ASM : Christophe Urios réagit aux propos de son président concernant son avenir

ASM : Christophe Urios réagit aux propos de son président concernant son avenir

Le mercredi 2 septembre 2026 à 14:28 par David Demri

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L’avenir de Christophe Urios risque d’accompagner une bonne partie de la saison de Clermont.

Arrivé à l’ASM en janvier 2023, le manager attaque sa dernière année de contrat, avec toutefois une saison supplémentaire en option. Et pour l’heure, rien ne garantit qu’il sera encore sur le banc auvergnat la saison prochaine.

Le président Jean-Claude Pats a déjà annoncé qu’aucune décision n’avait été prise et qu’il souhaitait se donner jusqu’au mois de décembre pour trancher. De son côté, Christophe Urios ne réclame aucune garantie et assure rester concentré sur les échéances immédiates.

« Si ça ne marche pas, je partirai »

Dans un entretien accordé à La Montagne, le technicien clermontois se dit en phase avec la position adoptée par son président. Surtout, il sait que son avenir dépendra d’abord de ce que produira son équipe sur le terrain.

Urios envisage très clairement l’hypothèse d’un départ en cas de saison ratée :

« Je suis complètement aligné avec ce qu’a dit le président. Aujourd’hui, je ne me projette pas. Ce qui m’intéresse, ce sont les prochains matchs. Si ça marche, ça ne veut pas dire que je resterai. En revanche, si ça ne marche pas, là je sais que je partirai. C’est la vie. A la fin de la saison, cela fera 4 ans et demi. C’est pas facile pour un entraîneur, 4 ans c’est beaucoup. Même si moi, dans mes précédentes expériences, j’ai toujours fait 4 ans ou presque. »

Un passage est particulièrement intéressant : même de bons résultats ne signifieraient pas automatiquement une prolongation. Après quatre ans et demi à Clermont à l’issue de la saison, Urios semble donc également conscient qu’un cycle peut arriver naturellement à son terme.

Urios revendique son travail de bâtisseur

Le manager n’est toutefois pas dans une logique de départ. Son parcours montre au contraire sa préférence pour les projets de longue durée. Avant Clermont, il avait notamment passé huit années à Oyonnax et quatre saisons à la tête de Castres.

À l’ASM, Urios estime surtout que le chantier engagé depuis son arrivée dépasse les seuls résultats du week-end. Il cite notamment la formation, l’émergence des jeunes, le lien avec les supporters et l’ancrage territorial du club.

Il revendique pleinement ce travail entrepris depuis janvier 2023 :

« A « Oyo », j’ai même fait 8 ans. J’ai plus l’âme d’un bâtisseur que d’un mec qui fait des « one shot ». J’aime ce travail de fond, je trouve qu’il y a plein de choses qui ont été mises en place, que ce soit dans la relation avec la Yellow Army, l’ancrage au territoire, la remise en mouvement de la formation, l’éclosion des jeunes, les résultats, les victoires… Ce n’est pas suffisant encore, bien sûr, mais je suis aligné avec ma feuille de route. Et je la connais parfaitement, je suis à 100 % d’accord avec ça et je suis à fond là-dedans. Après, comme tous les entraîneurs, ce n’est pas le président qui te vire ou qui te vire pas, ce sont les résultats. Et ça, ça ne me fait pas peur. »

Le message est donc limpide avant le début du championnat : Urios ne demande pas à être fixé immédiatement sur son avenir et accepte que les résultats servent de juge de paix.

La première partie de saison devrait ainsi peser lourd avant le rendez-vous fixé par Jean-Claude Pats au mois de décembre.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. RCT_Yoda 2 septembre 2026 at 15h- Répondre

    En ballotage, comme on dit en politique. Je les vois entre la sixième et la huitième place. Ça va encore se jouer à pas grand chose. Le Top 14 est toujours plus relevé saison après saison.