Six défaites, une réunion avec les joueurs et 20 millions d’euros en jeu : Vannes a eu très chaud !

Six défaites, une réunion avec les joueurs et 20 millions d’euros en jeu : Vannes a eu très chaud !

Le mardi 27 octobre 2026 à 13:07 par David Demri

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La première victoire du RC Vannes cette saison en Top 14 ne représente pas seulement un soulagement sportif. En s’imposant contre Clermont (27-26) après six défaites consécutives, le club breton a également redonné un peu d’air à son président, Olivier Cloarec.

Ce dernier a révélé auprès de L’Équipe que les mauvais résultats commençaient à fragiliser sa position auprès des partenaires financiers, alors qu’un projet de près de 20 millions d’euros doit prochainement transformer le stade de la Rabine.

Après six journées sans le moindre succès, la pression commençait sérieusement à monter autour du promu vannetais. Olivier Cloarec redoutait notamment de voir son équipe s’enfoncer dans une spirale négative, avec des conséquences qui pouvaient dépasser le simple classement du Top 14.

Quelques jours avant la réception de Clermont, le dirigeant avait donc décidé de réunir les leaders de son effectif pour comprendre l’état d’esprit du groupe et mesurer la confiance accordée au staff.

« J’étais un président un peu inquiet »

Olivier Cloarec ne cache pas avoir traversé une période de doute après les six premières défaites de son équipe. Le président breton souhaitait notamment savoir si les joueurs continuaient d’adhérer au projet sportif et si les conditions de travail permettaient d’envisager un redressement.

Mais cette réunion organisée au centre d’entraînement du club a finalement produit l’effet inverse de celui qu’il imaginait.

Il a raconté à L’Équipe comment ses joueurs avaient réussi à le rassurer :

« Il fallait que ça bascule. Lundi, j’ai rencontré mon groupe de leaders, j’avais besoin de ressentir les choses, de les entendre sur le début de saison, sur les conditions de travail, sur le staff, sur ce qui se passait au quotidien. J’avais envie de les rebooster. C’est l’inverse qui s’est produit. Parce que oui, j’étais un président un peu inquiet. J’ai trouvé un groupe serein, motivé, à 100 % derrière le staff. »

Une réponse collective qui a particulièrement surpris le dirigeant vannetais.

Malgré l’enchaînement des revers, les joueurs n’avaient manifestement pas perdu confiance dans leur capacité à redresser la situation.

« Ils m’ont assuré que ça allait basculer contre Clermont »

Les cadres de l’effectif se sont même montrés particulièrement confiants avant la réception de Clermont.

Au point d’annoncer à leur président qu’ils étaient convaincus de pouvoir enfin décrocher leur premier succès de la saison.

Olivier Cloarec a rapporté leur discours :

« Les leaders m’ont paru sereins, et m’ont assuré que ça allait basculer contre Clermont. Si je les avais interrogés à la 60e minute du match, quand on était menés, peut-être qu’ils auraient répondu autre chose. »

Il a néanmoins insisté sur le calme affiché par son groupe :

« Mais c’est vrai, ils m’ont rassuré, m’ont dit que cela ne servait à rien de paniquer, de s’affoler, ou de parler de crise. »

Un état d’esprit finalement récompensé par une victoire arrachée dans les derniers instants face aux Auvergnats.

Un projet à près de 20 millions d’euros fragilisé par les défaites

Mais les préoccupations du président vannetais ne concernaient pas uniquement les performances de son équipe.

Le RC Vannes prépare en effet un chantier majeur au stade de la Rabine, avec la construction d’une nouvelle tribune destinée à augmenter la capacité d’accueil de l’enceinte bretonne. Un investissement considérable, estimé à près de 20 millions d’euros, qui nécessite le soutien des partenaires et des collectivités.

Or, après six défaites en autant de rencontres, Olivier Cloarec reconnaît qu’il devenait difficile de convaincre les différents acteurs de continuer à investir dans le projet.

Le dirigeant a expliqué pourquoi les résultats sportifs commençaient à devenir un véritable problème financier :

« Alors quand vous jouez six matches et que vous les perdez tous les six, je n’étais pas dans les meilleures dispositions pour défendre le projet et dire à tous ceux qui nous accompagnent de me donner de l’argent. Car ces partenaires se demandaient s’il était bien nécessaire d’investir autant, quasiment 20 millions d’euros… Je n’étais pas en position de force pour être crédible. Donc, il ne fallait pas tarder à gagner. »

Une déclaration qui montre à quel point les enjeux sportifs et économiques sont étroitement liés pour le club breton.

Le maintien en Top 14 représente évidemment un objectif essentiel, mais le développement des infrastructures constitue également une priorité pour assurer l’avenir du RC Vannes.

« J’avais un peu de pression à l’extérieur »

Olivier Cloarec a également reconnu que la succession des défaites commençait à susciter des interrogations dans l’environnement du club. Si les joueurs lui avaient confirmé leur soutien au staff, le président devait également répondre aux attentes des acteurs qui participent au financement du projet vannetais.

Il a évoqué cette pression grandissante :

« Non… Je voulais savoir si tout allait bien. Et je suis très content pour le staff, parce que vous savez, je suis président, et comme tous les présidents qui dirigent un club qui ne gagne pas, j’avais un peu de pression à l’extérieur, des gens qui financent, des collectivités qui nous aident à mener à bien notre projet. »

La victoire contre Clermont arrive donc à un moment particulièrement important pour l’ensemble du club.

« Il ne fallait pas se rater » contre Clermont

Le président vannetais espérait néanmoins débloquer le compteur des victoires bien plus tôt dans la saison. Il garde notamment un mauvais souvenir du déplacement à Perpignan, conclu par une défaite 21 à 12 face à un concurrent direct.

La réception de Clermont constituait donc une nouvelle occasion de prendre des points précieux dans la course au maintien.

Olivier Cloarec a reconnu que cette rencontre représentait un rendez-vous capital :

« On a été très déçus par cette défaite à Perpignan. Alors, là, contre Clermont, il ne fallait pas se rater, on y croyait face à une équipe qui n’est pas au mieux. »

Le scénario a finalement tourné en faveur des Bretons, qui ont su profiter des erreurs clermontoises pour s’imposer d’un petit point.

Un succès que le président a tenu à partager avec l’ensemble de son club :

« Je suis content, vraiment pour les joueurs, le staff, nos supporters et les 700 partenaires qui nous suivent de manière fidèle. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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3 Commentaires

  1. Yo83 27 octobre 2026 at 13h- Répondre

    Avec les forces en présence et malgré le beau jeu qu’ils développent, je ne suis pas optimiste quant à leur maintien. Une bonne refonte de l’accès au TOP 14 est nécessaire. À défaut ces clubs, sauf exception, c.ontinueront à faire l’ascenseur et à jouer les faires valoir malgré toute leur bonne volonté.

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  2. OTARIE ! 27 octobre 2026 at 14h- Répondre

    Le Top 14 est sûrement le seul championnat où tu sais à l’avance qui sera 1er et qui descendra en Pro D2 …… !

  3. OTARIE ! 27 octobre 2026 at 14h- Répondre