A 37 ans, Levani Botia ne cesse d’impressionner le Top 14
A 37 ans, Levani Botia ne cesse d’impressionner le Top 14
Le samedi 10 janvier 2026 à 10:16 par David Demri
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À La Rochelle, un joueur continue de surprendre tout le monde : Levani Botia. À bientôt 37 ans, le troisième-ligne fidjien enchaîne les matches comme s’il sortait d’un centre de formation. Volume, grattages, courses, essais : il influence tout le système rochelais et ne semble jamais fatiguer.
Sa spécialité, c’est le travail au sol. Personne n’aime l’affronter dans les rucks. Cette saison, son activité a sauté aux yeux dans tout le Top 14. Seul Alexandre Bécognée fait mieux en ballons récupérés. Même en interne, il a de l’avance sur tout le monde, y compris sur Grégory Alldritt.
Son impact n’a pas seulement une dimension défensive. Dès que La Rochelle accélère, Botia suit le tempo. Il arrive en soutien, il porte la balle, il rentre dans les quinze mètres et participe à l’animation. C’est là qu’on retrouve ses anciennes habitudes d’attaquant. Avant de devenir troisième-ligne, il jouait centre. Et ça se voit encore aujourd’hui.
Dans le vestiaire, on ne s’étonne même plus de son rendement. Après la rencontre contre Leicester (39-20), Uini Atonio résumait bien la situation en lâchant via L’équipe : « Leps » est chiant au sol pour les autres équipes […] Il casse les bouches aux mecs. »
Une formule qui décrit parfaitement son influence sur les attaques adverses.
Son endurance bluffe tout autant. Cette saison, Botia n’a manqué qu’une seule rencontre. Lors de la victoire contre Bayonne (49-17), il était remplaçant mais est entré après seulement 45 secondes en raison de la commotion de Matthias Haddad. Il avait terminé la partie comme si de rien n’était. Atonio ne s’en cachait pas : « Que tu le mettes dix minutes ou quatre-vingts, il est toujours pareil : inusable […] On dirait qu’il a 22 ans le mec. »
Du côté du staff, même constat. Rémi Talès, entraîneur des arrières, saluait sa forme actuelle : « On a du grand Botia actuellement […] Plus les matches passent, plus il est fort. Il retrouve le niveau […] Il montre qu’il n’a pas d’âge. »
Son efficacité s’illustre aussi sur la ligne d’en-but. Contre Toulon (66-0), il a encore marqué, portant son total à cinq essais. Seuls Jules Favre et Davit Niniashvili ont fait mieux (six chacun). Haddad, lui, n’était pas surpris une seconde.
Après un match contre Montauban (54-19), il rappelait en rigolant : « On sait pourquoi il jouait centre avant […] Il a lâché la charrette aujourd’hui (rires) […] C’est une légende ! On ne le présente plus. On n’a pas envie qu’il arrête. Tout le monde se rend compte que c’est un privilège de jouer à ses côtés. »
Au Leinster, l’adversaire du week-end en Champions Cup, personne n’a besoin d’un briefing spécial. Les Irlandais l’ont déjà croisé six fois, dont deux en finale européenne. Ils savent ce que représente Botia : un joueur qui, à un âge où la plupart lèvent le pied, joue au contraire encore plus vite et encore plus fort.
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Un grand joueur de Rugby !