Accusé de favoriser Toulouse, le président de Provale met les choses au clair
Accusé de favoriser Toulouse, le président de Provale met les choses au clair
Le dimanche 14 juin 2026 à 13:05 par David Demri
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La proposition a immédiatement déclenché de nombreuses réactions dans le rugby français. En suggérant de sortir un joueur par équipe du salary cap, Malik Hamadache a ouvert un débat qui dépasse largement la seule question des salaires.
Très vite, certains observateurs ont estimé qu’une telle mesure pourrait indirectement avantager des clubs comme le Stade Toulousain. Face à cette lecture, le président de Provale a tenu à clarifier sa position et à répondre aux critiques.
Une proposition qui fait parler
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Malik Hamadache a expliqué pourquoi il souhaitait voir évoluer certaines règles du salary cap. Pour le président du syndicat des joueurs, certains profils mériteraient de pouvoir bénéficier d’un statut particulier.
Mais cette idée a rapidement alimenté les discussions autour du Stade Toulousain, souvent cité lorsqu’il est question d’effectifs très riches ou de stars internationales.
Hamadache répond aux soupçons
Face aux critiques, le président de Provale assure qu’il n’existe aucun lien entre sa proposition et le club toulousain.
« Il n’y a pas de rapprochement avec Toulouse. Ce club a un groupe de 40 joueurs. De fait, il a aussi sa vision sur le salary-cap. »
Malik Hamadache estime que le débat a été déformé par certaines interprétations.
Le patron de Provale rappelle que son rôle consiste à défendre l’ensemble des joueurs professionnels et non les intérêts d’un club en particulier.
« J’écoute tous ceux qui sont sous ma juridiction. »
Une réflexion plus large sur le rugby professionnel
Pour Hamadache, la question dépasse largement le cadre d’une seule équipe. Son objectif est avant tout d’ouvrir une réflexion sur la valorisation de certains joueurs majeurs du championnat.
Le président de Provale considère que certains internationaux ou figures emblématiques du Top 14 apportent une valeur particulière à leur club et au rugby français.
A lire ci-dessous :
» Je pense aujourd’hui à des garçons comme Macalou au Stade Français, Fickou au Racing, Ollivon à Toulon, Jalibert à Bordeaux, Alldritt à La Rochelle, Jauneau à Clermont, Couilloud à Lyon, Gailleton ou Attissogbe à Pau, etc. Deux ou trois éléments seraient concernés par équipe avec obligatoirement la mise en place d’une grille tarifaire du salaire d’international plus le nombre de sélections à l’équipe de France dans le Tournoi des Six Nations. Leur droit d’image individuel associé au club sortirait du salary-cap. »
Un débat loin d’être terminé
La proposition de sortir un joueur par équipe du salary cap risque encore d’alimenter les discussions dans les prochaines semaines.
Entre équité sportive, compétitivité des clubs français et rémunération des joueurs majeurs, le sujet s’annonce particulièrement sensible.
Une chose est sûre : Malik Hamadache ne souhaite pas que ce débat soit résumé à une simple opposition entre Provale et le Stade Toulousain.
11 Commentaires


La seule raison valable de vouloir sortie des joueurs du calcul du SC, ne pourrait être que :
– pour des joueurs issus du cdf du club en question avec un minimum de 3 ou 4 ans au cdf avant d’avoir joué avec les pros, et en excluant les retours dans son club formateur (une fois partie pour un autre contrat, le joueur devient un joueur lambda à son retour).
On favorise la formation et les joueurs d’un seul club !
Cela favorise la plupart des gros clubs et pas spécialement le ST. Qu’en pense Marti???
Oui c’est surtout pour LBB
On ne prête qu’ aux riches …
Et bien relis ces interviews , il est contre le marquee player pour une raison de cohérence de vestiaire.
Il a été très clair sur le sujet .
Les initiatives toulousaines vont dans l’intérêt des joueurs donc de Provale. C’est normal que Provale soutienne la démarche de Lacroix.
N’importe quoi
Rien que le fait que le type se justifie aussi rapidement montre qu’il n’a pas les fesses propres… Bizarrement, il n’a pas dit qu’il pensait « à des garçons comme Dupont à Toulouse »…
Et quand Provale s’occupera du calendrier et de la santé des joueurs plutôt que se faire le porte-parole d’une petite caste qui est déjà la mieux payée au monde parmi les joueurs de rugby, ils justifieront leur existence grassement rémunérée.
Il me tarde déjà la prochaine sortie de Dupont sur son salaire de miséreux et son manque à gagner, certainement en direct de sa nouvelle villa à 10 M€ au Pyla, du Carlton de Cannes ou d’un yacht à St Tropez… Il pourra toujours compter sur Provale pour servir la soupe aux plus aisés…
Il y a à peine quelques clubs sur les trente de Top14 et ProD2 qui gagnent péniblement 1 ou 2 millions à la fin de la saison et lui, il voudrait que les vannes du pognon s’ouvrent en grand… et après, ça viendra pleurer quand les clubs mettront la clé sous la porte et laisseront des tas de joueurs sur le carreau alors qu’ils étaient dans le championnat qui offrait le meilleur salaire moyen au monde pour tout joueur de rugby …
Provale, des clowns qui choisissent leur combat suivant ce qu’il y a à gagner pour eux… On les a moins entendu quand Quercy s’est vu retirer le droit d’exercer son métier de rugbyman… Quercy VS Galthié, Montauban VS le XV de France/FFR … Des guignols qui ne pensent qu’a ce qu’ils peuvent se mettre de plus dans la poche.
Rien à rajouter de plus Le pti’ canalé
Mais bien évidemment ils diront tout le contraire…
L’argent mène les gens par le bout du nez… , il pourrit tout et tout le monde lentement mais sûrement ….
A de rares exceptions près
Tout a fait : le cas Quercy est exemplaire de cette inutilité du syndicat.
Comme toutes les affaires extrasportives en tournées avec des sanctions a géométrie variable.
Le silence suite au drame en AdS
Alors, derrière, suivre les idées des escrocs récidivistes…
Qu’un syndicat valide l’idée qu’un individu est au dessus des autres, au rugby
Quelle misère.
« une réflexion sur la valorisation de certains joueurs »
C’est une expression de trader.
Dans les articles de rugby, il y a de plus en plus d’expression empruntées au langage de la finance.