« Ce sont des menteurs » : l’attaque frontale de Samuel Nouchi contre l’ASBH
« Ce sont des menteurs » : l’attaque frontale de Samuel Nouchi contre l’ASBH
Le mardi 2 juin 2026 à 13:52 par David Demri
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Après huit années passées à former les jeunes de l’AS Béziers Hérault, Samuel Nouchi a définitivement tourné la page. L’ancien deuxième ligne biterrois va désormais se consacrer pleinement à son rôle de manager du RC Nîmois.
Mais avant de quitter l’ASBH, le technicien de 50 ans a tenu à revenir sur une dernière saison particulièrement tendue, marquée selon lui par une rupture totale avec les dirigeants du club.
« À partir de novembre, il n’y a plus eu de relations »
Responsable des Espoirs depuis 2021 après avoir accompagné plusieurs générations de jeunes joueurs au sein de l’Association, Samuel Nouchi affirme que la situation s’est brutalement dégradée au cours de la saison.
Il s’est confié via Midi Libre :
« C’est à partir du mois de novembre que ça a basculé, dès qu’ils ont viré Christophe Chollet. Apparemment, tous ceux qui étaient des proches de Christophe Chollet étaient des pestiférés. À partir de ce moment, il n’y a plus eu de relations avec personne. »
Selon lui, les échanges avec la direction ont quasiment disparu.
« Les gamins me rapportaient les informations, me disaient quels joueurs espoirs qui s’entraînaient avec les pros allaient descendre pour jouer avec nous. Jonathan Bousquet me faisait aussi des retours et échangeait avec David Irazoqui. »
« Voir dix ans de formation partir en fumée »
L’ancien entraîneur des Espoirs explique avoir vécu une saison particulièrement difficile.
« Elle a été dure parce qu’on n’a pas respecté les gamins. On leur a sorti qu’ils n’avaient pas le niveau Top 14 mais je pense que la direction n’était pas au courant qu’ils évoluaient en Pro D2. »
Ce qui le marque le plus reste le départ massif de nombreux jeunes issus du centre de formation.
« Voir partir tous ces jeunes, voir dix ans de formation partir en fumée, c’est ça qui fait le plus mal. Il y a eu les cinq ans de Pierre Caillet avant qu’il prenne les pros, et cinq ans avec moi. Tout ce qu’on a créé, la direction l’a détruit en huit mois. »
Samuel Nouchi évoque une véritable saignée.
« Même ceux qui étaient encore sous contrat pouvaient être remerciés. En moyenne, dans chaque club, c’est entre dix et quatorze gamins qui ne sont pas conservés. Là, ce sont vingt-deux gamins qui partent. C’est une hécatombe. »
« Ce sont des menteurs »
Très critique envers les dirigeants, Samuel Nouchi ne cache pas son amertume au moment de quitter le club.
« Oui, très amer. Je suis très heureux d’avoir l’opportunité que m’offre Nîmes. Mais la manière dont ça s’est terminé à Béziers, c’est ne pas respecter les hommes et tout le travail entrepris pendant des années. »
Lorsque la politique de formation de l’ASBH est évoquée, sa réponse est sans détour.
« Ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti. Ce sont des menteurs. »
Et lorsqu’on lui demande quel message il souhaite adresser à la direction, le ton reste le même.
« Bon vent ! Et bon courage aux joueurs, aux supporters et à l’institution. Mais pas à ces hommes. Ils n’ont pas respecté le club, ni les gens. Je suis inquiet pour l’avenir. »
Une rupture totale avec le club
Désormais tourné vers son nouveau défi à Nîmes, Samuel Nouchi quitte Béziers avec le sentiment qu’une partie importante du travail réalisé ces dernières années a été remise en cause.
Concernant le recrutement du centre de formation, il affirme ne disposer d’aucune information.
« On n’en sait rien, on nous informe de rien. On sait que le troisième fils Loggenberg vient, c’est tout. Sinon, ils voulaient recruter des jeunes internationaux français. Mais ça a un coût, et ça se règle des mois à l’avance. S’ils ont recruté, c’est sans nous le dire. »
Des déclarations particulièrement fortes qui risquent de faire réagir du côté de Béziers.
2 Commentaires


Il aurait été pas mal pour les Espoirs du RCT non?
Au moins, ça c’est dit….