Alexandre Ruiz ne regrette rien de son discours très durs qui a fait le buzz : « J’ai utilisé les mots qui me caractérisent »
Alexandre Ruiz ne regrette rien de son discours très durs qui a fait le buzz : « J’ai utilisé les mots qui me caractérisent »
Le samedi 3 janvier 2026 à 11:40 par David Demri
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La scène avait marqué les esprits en Pro D2.
Fin novembre, après la défaite à domicile de Soyaux-Angoulême face à Aurillac (15-20), le manager charentais Alexandre Ruiz avait laissé exploser sa colère devant ses joueurs. Une sortie verbale d’une rare intensité, captée par les caméras, devenue virale en quelques heures.
Ruiz avait lâché sans filtre :
« C’est à la limite de la honte ! C’est inadmissible envers nos supporters et nos partenaires. Mon cul on est ambitieux ! C’est une copie indigne d’une équipe de Pro D2 ! C’est catastrophique ! À la place d’aller en soirée et de vous mettre sur le toit, mobilisez-vous sur le terrain ! C’est nul à chier ! Vous avez été mauvais ! Ayez honte ! Allez saluer les gens et réfléchissez bien. »
Une diatribe violente, frontale, qui a immédiatement divisé. Pour certains, un dérapage. Pour d’autres, un électrochoc nécessaire dans un championnat où la pression du résultat est permanente.
Un manager sans masque
Quelques semaines plus tard, le principal intéressé assume pleinement cette sortie. Avec le recul, il ne renie ni la forme ni le fond.
Il s’est confié dans les colonnes de L’équipe :
« J’avais besoin de dire aux joueurs ce que je ressentais. C’était naturel. J’ai utilisé mes mots et les mots qui me caractérisent. »
Face aux accusations de mise en scène ou de calcul médiatique, Ruiz balaie toute ambiguïté :
« J’entends ici et là que c’est du théâtre, mais non. Je ne vois pas la caméra, elle n’est pas à côté de nous. Il n’y a que le mec du micro, mais il est derrière moi, je ne le vois pas. »
Pour lui, la spontanéité prime sur toute posture. « Je ne regrette pas. Ceux qui ont joué au rugby ont déjà eu des coups de klaxon comme ça. »
Une vision assumée du management
L’entraîneur revendique une approche humaine, loin des discours policés. « Le management, ce n’est pas en permanence se donner un rôle. Manager des êtres humains, c’est être aussi naturel et quand on me fait chier, on me fait chier. »
Et de conclure, avec une pointe d’ironie, sur ce qu’il estime être l’alternative absurde :
« Je n’allais pas dire : tu es en train de peut-être dépasser un peu les limites ! »
Voilà qui est dit.
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c’est le rugby c’est les copains, l’alcool coule a flot,mais c ‘est vrai que ce sont des joueurs professionnels,je comprends la colère,et les mots employés ,juste des joueurs professionnels avec des très bons contrats aucune passion,et dans beaucoup de clubs s est la même rengaine,il ne faut pas s étonner des résultats surprenants d une semaine à l’autre