Benjamin Urdapilleta : « Franchement, j’étais très heureux à la retraite »

Benjamin Urdapilleta : « Franchement, j’étais très heureux à la retraite »

Le samedi 29 novembre 2025 à 13:21 par David Demri

0 Commentaire

Publicité


L’ouvreur Benjamin Urdapilleta va enchainer avec l’USAP, ce samedi.

Il s’agira d’un match très particulier pour l’Argentin puisqu’il s’apprête à retrouver le Castres Olympique, ce samedi après-midi.

Interrogé via La Dépêche, l’ancien Clermontois a évoqué son intégration au sein de l’USAP. Extrait:

Très bien ! Les gars ont été très accueillants, me donnent des informations. Car je dois apprendre à connaître les personnes, mais aussi les systèmes de jeu et notamment les petits détails qui font la différence. Je suis bien installé dans mon appartement, donc tout va bien.

Il ne le cache pas : il se sentait très bien à la retraite. Mais quand il a reçu le message de Laurent Labit, tout a basculé. Extrait:

Franchement, j’étais très heureux à la retraite (sourire). J’ai joué quelques matchs avec mon club amateur en Argentine. Après, je m’entraînais trois fois par semaine, musculation et course, parce que je désirais rester en forme. Peut-être qu’inconsciemment, je pensais que j’aurais une opportunité pour revenir.

Quand j’ai reçu le message de Laurent Labit, j’ai rigolé au début. Je me suis dit : « Putain ! C’est quoi ça ? C’est vrai ou pas ? » On a échangé, il m’a expliqué ce qu’il recherchait, m’a détaillé la situation – même si je suivais toujours le Top 14 depuis chez moi. Ensuite, j’ai parlé avec ma femme. Après Clermont, on est rentré en Argentine, donc je lui ai demandé si elle était d’accord pour que je déménage six ou sept mois, sans venir les voir.

Il explique sa décision d’accepter ce challenge. Extrait:

J’adore les challenges et je me sentais bien physiquement. Bien évidemment, c’est compliqué, mais excitant. À chaque fois que je venais jouer ici, je voyais la furia catalane, avec des supporters très passionnés, une ville qui vit pour son club. Ça ressemble un peu aux supporters en Argentine. J’aime cet état d’esprit. Il y avait aussi dans l’équipe des joueurs que je connaissais, et ça compte.

Je sais que je ne pourrais pas être le meilleur joueur du monde à mon âge. Mais je veux être le meilleur possible. Car l’objectif est d’aider l’USAP à se sortir de cette mauvaise situation et à se maintenir.

Il rappelle être arrivé en France en plein hiver, alors qu’en Argentine, c’est l’été. Extrait:

Lors de la première semaine, j’étais tranquille. Je prenais le temps de découvrir ce nouvel environnement. Cette semaine en revanche, j’ai plus parlé, cherché à motiver les mecs. Je ne suis pas ici pour être en vacances. En Argentine, c’est l’été, il fait 30 degrés, il y a la piscine, et bientôt ce sont les vacances scolaires, donc plage. Ici c’est l’hiver ! Je suis arrivé avec un froid terrible, du vent. Aujourd’hui, on a perdu 10 matchs d’affilée. Et je déteste perdre. Je déteste plus perdre que je n’aime gagner.

Dans la foulée, il évoque son retour à Castres pour cette 11ème journée. Extrait:

Quand je parlais avec Laurent Labit, je ne connaissais pas le calendrier de Perpignan. Puis, quand ma réflexion pour venir progressait, j’ai vu le calendrier. Là, j’ai commencé à réaliser que si je signais, mon deuxième match serait à Pierre-Fabre. Je suis très content, excité d’aller là-bas. C’est un club que j’adore et qui restera toujours dans mon cœur. J’y ai passé huit belles années. Entre un bouclier de Brennus (2018), une finale perdue (2022), on a plein d’anecdotes. Mais j’ai surtout pu vivre des choses avec des copains, et à mes yeux, c’est ça le plus important, ce groupe qui se crée. À Castres, je sentais des mecs qui se donnaient autour de moi. Je suis ravi de retourner là-bas, revoir les copains, le staff, le public.

Pour conclure, il ne manque pas de chambrer son ami Santiago Arata qui ne pourra pas jouer ce samedi. Extrait:

Je pense qu’il a peur de jouer contre moi (rires). Non, malheureusement, il est sorti KO à La Rochelle. On s’est appelé évidemment. Je devais dormir chez lui mais il m’a dit qu’il était malade. D’un autre côté, je pense aussi que c’est mieux pour nous qu’il ne joue pas. Santi, c’est le facteur X de Castres. Il est capable de faire la différence tout seul.

Publicité

0 Commentaire