Ca continue de chauffer entre Jean-Baptiste Aldigé et la maire de Biarritz !

Ca continue de chauffer entre Jean-Baptiste Aldigé et la maire de Biarritz !

23 septembre 2021 - 19:07

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Le président du Biarritz Olympique, Jean-Baptiste Aldigé s’est confié via France 3 pour évoquer l’insalubrité des locaux dans lesquels travaille le groupe professionnel du club Basque.

Ce-dernier compte les fuites d’eau au plafond.

Il l’affirme : cette insalubrité ne peut plus durer. Extrait:

« Regardez là, ça coule. On passe nos journées avec des sceaux à essayer de trouver la prochaine fuite. Tout ça n’est pas digne d’un club de sport. Là, on parle d’insalubrité. Les pro vivent 8 heures par jour là-dedans, plus les jours de match. »

Il peste aussi contre le manque d’espace. Extrait:

« Et puis, il y a un problème d’espace. Le vestiaire pro n’est conçu que pour 30 personnes alors que nous avons 50 joueurs. Ils se mettent à 2 par case. La salle de musculation fait 70 m2. Imaginez, c’est compliqué. On est obligé de faire travailler les joueurs dehors parfois sous la pluie. Et on est en Top 14 hein. »

Pour Jean-Baptiste Aldigé, délocaliser le Biarritz Olympique à Lille ou ailleurs est une question de survie. Extrait:

« On s’échappe parce qu’on est condamnés à mourir ici. On essaie de trouver un bol d’oxygène ou un territoire qui veut bien nous donner les installations pour qu’on puisse vivre. A Lille ou ailleurs. »

De son côté, la maire de Biarritz, Maider Arosteguy n’a pas manqué de lui répondre. Extrait:

« Ce Monsieur n’a pas bien compris le principe d’un bail emphytéotique. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de tous les travaux. Il n’est pas un simple locataire. Il pense que c’est aux finances publiques de subvenir aux besoins de son club. »

Via RMC Sport, celle-ci indique vouloir construire un projet autour du quartier Aguiléra. Extrait:

« Mon projet n’a pas changé. Mon projet est de construire un projet autour du quartier Aguiléra dans lequel il y aura des logements, parce qu’on en a un besoin de plus en plus vital dans notre ville, mais aussi et surtout de créer des infrastructures au service du rugby professionnel, donc de le rénover et de l’agrandir, de le faire avec le BOPB et en maîtrise d’ouvrage public de créer un centre de formation et de performance qui servira à l’amateur et au professionnel. Je sais que, pour les supporters, ce n’est pas assez rapide mais il y a un processus administratif qui est long, qui est lourd. Mais en tout cas, le projet est en cours d’élaboration. »

Questionné sur ses relations avec le président Jean-Baptiste Aldigé, elle explique ne pas apprécier la communication du président du BO. Extrait:

« J’essaie, avec tous mes interlocuteurs, d’avoir des relations non conflictuelles et constructives. On a, je pense, la même volonté avec le président Aldigé de construire et d’aller de l’avant. Simplement, il a une communication depuis trois ans très clivante, très violente. Je suis parfois très mal à l’aise avec cette communication. En même temps, je représente les Biarrots et je ne gère pas mon argent privé. Je ne peux donc pas tout laisser faire, ni tout laisser dire. »

Une chose est sûre : elle est totalement contre une délocalisation du club. Extrait:

« C’est quelque chose que je ne comprends pas. Comment faire ça en ayant un public et cet amour du maillot qui est sur place ? Pourquoi aller dans cette région qui est si lointaine. Le président Aldigé l’a testé au mois d’août sur des matchs amicaux et très franchement, ça a été un flop : peu de public et pas d’ambiance alors qu’ici à Biarritz ça marche… Donc pourquoi cette volonté d’aller tester dans le Nord de la France alors qu’ici ça marche ?

On n’a pas la même logique avec Jean-Baptiste Aldigé. Pour moi, ce n’est pas une solution. Le groupe Gave a racheté le club pour un euro symbolique et a investi de l’argent. Mais un club c’est un territoire, un public et arracher ça aux supporters ne paraît pas en phase avec la réalité. C’est une logique qui m’échappe. »

Concernant une éventuelle fusion avec Bayonne, elle indique que ce n’est pas à l’ordre du jour. Extrait:

« Il y a les logiques administratives et financières qui pourraient nous amener à aller vers cette solution et il y a la logique des supporters de la passion. Ce sont eux qui font un club, ce donc n’est pas à l’ordre du jour. »

Vous l’avez compris, la paix entre ces deux-là, ce n’est pas pour tout de suite. Et c’est dommageable pour les supporters Biarrots.

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5 Commentaires

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  2. Valdaspe 24 septembre 2021 at 03h- Répondre

    Des dirigeants qui cumulent le chantage, l’agressivité et les menaces sans même connaître la valeur de leurs engagements par contrat, cela devient hallucinant!!! dans ces conditions, je comprends la position de la municipalité. Une vraie parodie de Far West !!!

  3. Michel Fery 24 septembre 2021 at 07h- Répondre

    Et le *R.C.T* à vécu pendant des saisons entières dans des *Algeco* !.. Résultats ??… Que des succès !.. C’est , trois titres de *Champion d’Europe* et un de *Champion de France * . Et qui s’en est plaint à l’époque ??.. * Qu’on se le dise , tout en s’en rappellant avant toutes choses !.. *

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  4. Name 24 septembre 2021 at 09h- Répondre

    On veut voir Aldigé en peignoir aux Sablettes !

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  5. RCT-Yoda 24 septembre 2021 at 09h- Répondre

    Oui enfin, la présence de joueurs comme Umaga, Wilko, Giteau, Hayman a bien aidé. Il faut quand même savoir que pas mal de joueurs ont refusé Toulon ces dernières saisons en ayant vu lesdits algécos. Donc oui, le RCT Center est une très bonne chose, même si ce n’est pas les infrastructures qui font gagner des titres.

  6. Flowrian 24 septembre 2021 at 11h- Répondre

    Quelle honte cette attitude d’Aldigé. Si les joueurs s’entrainent dans des infrastructures avec le plafond qui fuit, ce n’est pas la faute de la commune mais entièrement sa faute en tant que dirigeant du club!!

    Et ça ne coûte pas tant que ça de faire réparer son plafond et l’isoler, surtout si ses infrastructures sont aussi petites qu’il se plaint!!

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