Adrien Aigoin très cash sur le RCT : « Même quand ça ne va pas, il ne se passe rien ! »

Adrien Aigoin très cash sur le RCT : « Même quand ça ne va pas, il ne se passe rien ! »

Le dimanche 27 septembre 2026 à 9:00 par David Demri

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Quelques heures avant que le RCT ne décroche sa première victoire de la saison avec le bonus offensif contre Vannes, Adrien Aigoin s’était penché sur la situation Toulonnaise sur RMC Sport.

Et son constat dépassait largement les trois défaites initiales. Tout en prenant la défense de Bernard Lemaître et de son investissement, il regrettait surtout la disparition de cette agitation permanente qui plaçait autrefois Toulon au centre de l’actualité, jusque dans les périodes difficiles.

Avant de recevoir Vannes, le RCT occupait l’avant-dernière place du Top 14 après trois courtes défaites.

Une situation qui, à une autre époque, aurait probablement déclenché une énorme agitation autour du club. C’est précisément ce contraste qui interpelle Adrien Aigoin.

« C’est terrible pour le président Bernard Lemaître »

Le journaliste commence pourtant par défendre le président Toulonnais.

Pour lui, il serait injuste d’oublier tout ce que Bernard Lemaître a entrepris pour développer le club depuis son arrivée.

Aigoin insiste notamment sur les investissements réalisés dans les infrastructures :

« Il y a le terrain mais aussi ceux qui dirigent le club. Et je trouve que c’est terrible pour le président Bernard Lemaitre qui donne tout pour ce club. Il a refait le centre d’entrainement qui est magnifique, il a développé le club au niveau des infrastructures. Il y a une forme d’injustice. »

Son interrogation ne porte donc pas véritablement sur les moyens investis par le président.

Elle concerne davantage ce que le RCT dégage aujourd’hui autour de lui.

« Un Toulon normal est en crise »

Avant Vannes, Toulon était avant-dernier. Pourtant, Aigoin ne ressentait pas autour du club l’agitation qui aurait autrefois accompagné une telle situation.

C’est ce paradoxe qu’il souligne :

« Toulon est avant dernier. Un Toulon normal est en crise mais là, il n’y a même pas de crise. »

Cette absence de crise pourrait sembler positive. Mais dans son analyse, elle symbolise surtout la perte d’une caractéristique historique du club : sa capacité à générer en permanence de la passion, du bruit et de l’actualité.

« Même quand ça ne va pas, il ne se passe rien ! »

Pour illustrer son propos, Adrien Aigoin revient directement à l’époque de Mourad Boudjellal.

Même lorsque les résultats n’étaient pas exceptionnels, l’ancien président parvenait selon lui à maintenir le RCT au cœur des discussions.

Le contraste avec la période actuelle lui paraît saisissant :

« Avant, avec Mourad Boudjellal, même quand le club était dans le ventre mou, il se passait toujours quelque chose et Toulon était toujours au centre de l’actualité. Et là, il ne se passe rien même quand ça ne va pas ! »

Il va même plus loin en invoquant directement le ressenti des supporters.

« Demandez aux supporters de Toulon si ce n’est pas moins bien maintenant qu’il y a 15 ans ! Evidemment ! »

Quand Laporte « créait le feu »

Aigoin prend ensuite un autre exemple particulièrement marquant des grandes années Toulonnaises : Bernard Laporte.

Il revient sur la célèbre colère de l’ancien manager après une décision arbitrale de Laurent Cardona lors d’un match contre Grenoble.

Ce qui intéresse Aigoin n’est pas de revenir sur le fond de cette polémique, mais sur la stratégie qu’il attribue à Laporte.

Selon lui, cette agitation pouvait être volontairement provoquée afin de remobiliser tout le club :

« A un moment, tout ça, ça paye. Bernard Laporte, quand il pète un plomb après l’erreur de Cardona contre Grenoble, c’était un match qui ne comptait pas, c’était un match de saison régulière, il n’y avait pas le feu, mais il te créait le feu pour que le club reparte de l’avant. C’était volontaire tout ça ! »

Dans cette lecture, la tension et l’effervescence n’étaient donc pas uniquement les conséquences des événements. Elles pouvaient devenir des outils pour réveiller le groupe et son environnement.

« Il leur faudrait Henry Pollock au RCT ! »

Reste alors la question de savoir comment retrouver cette énergie aujourd’hui.

Adrien Aigoin termine son intervention en citant un joueur bien précis, l’Anglais Henry Pollock.

Une manière de réclamer une personnalité capable d’apporter du caractère et de l’agitation sur le terrain :

« Il leur faudrait Henry Pollock au RCT ! »

Le RCT a depuis apporté une première réponse sportive en dominant Vannes avec le bonus offensif.

Mais le débat soulevé par Aigoin est différent : au-delà des résultats, Toulon peut-il retrouver cette effervescence permanente qui constituait autrefois une partie de son identité ?


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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9 Commentaires

  1. Abeille 27 septembre 2026 at 09h- Répondre

    Je partage entièrement son analyse.

  2. PLATON 27 septembre 2026 at 09h- Répondre

    Un club sous anesthésie..

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    • TOP12 27 septembre 2026 at 09h- Répondre

      comme le peuple francais qui accepte tout , le vaccin a ete tres efficace la aussi , mais la ou je m inquiete le plus , qu est il arrive a Azema? il a perdu sa langue , on ne l entends pas ….

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  3. JN 27 septembre 2026 at 09h- Répondre

    Les joueurs se font essuyer les semelles sur le crâne comme rebbadj à castres et les instances tiulonnaises ne font rien , tout est dit

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    • Patin couffin 27 septembre 2026 at 10h- Répondre

      Donc, vous souhaitez que tout le corps arbitral nous saque à chaque match ?

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  4. Cousteline du Faron 27 septembre 2026 at 10h- Répondre

    Oui mais ici, quand tu oses dire ce que tu constates, et bien soit tu es censuré, soit tu as les béni oui oui qui se défoulent en disant que tu es devenu anti RCT.
    Les moutons en troupeau sont heureux, contents, fiers de ce qu’ils constatent, les membres du staff ont des alibis réponses à tout, malgré que le club soit le 3e budget de la LNR, (merci au président qui met la main à la poche tous les ans pour combler le déficit), ça roule, tous continuent à se gaver, les fins de carrière sportives affluent, se bousculent au portillon en venant de loin pour certains.
    Herureux, la salade défraichie se vend mal, mais tous sont contents.
    Que cela perdure et continue, tant mieux pour eux.
    Mais on peut et mème on doit espérer bien mieux rien qu’en lisant les noms des sénateurs inscrits sur les feuilles de match.
    Finalement ce sont les jeunes joueurs, espoirs dont les noms sont pour la plupart inconnus du grand public qui sont les plus propres, les plus volontaires, eux en veulent et ne sont pas là que pour vivre une pré retraite dorée.

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  5. faron49130 27 septembre 2026 at 10h- Répondre

    Le problème c’est que votre prose ne passe pas, elle est trop stéréotypée, trop sectaire, manichéenne , décalée, bref, non consensuelle !
    Ne jouez pas les étonnés, l’invective n’a jamais été un argument !

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  6. marc 27 septembre 2026 at 11h- Répondre

    Terrible pour Lemaitre de quoi ? C’est lui qui a plongé tout le club dans sa léthargie… Il a voulu un club aseptisé, il l’a. Bientôt plus personne n’aura rien à fou..tre du RCT, c’est ça qui est terrible.

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  7. Cousteline du Faron. 27 septembre 2026 at 11h- Répondre

    D’accord avec toi Faron, je suis devenu extrémiste total, mais si depuis 5 ans pendant que certains ronronnent de bonheur, en ne disant rien, en ne faisant rien, en ne doutant de rien, alors continuons ainsi, et le président mettra toujours la main à la poche pour combler les déficits, alors les supporters continueront d’être heureux de se placer à leurs places favorites tribune Bonnus ou Finale tout en se rappelant avec les collègues, du bon vieux temps oû les équipes du monde entier tremblaient en venant jouer à Mayol. Tout ce petit monde étant alors heureux de flirter avec la Pro2D comme vision du proche lointain anesthésié par les discours doucereux répétitifs prononcés par le staff actuel.
    S’il n’y a pas un tsunami à Besagne, s’il n’y a pas un tremblement de terre proche de la porte d’Italie, ça va continuer à être ainsi, pas de bruit, pas de vague, Toulon continuera à s’endormir et déjà qu’on n’entend plus ni ne lis plus, ni les salades de Jeannine, ni les états d’ames du psychologue dont sa mère, son père et son oncle Jeannot étaient revendeurs sur le cours Lafayette. On n’a plus André, on a plus les frères Gozzo, on n’a plus Corréard, on n’a plus les chichis frégi, on n’a plus Baillette, on n’a plus la Gruche, on n’a plus dégun, mème que le RCT on l’a plus, on a mème un lanceur de Pilou qui ne fait pas le poids, on a plus qu’un petit club qui ne fait plus rêver…
    Alors que dire, si on s’endort tous en mème temps ?
    Continuons et les derbies se passeront en régionale contre Riboux, Ceyreste, les Bormettes, devant une poignée de retraités qui viendront ainsi passer l’après midi en rêvant à l’ancien temps.