« C’est terrible ce que je vais vous dire… » : Le mea culpa d’Ugo Mola sur le déclin du Stade Toulousain
« C’est terrible ce que je vais vous dire… » : Le mea culpa d’Ugo Mola sur le déclin du Stade Toulousain
Le samedi 17 janvier 2026 à 12:43 par David Demri
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À l’aube d’un duel couperet face aux Anglais de Sale, le Stade Toulousain ne joue pas seulement une qualification : il défie sa propre histoire. Face aux vents contraires, Ugo Mola rompt le silence et détaille sa stratégie managériale pour sortir ses troupes de l’ombre et redevenir cette machine à gagner qui effrayait l’Europe.
Le crépuscule d’une hégémonie ou simple trou d’air ?
Dans les travées d’Ernest-Wallon, l’air s’est rafraîchi. Avec trois revers sur les cinq derniers matchs, le géant haut-garonnais vacille. Pourtant, Ugo Mola, l’homme aux sept boucliers et couronnes européennes, observe ce tumulte avec un flegme teinté d’ironie.
Il pointe du doigt la versatilité des observateurs :
« Je vous observe, je vous lis. Vous vous posez tour à tour la question « pourquoi Toulouse ne gagne pas tout le temps » et, quand Toulouse gagne, « pourquoi l’hégémonie de Toulouse dérange. » Je remarque cette ambivalence-là… ».
Si le technicien refuse de céder à la panique, il ne se voile pas la face. Le rugby léché des Rouge et Noir s’est grippé, laissant place à une irrégularité chronique. « Qu’il ne faut pas mettre sous couvercle les performances en Top 14 où on a régulièrement marqué plus de 50 points contre des équipes majeures. Mais, pour autant, il y a, là aussi, une forme d’ambivalence entre ces résultats et ce rugby pas toujours abouti. Particulièrement ces trous d’air qui nous font mal. ».
La fin des « coachs légistes » : la révolution interne
Pour affronter le mur défensif de Sale, Mola a décidé de bousculer les fondations de son encadrement. Fini le constat passif, place à l’action immédiate.
« Il y a suffisamment de coachs ‘’légistes’’ et de gens qui constatent. J’en ai eu dans mon staff. Aujourd’hui, je n’en ai plus. J’ai des porteurs de solution. Des gens qui se questionnent car les sachant, c’est rare qu’ils trouvent des solutions puisqu’ils savent déjà. Maintenant, il faut qu’on trouve la bonne. On est en quête. ».
Cette quête de renouveau passe par une remise à plat des certitudes. Le manager toulousain assume une mutation profonde dans le quotidien du club :
« Comment penser qu’on aura des résultats meilleurs avec la même méthode ? Donc oui, il le faut. Et on a déjà enclenché certaines petites mutations dans notre manière de fonctionner. Mais tout prend du temps. J’ai toujours pensé que les solutions se trouvaient par les acteurs du jeu. À nous de les mettre dans les meilleures conditions. À nous de penser peut-être nos semaines un peu différemment… ».
L’urgence de redevenir une équipe « inquiétante »
Le constat est sans appel, et presque brutal dans la bouche du patron : Toulouse a perdu son aura de prédateur. « À nous de nous remettre dans ce paradigme-là, d’être à nouveau une équipe de haut niveau, ce que nous ne sommes pas en ce moment… ». Une déchéance temporaire qu’il juge paradoxalement salvatrice pour la psychologie du groupe : « C’est terrible ce que je vais vous dire, mais je pense que c’était nécessaire à notre construction, à un chemin un peu différent. ».
Face à l’enjeu, Mola balaie d’un revers de main la notion de pression négative, lui préférant la vertu du doute constructif : « Je vous retourne la question, C’est quoi la pression, en fait ? Des doutes qui peuvent se créer ? Mais vous croyez que quand on est champion, on n’a pas de doutes ? Que quand on gagne une finale après prolongation, on n’a pas eu de doutes ? Mais c’est la vie, les doutes ! ».
Le scénario du pire : une seule compétition ?
Si Toulouse devait chuter ce samedi, le manager est prêt à en assumer les conséquences, quitte à réduire ses ambitions nationales. « Si on est éliminé en Champions Cup, eh bien, on en tirera les conséquences, on remettra le bleu de chauffe. Et peut-être que, cette saison, on a l’effectif pour jouer une seule compétition… ».
Mais avant d’en arriver là, le Stade veut montrer qu’il a encore les crocs.
« On s’est mis en ordre de marche pour essayer de redevenir, malgré ces deux défaites, une équipe un peu plus inquiétante que ce que l’on laisse paraître ces derniers temps. Parce qu’on n’est pas très inquiétants, ça, je vous concède. On essaie de trouver la bonne formule du moment pour y remédier. Et peut-être qu’on se plante. Mais je n’ai pas de honte à dire que je me suis trompé. ».
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L’an dernier on disait pareil que le ST était fini. En championnat à part les défaites au MHR et à Bayonne le reste défaite à Pau sur une relance inconsidérée de Kinghorn alors que le match était plié à l’Usap avec une équipe largement remaniée à
Glasgow sans les 2 centres titulaires. En top 14 avec 3 réceptions sur 4 matchs ils peuvent mettre à distance les concurrents
C’est une tirade pour remobiliser ses troupes
Effet psychologique à haute dose
Y croit il lui même ?
En tout cas le ST tout à l’heure sera transfiguré
Bien vu
Sale va pouvoir s’en apercevoir….
Bonus offensif pour le ST