Antoine Dupont encense un joueur du Rugby Club Toulonnais
Antoine Dupont encense un joueur du Rugby Club Toulonnais
Le samedi 7 mars 2026 à 14:31 par David Demri
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Juste avant le match contre l’Écosse, le capitaine tricolore Antoine Dupont a balayé tous les sujets chauds, de la quête du titre aux spécificités du rugby d’instinct, en passant par l’accueil réservé au staff dans les vestiaires de Murrayfield.
Sur l’objectif du titre et le contexte du match
Interrogé sur la possibilité de remporter le Tournoi dès ce samedi, Antoine Dupont a immédiatement recentré le débat sur la performance immédiate :
« L’objectif sera déjà de gagner le match, car on sait combien les déplacements ici sont difficiles. On n’a pas besoin de parler de la qualité de l’équipe d’Ecosse, qui plus est depuis le début de ce Tournoi. Notre principal focus est là pour le moment. On aura le temps de voir la suite. »
Le capitaine a également évoqué le souvenir de la défaite subie il y a six ans, à Murrayfield :
On est quelques-uns à avoir vécu ce match-là, on l’a évoqué dans la semaine. Je pense qu’à cette époque-là, on n’était pas expérimenté à jouer les premiers rôles dans le Tournoi. Aujourd’hui, on peut mieux appréhender ce genre de match, je l’espère du moins, pour ne pas faire les mêmes erreurs qui nous ont coûté cher dans le passé ».
Concernant l’atmosphère de Murrayfield, il a ajouté avec le sourire :
« Comme tous les stades dans ce Tournoi. On a la chance de jouer dans des enceintes magnifiques, mais qui peuvent s’avérer hostiles quand on n’est pas chez nous. C’est ce qui fait la magie de ce Tournoi, mais ici comme ailleurs, c’est sûr que quand on sent le public qui pousse derrière l’équipe d’Écosse, c’est toujours particulier… Mais je pense qu’on est préparés à ça. »
Sur la gestion physique et l’engouement populaire
Le demi de mêlée est revenu sur l’importance de la semaine de repos :
« Ce sont toujours des périodes hyper importantes à vivre et à gérer aussi, parce qu’on a évidemment un travail physique à réaliser. Cette compétition est très longue, et il faut utiliser les périodes de repos du mieux qu’on peut, de s’aérer mentalement, penser à autre chose et revenir avec le maximum d’enthousiasme et d’énergie. »
Quant aux 15 000 supporters français attendus, il y voit une source de motivation supplémentaire :
« De la pression, non. Au contraire, ça nous motive parce qu’on sait qu’on aura cet appui et ce soutien-là pendant le match. Ça nous a beaucoup porté à Cardiff, on entendait vraiment les supporters. Nous, ça nous donne de l’énergie quand on est sur le terrain. Donc, c’est plus positif qu’autre chose. »
Il a également souligné la dimension prise par l’équipe nationale auprès du public :
« C’est vrai qu’on a le sentiment d’avoir relancé l’engouement du public français pour le XV de France depuis quelques années, c’est monté graduellement. En ce moment, on atteint des sommets, donc ça nous rend très fiers de nous sentir aussi soutenus. On a envie de répondre aux attentes des gens et ce dont ils ont envie, je pense, c’est qu’on donne le maximum, qu’on s’engage à 200 %. Quand on part avec cet état d’esprit-là, souvent, il y a de bonnes choses qui arrivent à la fin. »
Sur l’adversaire et la philosophie de jeu
Face au XV du Chardon, Dupont s’attend à un défi immense :
« Si notre premier match du Tournoi avait été Écosse-France, personne n’aurait dit que c’était le plus dur. Mais évidemment, dans la posture où on est aujourd’hui, oui, ça l’est certainement… Cette équipe d’Écosse est plus que dangereuse, avec la ligne de trois-quarts qui a le plus d’individualité que dans ce Tournoi. Ils l’ont montré lors des derniers matchs, on est préparés à ça et on a les clés pour rivaliser avec eux. Mais il faudra qu’on soit au maximum de notre concentration et de notre intensité pour le faire. »
Au sujet de son vis-à-vis Ben White, il a précisé :
« C’est vrai que Baptiste le connaît par cœur, mais je le vois aussi jouer tous les week-ends avec Toulon.. À chaque fois qu’il joue avec cette équipe d’Écosse, il est toujours très performant et régulier, à l’image de leur ligne de trois-quarts, qui ne sont plus des inconnus au niveau international. »
Il a ensuite détaillé sa vision du « rugby instinctif » prôné par les deux équipes :
« J’espère qu’il y aura du spectacle. L’Écosse est une équipe qui aime porter le ballon, qui aime envoyer du jeu. Nous aussi, on apprécie ce jeu-là et ces conditions-là. Donc, j’espère qu’il y aura beaucoup de jeu, mais qu’on ne perdra pas non plus l’envie de gagner le match avant de faire le spectacle. S’il peut y avoir les deux, évidemment, tant mieux ».
Il a complété sur la difficulté pour l’adversaire de lire le jeu français :
« Je suis habitué à ce rugby-là à Toulouse, comme pas mal d’entre nous. C’est vrai qu’en équipe de France aussi, on marche beaucoup à l’instinct et aux opportunités, même si on a un cadre qui est défini. Pour les équipes adverses, c’est peut-être plus difficile de nous lire, parce que même nous, parfois, on ne sait pas vraiment ce qu’on va faire. Ça peut être une qualité comme un défaut par moments, ça nous a d’ailleurs coûté cher dans un passé pas si lointain. Il faut qu’on arrive à garder cet équilibre-là entre ordre et désordre. »
Sur le soutien des anciens et les scénarios de match
La venue de Philippe Sella a été saluée par le capitaine :
« J’ai eu l’opportunité de le rencontrer par le passé. C’est quelqu’un qui est à fond derrière nous, depuis toujours. On voit parfois des anciens joueurs qui ne sont pas toujours positifs avec le XV de France. Lui, au contraire, il est toujours notre premier supporter. Il nous envoie des messages, il nous encourage. C’est toujours inspirant d’avoir le soutien de quelqu’un qui a eu cette carrière-là. On sait le joueur qu’il a été et tout ce qu’il a pu représenter pour l’équipe de France. Ça nous nourrit de l’intérieur et j’espère que ça nous portera demain également. »
Anticipant un possible bras de fer, il a rappelé la nécessité de s’adapter :
« Il y a juste eu des faits de jeu qui nous ont permis de prendre le score. Contre l’Italie, on est restés longtemps bloqués à 19 à 8, et ça a été serré une bonne partie du match. On a eu des scénarios différents. Mais il faut qu’on soit prêt à tout, à marquer vite, à ce que ça soit plus difficile… Parce qu’on aura évidemment une grosse équipe en face de nous. L’essentiel, ça sera de mener au coup de sifflet final. »
Sur l’avenir et le Grand Chelem
Interrogé sur la projection vers 2027, Dupont reste pragmatique :
« On n’est pas dans cette projection-là. On a fait le grand chelem en 2022, ce n’est pas pour ça qu’on a été champions en 2023. Donc, on verra étape par étape. Dans tous les cas, c’est important de gagner les compétitions quand on est en position de pouvoir les gagner. Ça donne beaucoup de confiance pour la suite. Évidemment que pour plein de raisons, ça sera plus que positif de gagner ce Tournoi, mais on a encore deux matchs à jouer. Et aujourd’hui, on en est loin. »
Enfin, il a conclu sur une note d’humour concernant le confort des vestiaires :
« C’est plus pour le staff, en fait, parce qu’il n’y a pas d’espace pour eux. Nous, les joueurs, c’est un peu plus exigu que ce qu’on a l’habitude de connaître, mais on n’est pas mal lotis. C’est vrai que pour le staff, c’est plus compliqué pour eux… »
5 Commentaires


Il « encense » qui en fait ?
Si tu passes de staffs de 3 à 25 et que le stade est un peu ancien, pas rénové, tu fais avec.
Je crois qu’il encensé Brn White
Ben White
Pour finalement l »ignorer à la fin du match !!