Carton rouge : Le rugby Français part en guerre contre World Rugby !
Carton rouge : Le rugby Français part en guerre contre World Rugby !
Le mercredi 18 février 2026 à 9:46 par David Demri
Publicité
Imaginez un match de rugby où, après une grosse faute, le joueur expulsé pourrait être remplacé après seulement vingt minutes. C’est le scénario qui divise la planète ovale.
D’un côté, la Nouvelle-Zélande veut du spectacle ; de l’autre, la France veut protéger la santé des joueurs.
Le match diplomatique commence ce 23 février à Londres lors de la réunion « Shape of the Game ».
Le plan des Néo-Zélandais : Priorité au spectacle
Pour les All Blacks et leurs voisins, le carton rouge actuel est trop sévère. Il gâche les matchs en laissant une équipe en infériorité numérique trop longtemps.
Ils militent donc pour une expulsion de 20 minutes : le fautif sort, mais son équipe peut faire entrer un remplaçant un peu plus tard.
Leur but ? Éviter que les rencontres ne soient déséquilibrées. Mais cette vision s’oppose à celle de la France, qui défend une « vision éducative du rugby » face à une « vision, disons « médiatique », de notre sport ».
Pourquoi la France s’y oppose-t-elle ?
La Fédération Française de Rugby (FFR) ne veut pas transiger sur la discipline.
Pour Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR, c’est une question de message envoyé aux jeunes et de sécurité.
Ce-dernier s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique :
« La position de la FFR, c’est la volonté de revenir en arrière, par rapport à l’expérimentation que nous connaissons depuis un an, soit l’idée que l’arbitre ne peut prononcer des expulsions définitives qu’en cas d’agression caractérisée et de jeu déloyal. Le reste, il doit l’envoyer au bunker, sachant que le bunker ne peut pas prononcer d’expulsion définitive. »
Pour les Français, un geste dangereux, même s’il n’est pas fait exprès, doit rester lourdement sanctionné :
« Ceci est une remise en cause fondamentale du principe de sécurité du joueur. Il peut y avoir, sur un terrain, des gestes dangereux involontaires, car issus d’un mauvais placement ou d’un mauvais positionnement, mais ils méritent quand même, selon nous, un carton rouge. »
Apprendre par la sanction
En clair, si on assouplit la peine, les joueurs feront-ils moins attention ? La France en est convaincue : la peur du rouge définitif est le meilleur professeur.
Lhermet insiste :
« C’est important en termes de communication, à une époque où le poids de l’image est tellement fort. Il est important qu’un arbitre puisse expulser définitivement un joueur, hors cas de jeu déloyal. La deuxième chose, c’est que même si ça va au bunker, il est important que ce bunker puisse donner un carton rouge définitif.
Avec la réforme testée depuis un an, le bunker n’a le choix qu’entre le carton jaune et le carton rouge de vingt minutes. En fait, cette règle était déjà un retour en arrière par rapport à ce qui a fait faire beaucoup de progrès au rugby, c’est-à-dire la sanction de l’expulsion définitive. »
Il ajoute avec fermeté :
« Oui, jouer à quatorze, ça pénalise l’équipe. Et tant mieux… C’est ainsi que les joueurs apprennent à se discipliner. »
Le verdict tombera en mai prochain. En attendant, les Français cherchent des alliés (comme l’Irlande) pour s’assurer « que cette réforme soit déclarée inopportune ».
4 Commentaires


Franchement, je trouve assez normal de distinguer dans la sanction une agression d’un geste non maîtrisé. C’est déjà une grosse sanction de jouer 20′ à 14.
Justement, le geste doit être maîtrisé, c’est trop facile de dire « je n’ai pas fait exprès », la sécurité des joueurs avant tout
C’est ambigu cet règle car tu cible un joueur tu le fracasse d’entrée de jeu tu prends un rouge de 20 minutes. Quel spectacle ? Il y a des équipes qui arrivent à gagner à 14 , bon certaines. Après c’est insupportable ces mecs qui veulent changer les règles quand seulement ça les arrangent !
Toi, tu as carton rouge, tu sors ! Tu n’as pas su maitriser le Bescherelle.