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Ce joueur de Pro D2 a perdu 20 kilos pour métamorphoser son jeu

Ce joueur de Pro D2 a perdu 20 kilos pour métamorphoser son jeu

Le jeudi 23 avril 2026 à 18:28 par David Demri

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L’évolution de Giorgi Nutsubidze au sein du Biarritz Olympique est un cas d’école de mutation athlétique. Après sept saisons au club, le pilier géorgien de 27 ans vient de marquer son premier essai professionnel face à Agen, symbole d’un style de jeu métamorphosé.

Pour passer de « spécialiste de la mêlée » à un joueur de champ ultra-mobile, le Biarrot a opéré un changement physique radical, perdant 20 kilos en dix-huit mois.

La révélation d’un pilier « moderne »

S’il a savouré son essai à Armandie, Nutsubidze reste un travailleur de l’ombre, focalisé sur les fondamentaux. Pourtant, sa silhouette et son activité sur le terrain n’ont plus rien à voir avec ses premières années en France;

Il s’est confié via Midi Olympique :

« Le numéro que j’ai dans le dos ne change rien. Je veux être capable de tout faire sur un terrain de rugby : un offload, un franchissement. En Géorgie, j’étais surtout focalisé sur la mêlée et les rucks. En débarquant en France, j’ai voulu être plus en mouvement avec le ballon, car les piliers de haut niveau font beaucoup de choses sur le terrain. »

Une expertise nutritionnelle en solitaire

Pour atteindre cet objectif, le pilier a dû s’attaquer à son poids de forme. Pesant 125 kilos à son arrivée, il affiche désormais 105 kilos sur la balance.

Une perte de poids qu’il a gérée seul, en se plongeant dans les mécanismes de la nutrition et du métabolisme :

« J’ai perdu vingt kilos en un an et demi. Lorsque je regardais mes matchs, ça ne me plaisait pas. Je faisais une action ou deux, puis je n’étais pas bien. Je ne courais pas assez, je ne me déplaçais pas assez vite. Il fallait que je change quelque chose ! J’ai fait ma propre expertise. Je me suis renseigné, j’ai regardé comment le corps fonctionnait, de combien j’avais besoin de calories, de glucides, de protéines. »

Son ambition ? Continuer de « sécher » pour stabiliser son poids autour de 107 ou 108 kilos, mais avec une masse musculaire accrue.

De la droite vers la gauche : la polyvalence forcée

Cette transformation a eu une conséquence tactique directe : son repositionnement. Longtemps utilisé comme pilier droit, Nutsubidze évolue désormais principalement à gauche, un poste où sa nouvelle morphologie et son explosivité s’expriment mieux, même s’il n’exclut pas de « dépanner » au poste de numéro 3 :

« En mêlée, le poids n’est pas la seule chose qui compte. Il y a aussi le gainage, la technique, l’explosivité. J’ai senti que c’était un peu plus compliqué de tenir à droite, mais je ne veux pas oublier ce poste pour autant. J’ai envie, à l’entraînement, de parfois faire quelques mêlées avec le numéro trois dans le dos pour pouvoir dépanner, si besoin. »

Aligné à gauche face à Colomiers, Giorgi Nutsubidze est aujourd’hui la preuve vivante qu’un pilier géorgien peut casser les codes traditionnels de la puissance pure pour embrasser la mobilité du rugby moderne.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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