Candidat à la mairie de Biarritz, Serge Blanco dézingue la maire sortante Maider Arosteguy
Candidat à la mairie de Biarritz, Serge Blanco dézingue la maire sortante Maider Arosteguy
Le mercredi 11 mars 2026 à 22:54 par David Demri
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À 67 ans, Serge Blanco, figure légendaire du rugby français (93 sélections), a décidé de troquer son costume d’ancien président du Biarritz Olympique pour celui de candidat sans étiquette aux élections municipales de Biarritz (15 et 22 mars).
L’ancien arrière, qui a effectué toute sa carrière au Biarritz Olympique, motive sa démarche par une volonté farouche de préserver l’identité de sa ville face à la gestion de la maire sortante, Maider Arosteguy.
La plaine d’Aguilera, le cœur du combat
L’élément déclencheur de cette candidature a été le projet d’aménagement du quartier d’Aguilera.
Blanco s’oppose frontalement à la construction de logements sur ce qu’il considère comme un sanctuaire sportif comme il l’explique dans L’équipe :
« D’un seul coup de crayon, la maire, Maider Arosteguy (LR), a voulu rayer de la carte un terrain de sport. C’est inadmissible. Biarritz est une ville dense mais si on commence à sacrifier certaines zones, on est fichus. »
Face aux projets de construction initialement prévus pour 350 logements, l’ancien international a choisi l’action politique plutôt que la simple contestation.
Une candidature « apolitique » pour les Biarrots
Se revendiquant comme un « enfant de la ville », Serge Blanco refuse toute étiquette partisane. Sa priorité affichée est de rendre la ville à ses habitants et de redynamiser les quartiers. « Je suis apolitique. Je suis pour Biarritz, je vis pour Biarritz et je mourrai à Biarritz », martèle-t-il, s’entourant d’une équipe issue de divers horizons, à l’exception des extrêmes.
S’il reconnaît une certaine fébrilité lors de son premier meeting, rappelant ses débuts en équipe de France en 1980, il aborde cette « mission » avec sérénité.
Il explique sa décision de passer à l’action. Extrait:
« Je me suis officiellement lancé en décembre mais je travaille sur le sujet depuis plus d’un an et demi. Avant, j’étais dans la vie active, beaucoup de choses m’accaparaient. Désormais, je suis à la retraite. J’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir, analyser et discuter. Si je ne suis pas élu, ça ne changera pas ma vie. J’espère surtout que ma candidature permettra que la ville soit gérée complètement différemment. Il y a un boulot terrible à faire. »
Un duel de mots avec la maire sortante
La campagne est marquée par des échanges vifs avec Maider Arosteguy. Alors que cette dernière critiquait son bilan de gestionnaire en décembre, Blanco réplique en mettant en avant ses réussites d’entrepreneur, notamment dans la thalassothérapie, et son rôle dans l’âge d’or du rugby biarrot.
Il accuse la maire actuelle d’avoir « trompé tout le monde » sur le dossier du stade et d’avoir « détruit le rugby à Biarritz ».
Il atomise la maire sortante. Extrait:
« Je sais que je rentre dans un monde de requins. On ne peut pas maîtriser la jalousie dans la vie. J’ai construit une thalasso, créé 400 emplois, participé au développement économique d’Hendaye et à celui du rugby à Biarritz, devenue l’équipe la plus forte de France durant un certain nombre d’années. Comment voulez-vous que je sois blessé par quelqu’un n’a jamais rien fait de sa vie ? Elle est une pièce rapportée qui ne mérite plus d’être ici. Surtout, moi, je n’invente pas la vérité. Elle a détruit le rugby à Biarritz. »
Concernant l’avenir du Biarritz Olympique (Pro D2) et de son actionnaire majoritaire, le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, Blanco reste prudent :
« Je ne porte aucun jugement car je ne le connais pas. […] Si je suis élu, je présume qu’il me dira très exactement quel est son projet. »
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