Cet ancien pilier droit champion du monde de rugby s’est lancé dans le bodybuilding à 50 ans !
Cet ancien pilier droit champion du monde de rugby s’est lancé dans le bodybuilding à 50 ans !
Le mercredi 28 octobre 2026 à 22:52 par David Demri
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Champion du monde avec l’Angleterre en 2003, Phil Vickery s’est lancé un défi particulièrement inattendu.
À 50 ans, l’ancien pilier international a décidé de participer à des compétitions de bodybuilding. Une reconversion étonnante pour celui qui a porté les couleurs de Gloucester et des Wasps, mais qui cache surtout une histoire personnelle marquée par des moments difficiles après sa carrière de rugbyman.
Retraité des terrains depuis 2010, l’ancien capitaine du XV de la Rose a récemment participé à sa première compétition de bodybuilding, organisée à Hull, en Angleterre. Une expérience qui lui a permis de retrouver certaines sensations de sa carrière sportive, tout en poursuivant une transformation physique entamée plusieurs années auparavant.
« J’étais vraiment au plus mal »
Interrogé par Sky Sports, Phil Vickery a d’abord préféré plaisanter sur sa nouvelle activité :
« Je ne suis pas vraiment un bodybuilder. Vous savez, je n’ai pas le gabarit pour ça »
Mais derrière cette reconversion se cache une période beaucoup plus compliquée.
L’ancien international anglais explique avoir commencé la musculation après avoir traversé des difficultés personnelles :
« Tout a commencé il y a six ou sept ans, alors que je traversais une période très difficile. J’étais vraiment au plus mal. Je me suis regardé et je me suis dit: ‘Regarde dans quel état tu es. Fais quelque chose’ »
La salle de sport est progressivement devenue un élément essentiel de son quotidien, bien au-delà de la simple recherche d’une transformation physique.
La musculation lui a permis de se reconstruire
Dans une longue publication sur Instagram, Phil Vickery a expliqué ce qui l’avait poussé à monter sur scène pour participer à une compétition.
Pour l’ancien pilier, les bénéfices de cette nouvelle discipline sont autant psychologiques que physiques :
« On me demande sans cesse pourquoi je l’ai fait, quel en est l’intérêt, combien on gagne si on remporte la victoire, et ainsi de suite. Avant tout, la salle de sport et la musculation m’ont aidé physiquement, mais surtout mentalement. J’adore la discipline, le défi, l’ambiance, la camaraderie, et le simple fait que ce soit un travail acharné »
Une philosophie qui rappelle certains aspects de sa carrière de rugbyman, même si le bodybuilding repose sur une approche beaucoup plus individuelle.
Au micro de la BBC, Phil Vickery a expliqué ce qui le séduisait particulièrement dans cette discipline :
« Ce que j’aime dans le bodybuilding, c’est que ce soit un sport singulier parce que tu es contre toi-même »
Il a ensuite insisté sur l’exigence personnelle imposée par cette pratique :
« On ne peut pas tricher pour arriver sur scène. Impossible de se cacher derrière qui que ce soit ou quoi que ce soit. Votre physique est le reflet de votre travail. Il ne s’agit pas des autres. Pour moi, il s’agit simplement de devenir la meilleure version de soi-même et de faire mieux que la fois précédente »
« Ça me rappelle les vestiaires avant les gros matchs »
Malgré les différences entre le rugby et le bodybuilding, Phil Vickery a retrouvé une sensation qu’il connaissait particulièrement bien lorsqu’il évoluait au plus haut niveau.
L’attente avant de monter sur scène lui rappelle les instants précédant les grandes rencontres internationales.
L’ancien champion du monde raconte cette montée d’adrénaline avec une certaine émotion :
« Quand je me retrouve dans les coulisses, ça me rappelle les vestiaires avant les gros matchs. Tu es nerveux, tu te demandes si tu vas être malade. Si tu es heureux, si tu peux le faire. Cette énergie nerveuse et cette attente sont juste des sentiments horribles »
Après une carrière professionnelle de quatorze années, marquée notamment par deux victoires dans le Tournoi des Six Nations en 2000 et 2001 et un sacre mondial en 2003, Phil Vickery a donc retrouvé à 50 ans le goût de la compétition, cette fois loin des terrains de rugby.

