Baptiste Pesenti : « À force de prendre des pièces, j’aurais pu en défigurer plus d’un ! »

Baptiste Pesenti : « À force de prendre des pièces, j’aurais pu en défigurer plus d’un ! »

Le jeudi 29 octobre 2026 à 11:23 par David Demri

Publicité

Baptiste Pesenti a retrouvé la Section Paloise cet été, mais pas forcément une génération de joueurs qui partage sa vision du rugby et de la vie.

À 29 ans, le deuxième ligne international français assume son caractère bien trempé et ses méthodes parfois jugées dépassées par ses jeunes coéquipiers. Parmi eux, Théo Attissogbe n’hésite pas à le chambrer. Et visiblement, les discussions entre les deux hommes sont particulièrement animées !

Après avoir lancé sa carrière professionnelle à Pau, Pesenti avait rejoint le Racing 92 en 2021, puis le Stade Français en 2022. Son retour dans le Béarn lui permet de retrouver un environnement familier, mais aussi de découvrir une nouvelle génération avec laquelle le courant passe parfois de manière assez mouvementée.

« Ils me considèrent comme un homme de Cro-Magnon »

Baptiste Pesenti ne cache pas son attachement à une certaine conception du rugby, fondée sur le combat, le caractère et la franchise.

Une mentalité qui amuse visiblement ses partenaires les plus jeunes.

Le deuxième ligne raconte notamment dans les colonnes de L’équipe les remarques de Théo Attissogbe et de ses coéquipiers :

« J’essaie de transmettre ma façon de voir les choses à des mecs comme Théo Attissogbe mais ils me considèrent comme un ancien ou un homme de Cro-Magnon comme ils disent. Ils estiment que mes façons de faire datent de la préhistoire. (Il se marre.) »

Malgré seulement quelques années d’écart, Pesenti constate une véritable différence de mentalité avec certains joueurs du vestiaire palois.

Il reconnaît volontiers que son franc-parler peut surprendre :

« J’ai toujours eu l’impression d’être à part. Je dis ce que je pense et ça choque aujourd’hui les petits jeunes. Mais j’ai besoin que ça sorte. Il n’y a pas de malaise. Ce qui est dit est dit. On est sur des planètes complètement différentes malgré seulement sept ou huit ans d’écart. Avec Théo par exemple, on est aux antipodes mais on s’apprécie. On s’accroche sur tout et rien. Je ne lâche pas. J’ai mes convictions. C’est un bon gamin même si ça fait un peu vieux con de parler comme ça. »

« J’aurais pu en défigurer plus d’un ! »

Et les jeunes Palois ne semblent absolument pas impressionnés par le physique imposant de leur coéquipier.

Bien au contraire, ils prennent régulièrement plaisir à le chambrer.

Une situation qui inspire à Baptiste Pesenti une réponse particulièrement savoureuse :

« Ça prouve que je ne suis pas un vrai méchant. À force de prendre des pièces, j’aurais pu en défigurer plus d’un ! »

Avec son visage marqué par les années de rugby et ses oreilles en chou-fleur, le deuxième ligne sait pourtant qu’il peut donner une première impression intimidante.

Il raconte comment les inconnus l’identifient généralement :

« Pas spécialement mais je n’en ai pas honte non plus. Même si les gens ne me connaissent pas, ils me repèrent facilement à ma tête et mes oreilles en chou-fleur. Ils se disent que je fais de la boxe, du MMA ou du rugby. »

Sébastien Piqueronies ravi de son retour à Pau

Au-delà de ces anecdotes de vestiaire, le retour de Baptiste Pesenti représente un renfort important pour la Section Paloise.

Son expérience acquise au Racing 92 puis au Stade Français, associée à son tempérament de combattant, apporte une énergie appréciée par l’encadrement béarnais.

Sébastien Piqueronies ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction :

« On est très contents de l’avoir récupéré. Il amène beaucoup d’énergie. S’il continue comme ça, il va vivre une deuxième jeunesse. »

De son côté, Pesenti préfère se décrire avec humour plutôt que de cultiver une image de joueur intimidant.

Et lorsqu’il est question de lui trouver un surnom, il répond avec son franc-parler habituel :

« Vous cherchez à me donner un surnom ? Je ne vais pas vous souffler d’idées car sinon je vais prendre des pièces partout. Et ça pourrait m’agacer. Je me qualifierais plutôt comme un « brutus « que comme un méchant. (Rire) Je ne suis pas vraiment quelqu’un de très attentionné et minutieux. Je ne suis pas toujours très délicat. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
Ne ratez plus aucune actu rugby
Suivre Blog RCT sur Google

2 Commentaires

  1. loule 29 octobre 2026 at 12h- Répondre

    Un 2eme ligne à l’ancienne, dans l’esprit, le comportement et la vision qu’il a de son poste, on peut dire que c’est le Bakkies Botha Français…

    J'aime 6
    J'aime pas 0
    • Phm.duvar 29 octobre 2026 at 12h- Répondre

      La rencontre des deux aurait d’ailleurs pu être amusante, comme l’était celle de Bakkies avec Mamuka lorsque celui-ci était à Montpellier.

      J'aime 1
      J'aime pas 1