Bayonne en crise : « Il faut qu’on arrête de se cacher », lâche un joueur Basque
Bayonne en crise : « Il faut qu’on arrête de se cacher », lâche un joueur Basque
Le dimanche 1 mars 2026 à 19:19 par David Demri
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L’Aviron Bayonnais a une nouvelle fois subi la loi d’une équipe du Top 14.
Face à Clermont, les hommes de l’Aviron n’ont pas réussi à hausser leur niveau de jeu, concédant une lourde défaite qui pose question sur la capacité du groupe à s’exporter.
Le centre bayonnais, Guillaume Martocq, ne cherche pas d’excuses et livre un constat lucide sur la performance collective.
Il s’est confié via Midi Olympique :
“On est déçus parce qu’on s’était dit certaines choses, on avait mis en place des éléments qui n’ont pas encore été réalisés aujourd’hui. On le répète à chaque déplacement : il va falloir qu’on s’affirme sérieusement. Même si, sur l’agressivité, on n’a pas été présents, on a quand même eu plusieurs occasions où on aurait pu marquer. Le score aurait alors été un peu moins sévère. Mais forcément, en première mi-temps, on a manqué d’agressivité, on a perdu nos duels. C’est une équipe qui joue bien dans l’avancée, avec les offloads comme Clermont, c’est compliqué, et forcément, on est en difficulté.”
Le problème récurrent de la défense
Un chiffre illustre particulièrement les difficultés bayonnaises lors de ce déplacement : le taux de réussite au plaquage. Avec moins de 70 % de réussite à la mi-temps, l’Aviron s’est mis en danger tout seul.
Martocq insiste sur l’importance de ces fondamentaux :
“Ce n’est pas normal, et surtout, si on veut espérer quelque chose à l’extérieur, c’est sur ces points-là qu’on doit être performant. Il faudra réagir vite. La confiance, il va falloir qu’on aille la chercher quelque part, c’est sûr. Mais sur l’état d’esprit et sur l’agressivité, c’est quand même la base du rugby. Là-dessus, on n’a pas le droit de passer à côté. Au final, on pouvait être plus proches d’eux. Mais ce n’est pas normal de gâcher autant d’occasions. On a su trouver des espaces et mettre en danger cette équipe de Clermont, mais on n’a pas su marquer les points qu’il fallait. À l’extérieur, le moindre point compte, il faut les prendre.”
Mental et état d’esprit : le temps de l’action
Interrogé sur le climat interne après plusieurs journées compliquées, le joueur bayonnais appelle à une mobilisation générale et à une prise de responsabilité individuelle :
“Déçus de nous, déçus de l’état d’esprit qu’on a montré. Il faut qu’on arrête de se cacher derrière la situation qu’il y a eue. Maintenant, un staff a été décidé, il faut qu’on avance tous ensemble, qu’on arrête de parler et que nous, les joueurs, on se concentre sur notre travail, sur le rugby et sur nos matchs.”
Au-delà de la volonté, l’écart sur le terrain a été flagrant face à une formation clermontoise en pleine course pour le Top 6 :
“Oui, ils ont eu beaucoup plus d’envie que nous. On n’a pas rivalisé avec eux, honnêtement. Même si on a loupé plusieurs occasions, si déjà on n’est pas présents sur les bases, on ne peut rien espérer. On aurait peut-être pu dire autre chose si on avait mis les bons ingrédients, mais ce n’était pas le cas.”
Sur la gestion des phases de transition, qui ont coûté cher, Guillaume Martocq reconnaît une vulnérabilité :
“C’est difficile quand on perd un ballon et qu’on a énormément d’espace à défendre contre des trois-quarts très bons. On a été mis en difficulté. Je pense notamment à un essai où on a une touche à cinq mètres, et ça nous fait mal, parce qu’on est à deux doigts de marquer. Au final, on se retrouve derrière les poteaux et le match est plié. Il faut qu’on travaille ces phases de transition contre les équipes complémentaires.”
La trêve comme remède ?
Pour clore cette séquence difficile, l’Aviron Bayonnais s’apprête à partir en stage durant la trêve du Tournoi des 6 Nations.
Une période que Martocq espère salvatrice pour se projeter sur le prochain rendez-vous crucial à Montauban :
“Je pense qu’il faut qu’on arrête de se poser trop de questions. Il faut qu’on se remette tous dans le droit chemin et qu’on se dise les choses. On a dix jours de vacances qui vont forcément faire du bien aux têtes. Il faut le dire, les dernières semaines n’ont pas été simples. À nous de basculer. On a un déplacement important à Montauban, et on a besoin de retrouver la victoire. Une fois la victoire retrouvée, il faudra enclencher une bonne dynamique. À nous de relever la tête et d’aller de l’avant.”
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