« Il cumulait les postes, c’était un truc de fou » : Elissalde réagit au départ de Mignoni
« Il cumulait les postes, c’était un truc de fou » : Elissalde réagit au départ de Mignoni
Le samedi 10 octobre 2026 à 22:44 par David Demri
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Jean-Baptiste Elissalde a réagi à la démission de Pierre Mignoni avec une expérience très précise en tête. En 2019, alors qu’il travaillait avec le XV de France, il avait passé une semaine à observer le fonctionnement du technicien du côté de Lyon.
Il avait alors été frappé par l’accumulation des responsabilités de Mignoni. Plusieurs années plus tard, Elissalde s’interroge sur sa capacité à avoir réellement réussi à déléguer.
Le départ de Pierre Mignoni touche forcément Jean-Baptiste Elissalde, qui connaît l’attachement du technicien à Toulon et à son histoire.
« C’est un minot de la Rade »
Avant d’analyser son fonctionnement, Elissalde insiste sur la relation très particulière entretenue par Pierre Mignoni avec le RCT.
Il évoque un homme profondément attaché au maillot et aux anciens du club.
« C’est un minot de la Rade, c’est quelqu’un qui tenait éperdument à son maillot, à son histoire, à Daniel, à tous les anciens. Forcément, c’est triste. »
Mais Elissalde dispose également d’un souvenir très concret du fonctionnement quotidien de Pierre Mignoni.
En 2019, il avait pu l’observer durant toute une semaine de travail à Lyon.
« Je lui avais dit que c’était un truc de fou »
Ce qui l’avait alors frappé était l’omniprésence de Mignoni dans pratiquement tous les secteurs.
Manager, entraîneur, stratégie, planification ou encore centre de formation : Elissalde avait le sentiment que le technicien cherchait à être présent partout.
Il lui avait d’ailleurs directement fait part de son étonnement.
« J’avais observé Pierre durant une semaine de travail lorsque j’étais avec l’équipe de France. C’était du côté de Lyon en 2019. Il m’avait demandé ce que j’en pensais à la fin de la semaine. Et je lui avais dit que c’était un truc de fou car il cumulait les postes. Les postes de manager sportif, head coach, il était sur le bord du terrain, il planifiait les systèmes de jeu, le centre de formation… Et il en reste humain. »
Une accumulation qui conduit aujourd’hui Elissalde à poser la question de la délégation.
« Avoir la tête claire pour éviter de se noyer »
Pour l’ancien international Français, savoir s’entourer constitue justement l’une des principales qualités nécessaires à un manager.
Il estime qu’un responsable doit parvenir à conserver suffisamment de recul pour ne pas se retrouver submergé par l’ensemble de ses missions.
C’est précisément sur ce point qu’il s’interroge concernant Pierre Mignoni.
« J’espère qu’il a su progresser et déléguer. Mais la première qualité est de savoir s’entourer de personnes compétentes et de souffler un peu, d’avoir la tête claire au-dessus du niveau moyen de l’eau pour éviter de se noyer. »
Elissalde fait alors le rapprochement avec la saison dernière et la réorganisation opérée autour de Mignoni.
« Ce n’était pas clair »
Selon lui, le passage de Pierre Mignoni au poste de directeur du rugby n’avait pas complètement clarifié son implication dans le quotidien sportif.
Elissalde souligne notamment que Mignoni restait très présent au bord du terrain et dans la stratégie.
« C’est ce qui est arrivé la saison dernière et ce n’était pas clair à la reprise. On dit qu’il passe directeur du rugby mais il est sur le bord du terrain avec son calepin en train de parler de stratégie. Il a pris aussi la défense et ce n’était pas clair. »
À travers son témoignage, Jean-Baptiste Elissalde met ainsi en avant une question centrale : celle de l’accumulation des responsabilités et de la capacité à déléguer lorsqu’un manager s’investit aussi fortement dans le fonctionnement quotidien de son club.
« C’est un enfant de la rade… C’est triste pour ça. » Jean-Baptiste Élissalde revient sur le départ de Mignoni et sur l’investissement intense qu’il fournissait. pic.twitter.com/sGvxaiFmWG
— Sud Radio Rugby (@SudRadioRugby) October 10, 2026


Comme il dit, la première qualité d’un manager, c’est de savoir choisir les personnes autour de lui et de leur déléguer les fonctions. Déléguer ça veut dire leur faire confiance et ne pas se mêler de leur business.
Un manager, ça manage des gens, pas des activités.
a trop vouloir, se croire indispensable ? … les cimetieres en sont pleins de gens indispensables …….