais là : “Oh, merci mon Dieu !” Je me suis mis au surf récemment. Et son essai, c’était comme quand j’attrape une vague de cinq pieds en surfant, la même sensation ! »

Pas question de faire l’impasse à Toulouse

Après quatre victoires lors des cinq premières journées, Bayonne occupe la troisième place du Top 14.

Le prochain défi sera autrement plus compliqué avec un déplacement dimanche à Toulouse.

Alors que la question d’une éventuelle gestion de l’effectif pourrait se poser, Tuilagi refuse de regarder plus loin que ce rendez-vous.

Pour le capitaine Bayonnais, l’objectif est clairement d’aller à Ernest-Wallon pour gagner.

« Chaque saison, on essaie d’atteindre le top 6. Mais pour y parvenir, on ne peut pas regarder trop loin devant. Le match le plus important de notre saison, c’est le prochain. On doit y aller et gagner. »

« Cette saison, les mecs sont ensemble »

Tuilagi n’oublie pas non plus ce qui s’est produit la saison dernière.

Bayonne avait également parfaitement débuté avant de connaître une période beaucoup plus compliquée, sur fond de tensions internes.

Le centre Anglais estime que la situation est aujourd’hui différente.

« Tout le monde sait ce qui s’est passé, il n’y a pas de secret là-dessus. C’était dur, sur et en dehors du terrain. Cette saison, les mecs sont ensemble et on peut avancer. »

Avant Toulouse, le bilan de son capitanat est en tout cas impeccable : trois matches, trois victoires.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. OTARIE ! 5 octobre 2026 at 20h- Répondre

    Ils ont vachement pris la confiance les Bayonnais ….
    Gagner à Toulouse ….. Carrément : ) : )

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