Anthony Belleau : « Je ne comprenais pas les gens qui voulaient devenir médecin ou faire de grands métiers »
Anthony Belleau : « Je ne comprenais pas les gens qui voulaient devenir médecin ou faire de grands métiers »
Le dimanche 29 mars 2026 à 18:07 par David Demri
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Loin des pelouses du Top 14, Anthony Belleau s’épanouit cette saison sous les couleurs des Northampton Saints. Pourtant, malgré ses douze sélections avec le XV de France et son exil de l’autre côté de la Manche, l’ouvreur de 29 ans n’a jamais coupé le cordon avec ses origines.
Invité ce samedi soir de l’émission « Hors-jeu », le natif de Monflanquin a livré un vibrant hommage à son club formateur, les 4 Cantons-BHAP, révélant au passage une habitude singulière qui le suit dans tous ses déplacements.
Le rugby comme une évidence dès la cour de récré
Pour Anthony Belleau, l’amour du ballon ovale n’est pas né dans les grands stades, mais sur les terres agricoles du Lot-et-Garonne. Fils d’un agriculteur devenu entrepreneur et partenaire du SU Agen, il a très tôt baigné dans cette atmosphère unique.
« J’ai commencé le rugby sur le terrain du village, avec les copains, dans la cour de récréation, mais aussi avec mes parents et surtout mon père », se souvient-il avec émotion.
Très vite, l’ambition de devenir professionnel est devenue une obsession, au point de ne pas comprendre les aspirations plus classiques de ses camarades.
« À partir du moment où j’ai vu l’ambiance dans le stade et ce que cela procurait, en liant cela avec le fait de jouer avec les copains, je me suis dit que c’était le métier de rêve. Quand j’étais petit, je disais à mes parents : « Je ne comprends pas les gens qui veulent devenir médecin ou faire de grands métiers. Je ne sais pas pourquoi les gens ne veulent pas tous faire rugbyman pro » ».
Un porte-bonheur insolite dans ses bagages
Aujourd’hui cadre des Saints en Angleterre, Belleau n’oublie pas ce qu’il doit à ses premiers éducateurs de Fédérale 1. Il estime que son plaisir de jouer est intrinsèquement lié à ses débuts aux 4 Cantons.
« Je l’emporte partout avec moi, car c’est là qu’est née cette passion. Je me sens aussi un peu redevable, parce que ce sont eux qui m’ont fait vivre cela. Peut-être que si j’avais joué dans un autre club, je n’aurais pas pris de plaisir. »
Cette gratitude s’exprime de façon très concrète : l’ouvreur tricolore transporte avec lui un morceau de son village à chaque match professionnel. « D’ailleurs, partout où je suis passé depuis que je suis professionnel, j’ai toujours leur paire de chaussettes sur mon sac à dos et sur mon sac de rugby quand on part en déplacement… »
Un gri-gri qui s’avère aussi très pratique au moment de décharger les bagages de l’équipe :
« Tout le temps sur le sac ! C’est bien. C’est à la fois le fait de les représenter, de les emmener partout avec moi, d’en être très fier… Mais aussi, quand tu ouvres le bus et que tu sors les cinquante sacs de l’équipe, tous les mecs sont en train de chercher, et moi, je le repère direct ! C’est marrant, mais j’y tiens. »
3 Commentaires


C’est une bonne chose que quelqu’un veuille faire les jobs que Belleau déplore
Il ne déplore pas. Gamin, il rêvait et ne comprenait pas qu’on puisse rêver à autre chose que de devenir rugbyman professionnel, c’est différent. On ne peut pas demander à un gamin d’avoir les mêmes raisonnements qu’un adulte.
On se rappelle toujours d’où l’on vient Thony !… Tes 4 Cantons vont continuer à te porter chance tout au long deja de ta belle carriere !.. Nous te le souhaitons vivement . Ce garçon la aussi avait déjà tout compris d’avance !..