Baptiste Jauneau raconte sa relation parfois frontale avec Urios : « Je n’ai pas du tout peur d’aller le voir ! »
Baptiste Jauneau raconte sa relation parfois frontale avec Urios : « Je n’ai pas du tout peur d’aller le voir ! »
Le jeudi 28 mai 2026 à 23:35 par David Demri
Publicité
Le demi-de-mêlée de Clermont, Baptiste Jauneau s’est confié via Midi Olympique.
A l’approche du match contre le Racing 92, le 9 de l’ASM a évoqué son nouveau rôle de capitaine.
Il explique par exemple vouloir se retirer de la pression avant les matches pour être efficace et bon sur le terrain. Extrait:
J’essaie d’être un peu plus positif par rapport à moi-même, déjà. Je fais en sorte de me mettre un peu moins de pression, afin d’aider l’équipe au mieux et ne pas être davantage source de stress. Pour cela, je me décharge pas mal sur certains joueurs comme Harry Plummer, Selevasio Tolofua aussi. On a un bon groupe de leaders, et pouvoir compter sur des joueurs comme ça est important pour le groupe parce qu’ils amènent une autre énergie que moi. C’est assez intéressant.
Il précise ne pas aimer préparer de discours. Extrait:
Non, pas forcément. Lorsque je m’exprime, je parle beaucoup avec le cœur, j’essaie de ne pas trop préparer les discours. J’ai essayé de le faire, mais j’avais l’impression qu’on ressentait que ça ne venait pas de moi. Alors, définitivement, je préfère parler avec le cœur.
Il explique savoir quel genre de 9 son manager Christophe Urios aime avoir sous ses ordres :
Je sais juste que Christophe aime pouvoir compter sur un 9 qui drive son équipe et ses avants, comme il a pu avoir avec Maxime Lucu à Bordeaux, Antoine Dupont ou Rory Kockott à Castres, Morgan Parra à Bourgoin. Il a envie de ça pour ses équipes, donc il fallait que je passe cette étape-là. J’essaye petit à petit, même si ça n’est pas forcément évident tous les jours.
En parlant de Christophe Urios, il ne cache pas que les discussions sont parfois frontales avec son manager :
Elles peuvent l’être mais en tout cas elles sont toujours saines. Peu importe si elles sont frontales, au fond… Tant qu’elles sont franches, on peut se dire les choses, peu importe si ça ne doit pas plaire l’un ou à l’autre. Parfois, je peux aller le voir par rapport à des demandes de l’équipe, ça fait partie de mon rôle aussi. Je n’ai pas du tout peur d’aller voir Christophe, au contraire : je pense qu’il apprécie les gens directs, tout comme moi. Entre nous, ça se passe très bien. Même s’il doit te dire des choses qui ne font pas forcément plaisir, il n’attaque pas la personne, mais le joueur. Il faut être capable de prendre de la hauteur là-dessus.
Dans la foulée, il est revenu sur la trêve médiatique de son manager, il y a quelques semaines :
On en a un peu tous parlé, on a fait pas mal de réunions de leaders avec Christophe et son staff. À un moment, il sentait qu’il n’était plus trop avec le groupe, qu’il s’éparpillait un peu. Du coup, il voulait se reconnecter avec l’équipe et plus trop avec les médias. Je trouve que c’était très bien, d’autant que ça a correspondu à une bonne période pour nous sur le plan des résultats. Ça nous a fait du bien à tous.
Moi aussi, ça m’arrive de temps en temps de prendre un peu de distance avec les médias parce que je ne suis pas très à l’aise avec ça. C’est important de le faire de temps en temps, parce que sinon on ressasse toujours le même discours, et on devient redondant. Les médias c’est très bien, mais ça rajoute aussi beaucoup de pression, et il faut savoir parfois s’en couper pour se reconcentrer sur l’essentiel.
0 Commentaire

