Agressions sexuelles dans le rugby à 7 : Les révélations de l’enquête qui accable la FFR
Agressions sexuelles dans le rugby à 7 : Les révélations de l’enquête qui accable la FFR
Le mercredi 25 février 2026 à 19:51 par David Demri
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Une enquête de L’Équipe lève le voile sur un dossier particulièrement sombre au sein du rugby français.
Un rapport d’audit interne, rendu en juin 2025, dénonce les agissements d’un kiné ayant officié auprès de l’équipe de France de rugby à 7 entre 2017 et 2022.
Ce document met en lumière un « malaise profond, durable et partagé » chez douze internationales françaises et pointe de graves défaillances managériales.
Des alertes répétées mais ignorées
Le rapport détaille une série de signalements qui n’ont, pendant des années, jamais débouché sur des sanctions fermes. Dès 2019, une joueuse avait exprimé son malaise lors d’un soin où le kiné avait touché ses parties intimes.
Malgré des excuses de l’intéressé devant le staff, aucune procédure disciplinaire n’avait été engagée. Trois ans plus tard, une nouvelle plainte concernant une joueuse mineure n’avait entraîné qu’un simple changement d’affectation du kiné vers les U20.
L’entreprise AD Conseil, chargée de l’audit, est pourtant catégorique après avoir recueilli une cinquantaine de témoignages : elle évoque un « corpus de récits cohérent, précis et circonstancié, qui dépasse le registre du ressenti subjectif ou du malentendu isolé ».
L’enquête souligne également que « l’absence de réactions managériales claires a conduit les joueuses à garder le silence pendant plusieurs années ».
Sanctions et démentis au sommet de la FFR
Les conclusions de ce rapport ont provoqué une onde de choc au sein de la Fédération française de rugby comme l’annonce RMC Sport.
Le kiné a été licencié pour faute grave, tout comme Jacques Girardin, le directeur médical de la FFR. Ce dernier a été mis à pied pour s’être « abstenu de signaler » plusieurs faits, bien qu’il nie toute responsabilité et dénonce « une enquête interne déloyale et partiale ».
Le management de David Courteix, entraîneur de l’époque, est également égratigné par l’audit, qui le décrit comme « fondé sur une centralisation marquée, une faible tolérance à la contradiction et la marginalisation de certaines voix au sein du staff médical ».
Si le technicien avait été mis à pied en 2025, une enquête administrative du ministère des Sports l’a toutefois innocenté en début d’année 2026.
Alors qu’une enquête pénale est en cours, la FFR s’est désormais portée partie civile dans ce dossier qui continue de fragiliser l’institution.
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