Arbitrage vidéo : ces révélations qui contredisent totalement la version officielle
Arbitrage vidéo : ces révélations qui contredisent totalement la version officielle
Le mardi 5 mai 2026 à 9:27 par David Demri
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La polémique autour de l’arbitrage vidéo dans le rugby refait surface après la demi-finale de Champions Cup entre Bordeaux-Bègles et Bath.
D’un côté, France Télévisions affirme que le réalisateur ne peut pas influencer l’arbitre vidéo. De l’autre, une ancienne interview du réalisateur Fred Godard semble dire exactement l’inverse.
Deux visions qui s’opposent frontalement… et qui interrogent.
Une version officielle : l’arbitre maître des images
La réponse de France Télévisions effectuée auprès de l’AFP suite à la polémique de dimanche est claire : le réalisateur ne décide pas de ce que voit l’arbitre vidéo.
Selon cette version, l’arbitre vidéo (TMO) garde le contrôle :
- il demande les angles qu’il souhaite
- il peut revoir les actions
- et il est indépendant dans sa décision
Autrement dit, le réalisateur ne ferait que mettre à disposition les images, sans pouvoir en cacher volontairement.
Une position qui vise à calmer les critiques venues d’Angleterre après certaines actions litigieuses non revues lors du match UBB – Bath.
Une autre réalité décrite en 2019
Mais cette version est fortement contredite par une interview accordée en 2019 à Télérama.
Dans ce reportage en immersion, le rôle du réalisateur apparaît bien plus central… voire déterminant.
Le réalisateur de France Télévisions, Fred Godard y est expliqué que :
- le réalisateur choisit les ralentis diffusés
- l’arbitre vidéo dépend de ces images
- et, dans les faits, il voit uniquement ce qui lui est proposé
Le constat est sans ambiguïté : “dans les faits, ce dernier montre les ralentis qu’il souhaite”
Les propos troublants de Fred Godard
Plus encore, les déclarations de Fred Godard lui-même jettent un sérieux doute.
Le réalisateur reconnaissait :
“Quand l’arbitre vidéo revoit une séquence, c’est moi qui lui propose différents angles”
Il admettait même avoir déjà omis volontairement certaines images, pouvant influencer une décision arbitrale.
Un aveu lourd de conséquences, qui laisse entendre que la réalisation peut, au moins dans certains cas, orienter la lecture d’une action.
Une contradiction difficile à ignorer
Entre ces deux discours, l’écart est frappant :
- Version 2026 : l’arbitre est totalement indépendant
- Version 2019 : le réalisateur joue un rôle clé dans les images visionnées
Cette contradiction soulève une question majeure : l’arbitrage vidéo est-il vraiment neutre ?
Car même sans intention de tricher, le simple fait de choisir les angles, leur vitesse ou leur répétition peut déjà influencer une décision.
Une polémique appelée à durer
Les critiques venues d’Angleterre ne sont donc pas anodines. Elles s’appuient sur une réalité déjà documentée : le poids de la régie dans le processus décisionnel.
Dans un sport où chaque détail compte, où un ralenti peut changer l’issue d’un match, cette question devient centrale.
Et tant que cette zone grise subsistera entre discours officiel et pratiques décrites, le doute continuera de planer sur l’équité de l’arbitrage vidéo.
12 Commentaires


Parce que les britanniques, eux, sont exempts de tous reproches pendant leurs retransmissions? C’est une blague?
Ce n’est pas faut mais de là en venir s’en vanter ce n’est pas très intelligent
Oui….. Tout à fait ..
« Faites ce que je vous dis et pas ce que je fais « …
» So English… »
Tout cela est du bla bla. L’arbitre est seul juge et il demande les vidéo et tout les angles qu’il désire et prend après sa décision.
Quand sur le blog ont nous fait voir une photo pour prouver un choc ce n’est pas une vidéo. Sur une vidéo ont voit le mouvement, une photo ne montre qu’une image fixe vue sur un certain angle et ne prouve rien.
Ce n’ est pas compliqué à régler comme problème. C’est d’ailleurs ahurissant que cela ne se passe pas de la manière décrite ci dessous :
L’arbitre vidéo doit avoir toutes les vues de toutes les caméras en temps réel et en rediffusion. Il doit avoir les memes moyens que le réalisateur tout simplement. Certains diront que l’arbitre vidéo n’aurait pas les compétences de vidéaste mais enfin n’ abusons pas. Au pire on met l’arbitre vidéo avec le réalisateur dans la régie mais il »y a même pas besoin de ça. À la rigueur avoir une équipe d’arbitre vidéo permettrait de gagner du temps pour étudier chaque angle. Par contre ce qui me choque c’est que lorsque l’on voit sur l’écran géant une erreur arbitrale et que l’arbitre vidéo ne fait pas changer la décision terrain là c’est grave. Cf Leinster RCT avec l’erreur sur l’en avant de Brex. Cela aurait pu changer le court du match.
L’EPCR (la FFR, la LNR ou autre) n’a qu’à fournir ses propres réalisateurs neutres !
match Castre / Toulouse .
qui à contredis l’arbitre ? l’arbitre vidéo qui à mis un jaune au demi de mêlée Castrait alors que l’on voit bien le Toulousain prendre son appuie pour sauter.
résultat Castre qui menait, sans demi de mêlée a perdu .
match volé
C’est ta version et ton interprétation deux choses qui sont dictées par manque de neutralité certainement car il n’a pas contredit l’arbitre il lui a simplement fait remarquer qu’au moment du placage le pied était au sol. Donc, d’après le règlement il ne pouvait que sanctionner le castrais.
Depuis quand il est interdit de prendre appuis pour encaisser un plaquage ? Il y a plusieurs arbitres sur un match et ils se mettent d’accord pour appliquer le mieux possible la règle. Il n’y a pas de voleurs chez les arbitres et encore moins plusieurs. Si tu veux leur apprendre les règles libre à toi mais les insulter en les traitant de voleurs ce n’est pas compatible avec les valeurs du rugby.
On savait que tout n’était pas n’était, mais les anglais sont mal placés pour parler. Que de mauvais perdant.
J’ai entendu dire que la LNR allait disposer de son propre dispositif pour visionner les images sans le demander au réalisateur. Vrai ou faux ? Les arbitres vidéo connaissent la position des caméras donc je ne vois pas comment on peut les tromper sur les angles de vue.
Si vous suiviez les matchs de Top 14 ,vous verriez que c’est l’arbitre vidéo qui demande telle ou telle caméra, elles sont numérotées selon leur emplacement sur le terrain !
Donc ce n’est pas le réalisateur qui est décisionnaire
De plus l’arbitre vidéo a tous les angles sur la totalité des écrans en simultané, alors pouponne !