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« Ce côté un peu magicien » : Baptiste Serin analyse le duel Russell-Jalibert

« Ce côté un peu magicien » : Baptiste Serin analyse le duel Russell-Jalibert

Le jeudi 5 mars 2026 à 21:58 par David Demri

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Ce samedi à 15h10, tous les regards seront braqués sur Murrayfield. Finn Russell sera, une fois de plus, la tête d’affiche du XV du Chardon. Si le demi d’ouverture écossais a longtemps été perçu comme un génie imprévisible capable du meilleur comme du pire, il a franchi un cap majeur ces dernières saisons.

À 33 ans, le numéro 10 de Bath est devenu un joueur plus mature, plus froid et redoutablement tacticien.

L’imprévisible devenu indispensable

Pendant longtemps, parler de Finn Russell, c’était évoquer ses gestes de classe mondiale, comme cette passe volleyée mémorable contre l’Angleterre ou ses inspirations contre le pays de Galles, où il a su faire basculer le match grâce à un coup d’envoi astucieux.

Baptiste Serin, qui connaît bien le profil, a souligné cette semaine les similitudes avec Mathieu Jalibert :

« Ils ont des similitudes oui, ce côté un peu magicien, même si je pense que Mathieu a un peu plus de canne que Finn maintenant. Mais ce sont des 10 qui aiment prendre le jeu à leur compte, être distributeurs, capables de mettre des mecs dans les espaces, mais aussi se créer l’espace par leur qualité de duel et ils ont un jeu au pied ultra précis. »

Une maturité acquise en Angleterre

Cependant, le côté « pile ou face » qui caractérisait Russell semble s’effacer. Depuis son arrivée à Bath, il a appris à gérer les temps forts et les temps faibles, préférant parfois occuper le terrain au pied plutôt que de risquer une relance périlleuse dans ses 22 mètres. Son statut de joueur le mieux payé au monde semble l’avoir responsabilisé.

Il a su s’adapter aux exigences du rugby anglais, menant son club de Bath vers un triplé historique la saison passée. Il voit toujours plus vite que les autres, mais son jeu s’est épuré pour devenir plus tranchant.

La consécration avec les Lions

La véritable bascule a eu lieu cet été lors de la tournée victorieuse des Lions Britanniques en Australie, où Russell a été élu meilleur joueur de la série. Cette expérience a renforcé sa confiance et celle de ses partenaires, au sein d’une équipe d’Écosse qui ne se contente plus de faire de la figuration.

Fabien Galthié est d’ailleurs parfaitement conscient du danger :

« L’Écosse est aujourd’hui une équipe qui joue la victoire dans le Tournoi. Une équipe très agressive, très active. Et au niveau des 10, 12, 13, et je pourrais même rajouter les ailiers et l’arrière, elle est peut-être même la meilleure équipe du Tournoi, en tout cas au Royaume-Uni. On sait que la défaite est possible. »

Samedi, Finn Russell aura l’occasion de mener les siens vers un succès historique, lui qui dispute son douzième Tournoi avec la ferme intention de briser le plafond de verre écossais.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. copan 7 mars 2026 at 08h- Répondre

    Allez Matthieu ! on compte sur toi pour prouver que la formation bordelaise est parmi les meilleures !