Ce que Patrick Arlettaz a vu sur le terrain que tout le monde n’a pas compris lors de France – Irlande
Ce que Patrick Arlettaz a vu sur le terrain que tout le monde n’a pas compris lors de France – Irlande
Le lundi 9 février 2026 à 9:46 par David Demri
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L’entraineur adjoint de l’équipe de France, Patrick Arlettaz s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique.
Ce-dernier a analysé la victoire bonifiée remportée contre l’Irlande, jeudi soir au Stade de France.
L’attaque Tricolore a été mise en avant lors de cette belle victoire.
Il ne veut pas s’enflammer pour autant, lui qui est le responsable de l’attaque Tricolore. Extrait:
Les compliments, comme les critiques, font partie du job. La fierté, je la laisse donc toujours aux joueurs. Nous, on est là pour mettre un système en place dans lequel ils peuvent s’exprimer au mieux. En novembre, tous les paramètres n’étaient pas réunis pour ça. Cette fois, je suis heureux d’avoir vu les joueurs très à l’aise offensivement. J’ai pris du plaisir comme vous à les voir jouer. Le système leur a juste permis d’exploiter pleinement leur talent.
Il refuse de parler de changement de philosophie avec ce nouveau jeu offensif mis en place. Extrait:
Non, ce n’est pas un changement, ce sont juste des opportunités que les joueurs ont su créer, ce qui n’avait pas été toujours le cas en novembre car nous n’avons pas su jouer dans les bons espaces. On a manqué d’air et fatalement on a plus joué au pied pour trouver des solutions. Jeudi, il y a eu plus d’alternance et surtout nous sommes allés taper au bon endroit, ce qui nous a permis de créer des décalages et de mettre de la vitesse. C’est ça qui a conditionné tout le reste.
Il explique pourquoi les trois-quarts se sont davantage montrés lors de cette rencontre. Extrait:
Comme les premiers temps de jeu ont été beaucoup plus efficaces, que nous avons su jouer dans les bons intervalles, les trois-quarts ont eu plus d’opportunités. On s’était beaucoup entraîné pendant dix jours pour aller toucher ce premier intervalle qui nous intéresse. C’est là que la jonction entre avants et trois-quarts s’est faite, avant que ces derniers ne prennent la main.
Il refuse également de dire que la présence de Matthieu Jalibert à la place de Romain Ntamack est la raison de ce jeu pratiqué plus proche de la ligne de front. Extrait:
Non, notre système est ainsi fait. Il est peut-être particulier, mais nos avants sont sur toute la largeur de la ligne de front. Et si le premier temps de jeu des gros est efficace, il n’y a pas nécessité d’un second temps. C’est ce qui nous a permis de basculer avec de la vitesse vers les trois-quarts plus rapidement. Donc non, je suis désolé pour vous et ça n’enlève rien au talent de Matthieu, ni à celui de Romain.
Patrick Arlettaz est ensuite revenu sur la prestation du demi-de-mêlée Antoine Dupont. Extrait:
Antoine a été déterminant jeudi, parce que c’est lui qui a su toucher les bonnes zones, faire les bons choix. Le débat sur la charnière est éternel : est-ce qu’elle fait bien jouer l’équipe ? Mais, trop souvent, on oublie que c’est l’équipe qui fait bien jouer la charnière. En fait, c’est comme un circuit qui s’auto-alimente. Si Antoine touche les bonnes zones et qu’on est très efficaces dans ces espaces-là, ça donne toutes les conditions pour que la charnière puisse manœuvrer et continuer sur cette dynamique pour permettre à l’équipe de bien jouer. Et jeudi, nous avons été très efficaces sur les premiers contacts. Vraiment, Antoine a été déterminant sur la qualité de notre jeu, plus déterminant peut-être que quand il fait une ou deux percées et qu’il traverse le terrain.
Aussi, le technicien des Bleus explique pourquoi la France a joué avec deux numéros 10 contre l’Irlande, à savoir Matthieu Jalibert et Thomas Ramos. Extrait:
J’aimerais tellement que tout ce qui s’est passé jeudi ait été prévu (rires). Ce qui est sûr, c’est que nous jouons avec deux numéros 10 qui, suivant les positions sur le terrain, suivant les zones trouvées, s’interchangent de manière quasi naturelle. Le meilleur exemple, c’est l’essai de Théo (Attissogbe), Thomas vient en position de 10 et c’est lui qui touche le bon intervalle sur « Manny » (Meafou) et c’est Matthieu Jalibert qui demande le ballon dans le dos de manière très opportune. Il est alors en position de 15 à ce moment-là. Ils s’interchangent très rapidement, ce qui montre qu’ils sont à l’aise dans le système qu’on leur propose.
Le système est voué à perdurer. C’est le même depuis le match des Blacks en novembre 2024, c’est le système avec lequel on a gagné le Tournoi l’année dernière. Après, on le fait toujours un peu évoluer. Pour moi, l’objectif principal d’un système de jeu, c’est d’être le plus efficace possible en exploitant les talents de chacun. Les joueurs mettent leurs qualités au service du système. Pas l’inverse. Le système de jeu de l’équipe de France est le même quel que soit l’ouvreur en place.
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Merci pour cet article
Loin des mélodrames et des articles de caniveau habituels.
Merci pour ce très bon article !!!!