Image par défaut

Arthur Iturria en plein doute après le revers concédé contre le Racing 92 : « Ca va m’empêcher de dormir »

Arthur Iturria en plein doute après le revers concédé contre le Racing 92 : « Ca va m’empêcher de dormir »

Le dimanche 15 février 2026 à 1:41 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT

Publicité

Le mal est profond au Pays Basque. Alors qu’il espérait profiter de la réception du Racing 92 pour lancer enfin sa saison 2026, l’Aviron Bayonnais a sombré une nouvelle fois à domicile (36-41). Une deuxième défaite consécutive à Jean-Dauger qui laisse le club à une inquiétante 12ème place, à neuf points du Top 6.

Un capitaine « sonné » et sans solutions

Arthur Iturria, le leader de l’Aviron, n’a pas caché son immense désarroi au coup de sifflet final. Dépité par la fragilité mentale et physique de son groupe, le troisième ligne a livré un constat d’impuissance qui en dit long sur l’état psychologique du vestiaire :

« C’est dur », lâche le capitaine via L’équipe, avant d’ajouter : « Je ne veux pas parler à chaud, je ne le fais jamais, mais la confiance n’est plus là. »

Longtemps, le club s’est rassuré en attendant le retour de ses cadres. Mais pour Iturria, l’excuse de l’infirmerie ne tient plus aujourd’hui :

« On s’est caché derrière les absents, ils étaient de retour et on voit que ce n’est pas ça. »

L’identité de « chiens de la casse » s’est envolée

Loin de l’épopée magnifique de la saison dernière qui les avait menés jusqu’en demi-finale, les Bayonnais semblent avoir perdu leur ADN.

Pour Iturria, le problème n’est pas une question de talent pur, mais d’engagement élémentaire :

« On est venu nous chercher car on était des revanchards, on était des chiens de la casse que les autres clubs ne voulaient pas. »

Il poursuit avec une analyse cinglante sur les lacunes défensives : « Plonger dans les jambes, ça ne demande pas de talent. La défense, c’est pas si compliqué ».

Grégory Patat et le spectre de la crise

Du côté du staff, l’incompréhension domine.

Malgré une préparation jugée de qualité, le manager Grégory Patat a vu ses joueurs offrir des cadeaux inestimables aux Franciliens :

« On a donné trop de points faciles, et nous pour marquer, on a puisé dans nos réserves. Nous sommes touchés et affectés par cette défaite. Je n’ai pas d’explication, et ça va m’empêcher de dormir. Mais je trouve qu’on est moins en bloc, moins en équipe »

Le demi de mêlée Baptiste Germain, de son côté, résume parfaitement le basculement de dynamique entre la saison passée et l’actuelle :

« Pendant une grosse période, la pièce tombait du bon côté, maintenant, elle tombe du mauvais côté. »

Avec la blessure de Joris Segonds, sorti en béquilles, et un déplacement périlleux à venir contre une équipe de Clermont en pleine euphorie, l’Aviron Bayonnais entre dans une zone de turbulences majeures.

La trêve de quinze jours sera-t-elle suffisante pour éviter que la saison ne soit définitivement enterrée ?


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

0 Commentaire