Affaire Medhi Narjissi : Robin Ladauge interdit d’entraîner jusqu’en 2042 !

Affaire Medhi Narjissi : Robin Ladauge interdit d’entraîner jusqu’en 2042 !

Le mardi 28 juillet 2026 à 10:16 par David Demri

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Déjà mis en examen pour homicide involontaire dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Medhi Narjissi en Afrique du Sud, Robin Ladauge vient d’encaisser un nouveau coup. L’ancien préparateur physique de l’équipe de France U18 s’est vu retirer sa carte professionnelle pour les seize prochaines années, une décision qui l’empêchera d’exercer une activité d’encadrement sportif jusqu’en 2042.

À 48 ans, l’ancien cadre de la Direction technique nationale voit ainsi son avenir dans le rugby professionnel fortement compromis. Selon son entourage, cette nouvelle sanction est vécue comme un véritable séisme, même s’il continue de préparer sa défense dans le volet judiciaire de l’affaire.

Une sanction plus lourde que prévu

Déjà suspendu à titre conservatoire en septembre 2024 puis révoqué de la fonction publique, Robin Ladauge a appris il y a quelques semaines que le préfet avait décidé de suspendre sa carte professionnelle pour une durée de seize ans.

Cette mesure lui interdit désormais d’encadrer une équipe de rugby jusqu’à l’âge de 64 ans.

Selon les informations rapportées par L’Équipe, le Conseil départemental jeunesse et sports avait pourtant rendu un avis favorable à une suspension de dix ans. Robin Ladauge estimerait que cette décision plus sévère résulte d’une intervention politique au plus haut niveau du ministère.

Convaincu que cette sanction sera annulée devant le tribunal administratif, il sait néanmoins que ses perspectives dans le sport de haut niveau sont aujourd’hui extrêmement limitées.

« Cassé » mais toujours debout

Depuis bientôt deux ans, Robin Ladauge est suivi par un psychologue.

S’il reconnaît que cette affaire a profondément bouleversé sa vie, ses proches décrivent un homme qui tente de continuer à avancer malgré les conséquences personnelles et professionnelles.

À ceux qui l’entourent, il résume son état d’esprit en quelques mots.

« Cassé » mais « résilient ». « Disons que je ne m’enfonce pas. »

Installé en région parisienne, il consacre désormais une grande partie de son temps à ses quatre enfants, dont le plus jeune est encore en bas âge.

Il se dit responsable de l’accident, mais conteste sa culpabilité

Robin Ladauge affirme revivre régulièrement la journée du 7 août 2024, marquée par la disparition de Medhi Narjissi sur la plage de Dias Beach.

Contrairement à Stéphane Cambos, auquel il reprocherait d’avoir modifié sa version des faits à plusieurs reprises, l’ancien préparateur physique reconnaît sa part de responsabilité dans l’organisation de la séance de récupération.

Il distingue toutefois cette responsabilité d’une éventuelle culpabilité pénale.

Selon lui, les jeunes joueurs présents n’auraient pas respecté plusieurs consignes de sécurité ni les avertissements qui leur avaient été donnés avant leur entrée dans l’eau. Des éléments qui, selon L’Équipe, figurent également dans les conclusions de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR).

Une reconversion désormais inévitable

Privé de toute possibilité d’encadrer une équipe pendant seize ans, Robin Ladauge réfléchit désormais à une nouvelle orientation professionnelle.

Bénéficiaire de l’assurance chômage, il a déjà réalisé un bilan de compétences et envisage une reconversion dans le management ou la gestion de projet.

À ce stade, il explique ne pas encore se projeter vers le futur procès pénal. Son objectif est d’abord de reconstruire une vie professionnelle malgré une sanction qui éloigne durablement l’ancien préparateur physique des terrains de rugby.

Toujours mis en examen pour homicide involontaire dans l’affaire de la disparition de Medhi Narjissi, Robin Ladauge demeure présumé innocent.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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