Ces joueurs qui ont changé d’avis après avoir signé un précontrat

Ces joueurs qui ont changé d’avis après avoir signé un précontrat

Le lundi 20 juillet 2026 à 2:00 par David Demri

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Le dossier Tevita Tatafu a largement animé l’actualité des transferts ces derniers mois. Après s’être engagé en faveur de l’Union Bordeaux-Bègles, le pilier international français a finalement prolongé son aventure à Bayonne, donnant naissance à un conflit qui dépasse largement le simple cadre sportif. Pourtant, cette affaire est loin d’être une première.

Depuis près de vingt ans, plusieurs joueurs ont déjà changé d’avis après avoir signé un précontrat. Certains dossiers se sont réglés à l’amiable, d’autres devant les prud’hommes, contribuant à faire évoluer la valeur juridique de ces engagements dans le rugby professionnel.

Dellapé a ouvert la voie

Le premier grand dossier remonte au milieu des années 2000. À l’époque joueur d’Agen, Santiago Dellapé s’engage avec Montpellier avant de finalement rejoindre Biarritz.

Le MHR refuse de laisser passer ce revirement et saisit la justice afin de faire appliquer la clause de dédit prévue dans le précontrat. La décision fera date : le joueur est condamné à verser 114 000 euros au club héraultais. Pour la première fois, un tribunal reconnaît concrètement la portée d’un précontrat dans le rugby professionnel.

Kockott et Fernández, deux dossiers intimement liés

Quelques années plus tard, Rory Kockott accepte de rejoindre Toulon avant de revenir sur sa décision pour poursuivre l’aventure avec Castres. Le président du CO, Pierre-Yves Revol, choisit alors de verser au RCT le montant prévu par la clause de dédit afin de conserver son demi de mêlée.

Cette volte-face entraîne toutefois une autre conséquence. Castres avait déjà sécurisé l’arrivée de l’ouvreur argentin Santiago Fernández. Finalement, le club tarnais renonce à son recrutement afin de respecter les quotas JIFF, provoquant à son tour un contentieux autour du précontrat signé par le joueur.

Ces deux affaires contribuent à renforcer une jurisprudence devenue aujourd’hui une référence sur le marché des transferts.

Cassiem, Tatafu… des dossiers toujours d’actualité

Ces dernières saisons, les litiges autour des précontrats ont refait surface. Uzair Cassiem, initialement attendu à Nice, a finalement rejoint Oyonnax, entraînant une procédure devant les prud’hommes. Le club azuréen réclame l’application de la clause de dédit, estimée à 200 000 euros.

L’affaire Tevita Tatafu est encore plus médiatisée. Après avoir signé un précontrat avec Bordeaux-Bègles, le pilier a finalement prolongé son contrat à Bayonne. Si le volet civil n’est pas encore tranché, le dossier a déjà donné lieu à des sanctions disciplinaires prononcées par la Ligue nationale de rugby contre le joueur, l’Aviron Bayonnais et son président pour des manquements réglementaires liés à la non-communication de certains actes sous seing privé.

L’histoire est d’ailleurs loin d’être terminée. Le dossier Arthur Coville, qui oppose actuellement le demi de mêlée de Provence Rugby à son futur club présumé, le RC Vannes, pourrait bien devenir le prochain épisode d’une série de contentieux qui ne cesse de rappeler qu’en rugby professionnel, un précontrat n’est plus une simple promesse.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

6 Commentaires

  1. Eric 20 juillet 2026 at 07h- Répondre

    On aurait également pu citer l’affaire Gorgodze et Montpellier.
    Eric.

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    J'aime pas 1
    • Aucamville 20 juillet 2026 at 11h- Répondre

      Ainsi que celle-là …. même si tu vas trouver à y redire :
      « …En 2017, alors qu’un transfert vers le Stade toulousain est presque finalisé, le Rugby club toulonnais revient à la charge. Malgré un accord préalable signé avec Toulouse, Isa choisit de rejoindre Toulon, convaincu par le président Mourad Boudjellal… »

      • Dranix 20 juillet 2026 at 11h- Répondre

        « transfert presque finalisé… »
        Il n’y avait pas de précontrat signé, me semble-t-il, ce qui signifie que le joueur ne s’était pas encore engagé.
        On a connu la même chose cette année avec Menoncello, pour rappel, les médias annonçaient la bonne avancée des négociations avec le RCT avant qu’il ne signe au ST.

        • Dranix 20 juillet 2026 at 11h- Répondre

          Je reformule et précise : l’accord préalable n’était pas, me semble-t-il, un précontrat.
          En concernant Menoncello, il n’avait rien signé avec le RCT

      • Eric 20 juillet 2026 at 16h- Répondre

        Pas tout a fait car Facu voulait impérativement rejoindre son mentor ici à Toulon Juan Martin fernandez Lobbe.
        Juan est un copain et je le sais par lui.
        Il l’avait déjà pris sous son aile lors de son premier passage tout jeune à Toulon.
        Eric

        • Aucamville 20 juillet 2026 at 18h- Répondre

          Je ne dit pas le contraire eric mais il avait bel et bien signé une promesse de venue au ST en présence de son ami (également) Albacete.
          Quand à Dragix, je te confirme que Menoncello n’avait rien (et ne pouvait plus rien) signé chez vous en milieu de saison passé car sa promesse d’engagement a été rédigé (et donc signée) en fin de saison 24/25 au lendemain du titre et à la confirmation de dernière saison de Pita.