A l’approche de la Coupe du monde, Yannick Bru recadre ses internationaux
A l’approche de la Coupe du monde, Yannick Bru recadre ses internationaux
Le dimanche 30 août 2026 à 6:00 par David Demri
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Avec un effectif rempli d’internationaux et des calendriers toujours plus chargés, Yannick Bru veut trouver un nouvel équilibre à l’Union Bordeaux-Bègles.
Le manager girondin a profité de la présaison pour responsabiliser ses joueurs et leur rappeler une priorité : lorsqu’ils sont disponibles pour leur club, le maillot de l’UBB doit passer au centre de leurs préoccupations.
La problématique est complexe. Bordeaux doit désormais composer avec le Top 14 et la Champions Cup, mais également avec les nombreux rendez-vous internationaux de ses cadres. Un troisième calendrier que Bru considère presque comme une compétition à part entière.
« À l’UBB, on doit gérer trois compétitions »
Le manager bordelais veut notamment tenir compte de la charge physique mais également mentale imposée à ses internationaux.
« Maintenant à l’UBB on doit gérer trois compétitions: le Top 14, la Champions Cup et le parcours international de nos joueurs avec des compétitions qui se rajoutent d’année en année et donc aussi une disponibilité mentale que l’on doit leur accorder pour atteindre leurs objectifs individuels […] Tout ça nous pousse aussi à avoir une réflexion globale – joueurs et staff – sur le soin qu’on doit tous prendre du maillot de l’UBB quand on est disponible et en responsabilité »
Cette volonté a constitué l’un des fils rouges de la préparation estivale. Bru ne souhaite pas opposer les ambitions personnelles de ses joueurs à celles de Bordeaux. Il considère au contraire que les deux sont étroitement liées.
Car lorsque les individualités traversent une période plus difficile, le collectif peut aussi leur permettre de retrouver la lumière.
« On a la chance d’avoir des joueurs intelligents, qui savent tous ce qu’ils doivent au maillot de l’UBB puisque quand les périodes de lumière individuelle sont un peu moins fastes, c’est toujours la lumière du collectif du club qui rejaillit sur les individus et qui leur permet d’aller chasser leurs cibles personnelles »
Le message général est donc particulièrement clair.
Yannick Bru en a même fait le mot d’ordre de la présaison bordelaise.
« Le mot d’ordre de cette présaison a été de prendre soin du maillot de l’UBB. Il doit être au centre des préoccupations de tout le monde. »
« Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous »
Cette responsabilisation ne s’est pas limitée aux discours du staff. Lors des stages, les Bordelais ont également consacré du temps à discuter collectivement des problématiques auxquelles le club doit faire face.
Bru estime avoir trouvé un groupe suffisamment mature pour comprendre ces enjeux.
« Quand on part en stage, on travaille les corps mais aussi l’esprit, on a des moments de cohésion où l’on partage les problématiques du club. On a un effectif à la fois jeune et responsable, qui a beaucoup de sagesse et de compréhension. Tout le monde a saisi au club cette interdépendance: je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous. Ce n’est pas de moi, c’est une phrase de Nelson Mandela sur laquelle les Sud-Africains travaillent fort. »
Entre les ambitions internationales de ses stars et les objectifs de l’UBB, Yannick Bru ne veut donc pas choisir mais responsabiliser. Une manière de rappeler à ses cadres que leurs trajectoires individuelles et celle du club restent intimement liées.
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