Anthony Jelonch à coeur ouvert sur la mauvaise passe du Stade-Toulousain : « Peut-être qu’on ne peut pas continuer à jouer comme on le faisait »

Anthony Jelonch à coeur ouvert sur la mauvaise passe du Stade-Toulousain : « Peut-être qu’on ne peut pas continuer à jouer comme on le faisait »

Le jeudi 15 janvier 2026 à 21:58 par David Demri

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Dimanche dernier, le Stade-Toulousain s’est incliné sur la pelouse des Saracens, à l’occasion de la 3ème journée de la Champions Cup.

Cette défaite n’a pas du tout été digérée par le club de la Ville Rose.

Interrogé via Midi Olympique, le troisième ligne Toulousain, Anthony Jelonch s’est confié. Extrait:

Elle nous laisse vraiment un goût amer dans la bouche. C’était un match compliqué, avec des conditions encore une fois médiocres, mais on doit savoir maîtriser ce genre de rencontre. On savait que le contexte serait très hostile sur le terrain des Saracens, et on a d’ailleurs fait une très bonne entame de match.

Il tente d’expliquer ce raté. Extrait:

On a ce dernier quart d’heure de la première mi-temps, où on passe à côté. Prendre trois essais en dix minutes, c’est trop évidemment. Après, en seconde période, c’était difficile de revenir, même si on a très vite marqué le premier essai. Mais on a commis beaucoup de petites erreurs, de fautes de mains, etc. Certes, le jeu appelle la faute, mais on n’a pas été assez précis dans tout ce qu’on a voulu entreprendre.

Il indique que la première mi-temps a plutôt été intéressante pour les Toulousains. Extrait:

Oui, on a aussi fait des petites fautes en début de match qui ne nous ont permis pas de marquer davantage. Mais on avait quand même inscrit un essai très bien construit. Globalement, c’était positif contre le vent. Surtout qu’on parvenait à jouer beaucoup chez eux. Puis, il y a eu cette action, qui peut arriver à tout le monde, où Antoine (Dupont) s’est fait contrer. On a pris un essai derrière. Et là, on a l’impression que…

Je ne sais pas. C’est à partir de là qu’on a eu ce trou noir. C’est à nous d’être plus tueurs. Puis, quand les équipes adverses prennent le dessus, de savoir les contrer. On ne peut pas se permettre de connaître des passages durant lesquels on prend dix-sept points en dix minutes.

Il tente de tirer des conclusions de cette nouvelle défaite à l’extérieur. Extrait:

C’est souvent sur les bras de fer à l’extérieur que c’est dur pour nous. Là, on a eu ce trou, qui a duré un quart d’heure, alors qu’on a dominé la quasi-totalité du match. Depuis le début de saison, à l’extérieur, on a connu trop de périodes de quinze ou vingt minutes, sur lesquels on a pris beaucoup de points et desquelles n’arrive pas à se sortir. On a identifié ce problème. À nous de travailler dessus, de le gommer et de retrouver un groupe très solidaire dans ces moments-là.

Cela peut aussi être stratégique. On a peut-être besoin de se regrouper dans ces moments, de se calmer et surtout de faire des choses simples. Parfois, peut-être qu’on ne peut pas continuer à jouer comme on le faisait. Il nous faut trouver les clés pour ne pas plus prendre vingt points en dix minutes.

Il rappelle que les deux défaites contre Glasgow et les Saracens sont des matches qui se sont joués sous la pluie. Extrait:

Oui, les deux fois, les conditions de jeu étaient dantesques. Même s’il ne faut pas se trouver d’excuses parce qu’elles sont les mêmes pour les deux équipes, il est certain que cela correspond moins à notre jeu. On n’est pas arrivé à s’adapter, mais on doit justement trouver des solutions pour le faire dans de telles conditions. C’est essentiel.

Maintenant, le reste, c’est du passé. Et, même s’il faut évidemment apprendre de ces défaites, on sait qu’on aura un vrai seizième de finale à jouer domicile samedi. On se doit de tout donner pour déjà gagner ce match et ne pas passer pour ce qu’on n’est pas devant notre public. Il faut retrouver cette envie de jouer, de combattre et de marquer des points.

Selon lui, Toulouse manque de constance. Extrait:

Je trouve qu’on est trop en dents de scie depuis le début de saison. À domicile, ça va. Mais, à l’extérieur, un coup c’est bien, et un coup ça ne va pas. Oui, on a l’impression d’être une équipe ordinaire, surtout en Champions Cup cette année. Ces défaites sont derrière nous, on ne peut plus rien y faire. Mais, même si on s’est compliqué la tâche, on doit gagner et convaincre samedi parce qu’on a encore toutes nos chances de se qualifier pour les huitièmes de finale.

Une chose est sûre : les Toulousains se veulent toujours ambitieux dans cette compétition. Extrait:

Bien sûr. Il faut se remettre dans le droit chemin dès ce week-end. La Coupe d’Europe, ça a un goût particulier au Stade toulousain, à nous de le montrer samedi. On a encore notre destin en mains pour se qualifier.

Même en gagnant samedi, on sait qu’on va se déplacer sur les phases finales. Mais, franchement, sur nos deux défaites à l’extérieur, on n’est pas loin alors qu’on a ces gros trous d’air qui nous coûtent cher. Et, pour voir si on a retenu la leçon, il n’y a rien de mieux que d’aller se tester chez un gros.

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