Aldigé : « Comme dirait Urios, danser un slow avec sa sœur, ça ne sert à rien »

Aldigé : « Comme dirait Urios, danser un slow avec sa sœur, ça ne sert à rien »

Le samedi 29 août 2026 à 23:03 par David Demri

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Après plusieurs semaines mouvementées avec la nouvelle municipalité niçoise, Jean-Baptiste Aldigé assure que les relations sont désormais normales.

Le président de Nissa Rugby explique dans Midi Olympique avoir volontairement provoqué une clarification avec la mairie afin de connaître ses intentions pour le rugby professionnel. Une discussion qui concerne notamment un dossier majeur : le futur stade du club.

Aldigé avait démissionné en estimant que les engagements nécessaires au développement de Nissa Rugby n’étaient pas suffisamment clarifiés. Il refuse toutefois de parler de conflit avec la municipalité.

« On a dansé un petit peu afin de se trouver »

Le dirigeant explique pourquoi il avait besoin d’obtenir rapidement des réponses.

« Aujourd’hui, il y a une nouvelle municipalité et on avait besoin de savoir quelles étaient les intentions, les engagements, les capacités de la nouvelle collectivité vis-à-vis du rugby, quel était son projet. N’ayant pas eu le temps, entre mars et juin, de s’asseoir pour en discuter, on a dû un peu provoquer la situation. On a dansé un petit peu afin de se trouver… Comme dirait Urios, danser un slow avec sa sœur, ça ne sert à rien. Pour le coup, la danse qu’on a faite avec la municipalité de Nice n’a pas servi à rien. On peut donc dire que la municipalité de Nice et nous-mêmes ne sommes pas frères et sœurs. »

Et lorsqu’on lui parle d’un éventuel « coup de poker », Aldigé préfère poursuivre sa métaphore.

« Non, encore une fois, ce n’était pas du poker. Le poker, c’est un jeu. Nous, c’était une danse pour savoir quelles étaient les qualités ou les défauts. C’était comme un speed dating. »

La situation était d’autant plus urgente que Nissa Rugby devait parallèlement fournir des garanties aux instances du rugby français.

Aldigé détaille les contraintes auxquelles le club était confronté.

« Notre nouvelle municipalité n’avait pas encore eu le temps de s’asseoir avec nous pour discuter du projet. Ne voyant pas venir les choses, nous avons été obligés de danser, car de l’autre côté, la Ligue Nationale de Rugby et la DNACG nous demandaient des éléments. Nous n’étions pas à même de les fournir, tant que nous n’avions pas les clarifications. »

Le nouveau stade espéré dans deux à trois ans

Les discussions concernent désormais directement le futur stade.

Aldigé confirme que plusieurs éléments importants doivent être abordés très prochainement.

« C’est en discussion pour bien évoquer le budget, l’architecture. J’espère que ça avancera de façon très marquée en septembre. »

Concernant le délai nécessaire à sa réalisation, il avance une première estimation :

« Normalement, ça met deux à trois ans. »

La capacité reste en revanche à déterminer.

« Tout se discutera en septembre. Nouvelle municipalité, nouveau projet… »

Et lorsqu’on lui fait remarquer qu’il aimerait certainement voir ce dossier bouclé bien avant les prochaines élections municipales, Aldigé termine avec une nouvelle punchline.

Le président niçois préfère en rire.

« Ça, oui ! Sept ans de plus, ça m’amènerait à 50 ans ! J’aurais passé de 32 ans à 50 ans à courir après un stade. Demain, si je meurs, sur ma plaque tombale, il y aura écrit “Jean-Baptiste Aldigé – Architecte de stade incompris” (rires). »

Après les tensions de l’été, le projet de stade de Nissa Rugby entre donc dans une nouvelle phase, avec un mois de septembre qui devrait permettre d’en préciser le budget, l’architecture et la capacité.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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