Antoine Dupont tire la sonnette d’alarme pour le Stade-Toulousain : « C’est désolant ! »

Antoine Dupont tire la sonnette d’alarme pour le Stade-Toulousain : « C’est désolant ! »

Le jeudi 8 janvier 2026 à 18:26 par David Demri

1 Commentaire

Publicité


De nouveau capitaine du Stade Toulousain, pour la première fois depuis son retour de blessure, Antoine Dupont sait que son équipe joue gros en Champions Up, en déplacement dimanche aux Saracens. Après le faux-pas à Glasgow en décembre, c’est presque défaite interdite pour les Toulousains.

Pensez-vous être en danger dimanche aux Saracens?

Bien sûr ! On n’a qu’à regarder leur composition d’équipe, leur palmarès pour savoir que c’est une équipe redoutable. Ce qu’ils font cette saison à domicile, en plus, c’est assez impressionnant. Ils arrivent à scorer beaucoup d’essais. Et puis, comme je le disais, avec les joueurs qu’ils ont, on sait qu’ils seront présents dans les grands rendez-vous. Et ça en est un, il n’y a pas besoin de le rappeler. Donc, on sait à quoi s’attendre.

La défaite est-elle interdite?

Oui, bien sûr. On rentre déjà dans un match quasi éliminatoire ou du moins qui nous mettrait en très mauvaise posture pour la suite de la compétition. Et ça, on le sait. On a tous eu beaucoup de regrets après ce match à Glasgow. On l’a dit et répété. Donc, à nous maintenant de mettre les ingrédients et de montrer par notre état d’esprit la volonté qu’on a de gagner, d’aller loin de cette compétition.

Avez-vous senti une pression supplémentaire cette semaine, du fait de l’obligation de résultat?

Oui, on sait qu’on a, comme on disait, grillé un joker. Et si on veut aller loin dans cette compétition, il faut mettre le maximum de points dans la phase de poule pour pouvoir recevoir le plus longtemps possible. Bien sûr on sait qu’on sait qu’on s’est mis une balle dans le pied avec ce déplacement à Glasgow. Donc on n’a plus le droit à l’erreur si on a l’ambition d’aller loin dans cette compétition. Donc, ça fait partie des facteurs de préparation cette semaine.

L’équipe des Saracens est-elle ciblée comme un gros morceau de la poule?

Oui, bien sûr. On sait où on met les pieds. Mais bien sûr que c’est une équipe qui compte cette saison, dans cette compétition. Et on voit qu’ils ont envie d’aller loin, qu’ils reviennent après quelques années de restructuration avec des joueurs qui sont revenus aussi et qui reviennent à leur meilleur niveau. Et comme je disais, c’est que des grands joueurs expérimentés qui savent être bons dans les matchs qui comptent. Et je pense qu’eux aussi ont quand même un passé très fort avec cette compétition. Ils ont envie de mettre l’accent dessus.

« Pas de souci à être capitaine ou pas »

A Glasgow, vous avez flanché en seconde période, mais avez-vous ciblé les fins de matchs où vous avez été parfois en difficulté, comme à Bayonne ou à Pau?

Oui, quand on regarde nos défaites, surtout à l’extérieur, on a souvent flanché. On a eu le match dans les mains jusque longtemps dans les rencontres et on a flanché en fin de partie. Donc, c’est quelque chose qu’on a ciblé. Après, je pense que c’était surtout un état d’esprit général, je dirais, où on a manqué d’énergie et d’enthousiasme. C’était surtout ça qui était marquant et qui était désolant, parce que ça ne nous ressemble pas. Et ce n’est pas le visage qu’on a envie d’afficher. Donc, bien sûr qu’on en a parlé. Mais pour le corriger, il n’y a que le match qui parlera pour nous.

Vous allez être de nouveau capitaine. C’était le bon moment?

Je ne sais pas. Après, moi, je n’ai pas de « souci », ce n’est pas le mot, mais que ce soit Julien (Marchand), Jack (Willis) ou moi, je partage avec grand plaisir ce rôle. Et même si c’est écrit, le rôle de capitaine, des leaders, on en a beaucoup dans l’équipe. Et ça ne change pas grand-chose à ma préparation ou à mon rôle dans l’équipe. Donc, ça s’est fait comme ça parce que c’est tombé comme ça, je pense. Mais en tout cas, moi, je me sens bien, donc, ça ne me dérange pas, en tout cas, de retrouver ce rôle-là.

Qu’est-ce que cela change dans votre rôle avec l’arbitre?

Ça ne change pas grand-chose, même quand je suis demi-de-mêlée, de toute façon, j’ai ce rôle de leader de jeu. Et puis, j’ai aussi ce contact avec les arbitres, même en étant demi-de-mêlée. Et surtout au niveau international, ils ont l’échange plus facile qu’en championnat. Donc, c’est facile pour nous de pouvoir échanger. Ils sont toujours ouverts à la discussion. Donc, même si je ne suis pas capitaine, j’ai toujours ces échanges-là pour essayer de répondre au mieux à leurs attentes. Donc, ça ne changera pas beaucoup de ce côté-là.

Après la victoire face à la Rochelle, vous aviez dit que vous n’aviez jamais travaillé aussi dur pour revenir. Avec un mois de reprise, qu’est-ce qui vous a le plus manqué finalement?

Je pense que c’est juste de sentir mon corps qui va bien. Au final, notre corps, c’est notre outil de travail et on l’utilise au quotidien. Mais c’est vrai qu’on ne se rend pas compte des fois de la chance qu’on a de pouvoir s’entraîner et jouer en ayant mal nulle part, en ayant tout qui fonctionne bien. C’est une chance. On a un sport qui est très traumatique et régulièrement, on joue avec des douleurs. Ça fait partie de notre quotidien. Et d’avoir un genou qui ne marchait pas bien pendant de longs mois, au bout d’un moment, c’est vrai que c’était pesant. Parce que parfois, on a l’impression de ne pas avancer. Ou pas aussi vite que ce qu’on aimerait. Donc, il y a beaucoup de frustration à gérer. Quand on commence à retrouver nos capacités physiques, ça permet aussi de retrouver de la liberté et du plaisir sur le rugby. Donc, c’est un cercle vertueux. Enfin qui devient vertueux au bout d’un moment. Mais c’est quand même long.

« La saison dernière on n’est pas allé au maximum de notre potentiel »

Blair Kinghorn pourrait évoluer à l’ouverture dimanche. Que pouvez-vous dire de lui?

On a la chance d’avoir des joueurs qui peuvent jouer à beaucoup de positions. Blair, il peut jouer toutes les positions, je pense, derrière. Déjà, physiquement, il est grand, il est costaud, il va vite, il est athlétique. Mais malgré son gabarit, il a un bagage technique très complet, une grande longueur de jeu au pied. Il est capable de porter le ballon aussi. Donc, ça apporte une menace de plus dans sa zone. Et puis, je pense que c’est un rôle qu’il affectionne aussi. Il aime toucher du ballon, il aime diriger le jeu. Je pense qu’il prend du plaisir à ce poste-là. Mais ça nous amènera plus de densité physique. Et j’espère aussi de la hauteur sur les ballons en haut, ce qui est une de ses qualités.

Cette semaine le Stade Toulousain a fêté les trente ans du premier titre (1996). Est-ce que cela vous sert aussi de motivation, de continuer à perpétuer l’histoire?

Bien sûr, je pense que ce club a une relation particulière avec cette compétition. Parce qu’on a été les premiers à la gagner. On est les détenteurs du nombre de titres aussi. Et dès qu’on arrive, je l’ai senti direct, il y a une excitation particulière de la part du staff, des joueurs, mais aussi des supporters qui attendent cette compétition avec impatience. Et souvent, on se prépare toujours un peu plus sérieusement, différemment. On sent que l’énergie est particulière, pendant la semaine et surtout, je pense qu’avec le groupe qu’on a, on a envie aussi de marquer l’histoire du club, qui est déjà très riche. Donc, on sait le travail qu’on a à faire. Et il y a aussi la frustration de la saison dernière, je pense, où on n’est pas allé au maximum de notre potentiel. Il y a eu de la déception évidemment très importante sur cette demi-finale perdue. Donc, il y a beaucoup d’excitation et d’enthousiasme encore une fois cette année pour cette compétition.

Via RMC Sport

Publicité

1 Commentaire

  1. allez les petits... 9 janvier 2026 at 08h- Répondre

    Les violons du bal …..quel dommage que tous nos bons joueurs de soient pas traités avec une telle déférence….