« Ce n’est pas adroit » : Galthié dézingue la politique de la Fédération néo-zélandaise
« Ce n’est pas adroit » : Galthié dézingue la politique de la Fédération néo-zélandaise
Le samedi 24 janvier 2026 à 2:03 par David Demri
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Malgré un bilan solide de dix victoires pour seulement trois défaites en 2025, Scott Robertson a été officiellement démis de ses fonctions de sélectionneur des All Blacks. Un choix radical imposé par le président de la Fédération, David Kirk, qui rappelle à Fabien Galthié les méthodes parfois brutales en vigueur au pays du long nuage blanc.
Un « brouhaha » au milieu du déjeuner
Interrogé sur ce départ précipité, le sélectionneur du XV de France a partagé un souvenir frappant qui illustre, selon lui, le manque de tact de la Fédération néo-zélandaise. En 2023, lors d’un forum mondial, il avait été le témoin direct de l’éviction du précédent coach, Ian Foster, en plein milieu de la journée.
« Vers midi, je suis dans un atelier. On vient le voir, on lui montre et il apprend que Scott Robertson est nommé à sa place. Ils avaient commencé la préparation de la Coupe du monde qui avait lieu quelques mois plus tard. La politique fédérale néo-zélandaise n’aide pas son équipe nationale. C’est mon point de vue. Je n’ai pas trouvé ça adroit. » se souvient Fabien Galthié dans les colonnes de L’équipe.
« Ils assument, c’est leur problème »
Pour le patron des Bleus, ces décisions prises à mi-mandat ou juste avant des échéances majeures sont contre-productives pour les joueurs et l’encadrement. S’il reconnaît que chaque fédération est souveraine, il ne cache pas son incompréhension face à une telle instabilité.
« Aujourd’hui, je ne connais pas les raisons du départ de Scott Robertson. Ils prennent des décisions et les assument. C’est leur problème », tranche-t-il, tout en soulignant la dignité des entraîneurs victimes de ces méthodes : « Il avait eu une réaction très classe, il ne s’était pas étendu. J’ai juste senti un brouhaha autour de lui. »
Un miroir tendu au rugby français
Ces propos de Galthié résonnent particulièrement alors qu’il s’apprête à entamer le Tournoi des Six Nations avec une équipe de France elle-même en pleine mutation. En critiquant la « politique fédérale » néo-zélandaise, Galthié défend implicitement le besoin de stabilité et de temps long pour construire une équipe capable de gagner.
Alors que les All Blacks se cherchent un nouveau guide, Fabien Galthié, lui, semble plus que jamais déterminé à protéger son groupe des turbulences politiques, préférant se concentrer sur le terrain et le choc imminent contre l’Irlande.
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