Bernard Lemaitre dévoile les derniers détails sur le projet du nouveau stade et prévient : « Si on n’y arrive pas… »

Bernard Lemaitre dévoile les derniers détails sur le projet du nouveau stade et prévient : « Si on n’y arrive pas… »

Le vendredi 25 septembre 2026 à 7:00 par David Demri

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Bernard Lemaître emploie des mots particulièrement forts lorsqu’il évoque le projet de nouveau stade du Rugby Club Toulonnais. Pour le président du RCT, il ne s’agit pas simplement d’améliorer le confort des supporters ou de moderniser les infrastructures : l’avenir économique du club serait directement concerné.

Il estime que Toulon accuse actuellement un écart de revenus considérable avec ses principaux concurrents et prévient que, sans nouveau stade, le modèle actuel ne pourra pas perdurer.

Le dossier est encore loin d’être définitivement lancé. Lemaître tient d’ailleurs à distinguer une ambition de ce qu’il considère réellement comme un projet abouti.

« Un projet d’importance capitale pour le club »

Fort de son expérience professionnelle, le président Toulonnais commence par mettre les choses au clair lors d’un entretien accordé à Midi Olympique :

« Ah, sujet épineux… Pour moi, qui ai 60 ans de carrière professionnelle en entreprise, un projet, c’est quelque chose qui est déjà matérialisé. En fait, c’est l’expression avant tout d’un besoin. Cela reste un projet d’importance capitale pour le club. »

Cette nécessité est avant tout économique.

Selon Lemaître, les clubs parvenant aujourd’hui à équilibrer leurs comptes disposent de ressources directement ou indirectement liées à leur enceinte. Deux secteurs sont particulièrement importants à ses yeux : le sponsoring et l’hospitalité.

« Il y a environ 8 à 10 millions d’écart »

Et c’est précisément sur ces revenus que le président estime Toulon largement distancé.

Lemaître chiffre lui-même l’écart avec les principaux concurrents du RCT :

« Aujourd’hui, tous les clubs qui sont à l’équilibre dans leur économie ont des revenus qui proviennent directement et indirectement du stade. Et dans ces revenus, il y en a deux qui sont fondamentaux : c’est tout ce qui est sponsoring et c’est ce qui est hospitalité. C’est un domaine dans lequel le RCT a un déficit considérable par rapport à ses concurrents, puisqu’il y a environ 8 à 10 millions d’écart entre nos capacités de revenus au stade Mayol et celles de nos principaux concurrents. »

D’où l’avertissement extrêmement fort lancé dans la foulée.

Pour Lemaître, l’enjeu touche directement à la pérennité économique du club :

« Si on n’arrive pas à obtenir un nouveau stade, eh bien, le RCT courra à sa perte. J’emploie un mot très fort, et il est bien pesé. Parce qu’il n’y aura personne pour remettre au pot chaque année, tout simplement. »

Un stade financé à 100 % par le privé ?

Reste évidemment à déterminer comment une telle infrastructure pourrait être financée.

La piste d’un financement entièrement privé existe.

Lemaître confirme cette possibilité, sans exclure pour autant une participation publique :

« Oui, alors il peut être 100 % privé, en ce sens qu’on n’est pas forcé d’avoir besoin de recourir à des données publiques, ou alors d’une façon partielle. »

Mais le projet imaginé par le président Toulonnais dépasserait largement le cadre d’un stade utilisé uniquement les jours de match.

Un lieu capable de fonctionner jusqu’à 280 jours par an

L’objectif serait de créer une enceinte susceptible d’accueillir de nombreuses activités tout au long de l’année.

Lemaître détaille sa vision :

« Un stade moderne, ce n’est pas un stade où on va une fois tous les quinze jours, pendant une trentaine de journées par an, au stade pour voir un match. Donc, en ce sens, oui, le côté Arena, ou plutôt stade extérieur, mais qui ne servira pas seulement au rugby, est l’hypothèse sur laquelle on travaille. »

Le RCT resterait évidemment au cœur de l’infrastructure, mais celle-ci aurait une vocation beaucoup plus large.

L’ambition est d’en faire un véritable lieu de vie :

« Ce serait un lieu d’animation, social, sportif, dans tous les sens du terme, qui puisse fonctionner de 250 à 280 jours par an. Avec évidemment le rugby et le RCT en point central dans tout ça. Une étude d’opinion qu’on a faite montre que 80 % des supporters toulonnais ont compris que c’était une initiative pour que le RCT perdure. »

« Ça peut être dans trois mois, ça peut être six mois, ça peut être un an »

Aucune date de lancement n’est toutefois arrêtée.

Tout dépend désormais d’un élément déterminant : trouver un foncier viable permettant de concrétiser le projet.

Lemaître refuse donc d’annoncer prématurément le lancement de l’opération :

« Dès que possible, dès qu’on trouve un foncier qui soit viable, on lancera l’opération. Ça peut être dans trois mois, ça peut être six mois, ça peut être un an. Donc il ne faut pas me faire dire que c’est parti. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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2 Commentaires

  1. Le gaulois 25 septembre 2026 at 07h- Répondre

    C’est inéluctable, vu l évolution de ce sport, même avec une super formation, si on ne recrute pas des grands joueurs, ce sera compliqué pour rivaliser dans ce championnat, mais pour ça, il faut un gros effectif de qualité qu il faut payer, donc faut que l argent rentre… Et pourtant dieu sait que je suis attaché à Mayol.

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  2. BakkiesTheBest 25 septembre 2026 at 07h- Répondre

    Inéluctable oui… Triste énormément… On perd peu à peu ce qui faisait les spécificité et beauté de notre club…