Affaire du Stade Toulousain : Julien Perpere dénonce l’hypocrisie du rugby français
Affaire du Stade Toulousain : Julien Perpere dénonce l’hypocrisie du rugby français
Le lundi 7 septembre 2026 à 8:00 par David Demri
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Sanctionné d’une amende de 2,7 millions d’euros pour plusieurs infractions au salary cap, le Stade Toulousain aurait pu devenir la cible privilégiée de ses concurrents. Pourtant, la colère reste quasiment inexistante dans le Top 14.
Le club haut-garonnais a été sanctionné pour des dépassements du plafond salarial lors de trois des quatre dernières saisons concernées, ainsi que pour des manquements à son obligation de transparence et de coopération entre 2021 et 2025. Malgré cette lourde décision, rares sont les présidents, entraîneurs ou joueurs à avoir publiquement attaqué Toulouse.
Ugo Mola dénonce pourtant une « hostilité »
Avant le début de la saison, Ugo Mola avait regretté le climat entourant son club. Le manager refusait notamment que les nombreux titres remportés par Toulouse soient associés aux infractions financières relevées.
Ugo Mola avait fermement défendu les performances sportives de son équipe :
« C’est trop facile de faire croire à tout le monde que le club gagnerait parce qu’il n’aurait pas respecté les règles. Quand j’entends un secrétaire général de la Ligue dire qu’il faut punir le Stade Toulousain, il ne comprend pas qu’il punit en fait le rugby. Le Stade Toulousain n’a jamais instauré la triche en système. Ce qui me gêne, c’est cette hostilité qui commence à germer. »
Mais cette hostilité demeure difficile à identifier. Depuis l’annonce de la sanction, aucune fronde collective n’a été lancée par les autres écuries du Top 14. Les dirigeants adverses se sont montrés très discrets et aucune contestation organisée n’a émergé dans les tribunes.
« Une hypocrisie générale » dans le rugby
À Toulon, le silence de Bernard Lemaître ne surprend pas Julien Perpère. Le président des Fils de Besagne estime que cette discrétion dépasse largement le seul cas du président du Rugby Club Toulonnais.
Le représentant des supporters toulonnais dénonce dans les colonnes de 20 minutes les habitudes profondément ancrées dans le rugby français :
« On a un président, Bernard Lemaître, qui n’aime pas faire trop de vagues, qui essaie d’être consensuel. Je savais qu’il ne ferait aucune déclaration pour éclabousser le Stade Toulousain. Ce qui se passe à Toulon, c’est valable dans beaucoup de clubs. Dans le monde du rugby, il y a une hypocrisie générale ancrée depuis la nuit des temps. Ça ne se fait pas de se tacler, de se dénoncer ou de se critiquer. On le fait par-derrière, mais publiquement, ça ne se fait pas. »
Cette retenue collective pourrait ainsi s’expliquer par les codes historiques du rugby. Les désaccords se règlent en interne, tandis que les prises de position publiques contre un autre club restent particulièrement rares.
Aucun accueil hostile dans les stades
Les associations de supporters ne souhaitent pas davantage transformer les rencontres contre Toulouse en tribunaux populaires. À Clermont, aucune action particulière n’est envisagée lors de la venue du champion de France.
Alexis Rabier, président des Mordus Jaune et Bleu, refuse d’importer dans le rugby certaines pratiques observées dans le football :
« Il n’y aura pas de réception hostile. Évidemment, c’est le sujet de l’intersaison, mais de là à avoir un accueil différent, non. Il y a d’autres moyens de montrer sa colère que dans des stades à faire un peu comme le foot. »
Même position du côté de La Rochelle. Avant la rencontre remportée dimanche soir par les Maritimes contre Toulouse, les supporters rochelais n’avaient annoncé aucune manifestation particulière.
Nathan Paillet, président de la Team Béret 17, s’interroge néanmoins sur la différence de traitement avec les Saracens :
« De toute façon, la sentence a été rendue et quoi qu’on dise, nous, on n’a aucun pouvoir. Alors oui, comparé à ce qui s’est passé avec les Saracens il y a quelques années, qui ont été relégués, on peut se poser la question de savoir pourquoi Toulouse a été assez épargné, mais la justice a rendu son verdict. »
Le Stade Toulousain a donc été lourdement sanctionné financièrement, sans devenir pour autant l’ennemi public du Top 14. L’hostilité redoutée par Ugo Mola n’a, pour le moment, provoqué ni révolte des dirigeants ni mouvement de contestation dans les tribunes.


Il a quelle légitimité pour donner son opinion à part la sienne. Si BL est discret c’est qu’il a été condamné pour la même chose en 2024, et ça il l’a oublié ce supporter. Quand à l’autre qui ose comparer avec les Saracens il oublie lui aussi que c’était un dépassement de 8M alors que là on parle de 70000.. Que ces gens à qui on donne une importance qu’ils n’ont pas vérifient ce qu’ils avancent avant de venir jouer aux importants.
On parle d’un système qui perdure en haute Garonne depuis plus de dix ans, et toi le benet tu fais comme si tu l’ignorais…. Ou alors tu l’ignorais vraiment et donc tu es un petit….
Un système qui vient tout droit de ton imagination tordue, ça oui!!
Personne ne dit rien parceque tout le monde fait pareil. Pour l’instant c’est le Stade Toulousain qui morfle, mais tout le monde espère passer entre les gouttes.
J’aime bien la série d’arguments des ST (Sales Tricheurs), on n’a pas triché et en plus tout le monde le fait (ne pas tricher ?)
2024 qui est le club qui s’est fait chopper ??
Comme quoi cela prouve bien que le « Salary Cap » n’était pas respecté les saisons dernières.
Alors ce que je ne saisis pas en tant qu’ancien membre de la commission fédérale des règlements (qui a été remplacée par un truc braneux, semblableau CNOSF, du sytle droitsdelhommiste), est que les règles et règlements que tous les clubs professionnels doivent respecter, avec des sanctions à la clef, amendes financières et points en moins de classement (c’est marqué noir sur blanc), là la mansuétude envers le club toulousain, fait qu’une partie de la sanction reste ignorée, cadeau, passez muscade, si on vous dit qu’il n’y a rien, il n’y a rien.
Demandez à Mont de Marsan tout comme Grenoble et d’autres qui ont été sanctionnés, pourquoi eux ont subi une diminution de leurs points sportifs, leur ayant juste évité une relégation éventuelle. Ah ce sont des petits clubs, ils n’ont pas eu de hauts dirigeants dans les instances de la LNR.
Donc je pense que ce n’est pas sain, que des transactions de coulisses ont eu lieu et que finalement pour ne pas déstabiliser tout le rugby pro, il n’y a pas eu de sanctions sportives, à charge au ST de réduire la voilure et de rentrer dans le rang, ceci sans vague ni hoquet, ni tremblement.
Il y a les lois pour les uns, et il y a les lois pour les autres…
Cadeau !