Cette recrue star de l’UBB a impressionné pour son premier match de Top 14

Cette recrue star de l’UBB a impressionné pour son premier match de Top 14

Le lundi 5 janvier 2026 à 10:05 par David Demri

3 Commentaires

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Longtemps privée de densité dans les zones d’impact, l’Union Bordeaux-Bègles semble enfin avoir récupéré ce qui lui manquait le plus depuis le début de saison : du poids, de la puissance et des porteurs capables de faire reculer n’importe quelle défense. Et ce retour en force change profondément la lecture de son rugby.

Face au Racing 92, samedi, la démonstration n’a pas seulement été collective ou offensive. Elle a surtout été physique. Derrière le score fleuve (62-20), un constat s’impose : l’UBB peut de nouveau imposer un rapport de force. Le retour simultané de Jean-Luc Du Preez, Ben Tameifuna et Adam Coleman redonne au pack girondin une épaisseur qu’il avait perdue pendant de longs mois.

Yannick Bru ne s’en cache pas. Après une première partie de saison souvent jouée en déséquilibre, le manager savoure ce changement de visage. « On sait que notre jeu est fait de vitesse mais il faut aussi une dose de puissance importante. » Une évidence dans le rugby moderne, mais une donnée qui faisait défaut jusqu’ici à Bordeaux.

Jean-Luc Du Preez, absent depuis l’été et une blessure contractée lors du Rugby Championship, n’a pas tardé à rappeler pourquoi le club avait misé sur lui. Dès son entrée, l’international sud-africain a imposé son style : courses droites, impacts frontaux, activité debout.

« Il nous a déjà amené ce pourquoi on l’a embauché, c’est-à-dire de la dimension physique, de l’impact en attaque et en défense et cette capacité à jouer debout », détaille Bru dans les colonnes de Sud-Ouest.

Dans le même temps, Ben Tameifuna, de retour après une alerte musculaire, a lui aussi repris son rôle naturel de dynamiteur. Quand le Tongien est là, les défenses adverses reculent, et les espaces finissent par s’ouvrir pour les lignes arrière. Un cercle vertueux que l’UBB attendait depuis des semaines.

Le constat est limpide pour le staff, qui n’a jamais fui les critiques lorsque ces profils manquaient à l’appel. « On a été tristes de voir qu’en début de saison, il nous manquait Jean-Luc, il nous manquait Big Ben, il nous manquait Adam Coleman. Et on a accepté les critiques, rappelle Yannick Bru. Vous voyez que quand ils sont là, de suite, ça simplifie pas mal de choses. Donc j’espère qu’on va continuer comme ça, à les garder à bord sans nouvelles blessures. Et que l’effectif va enfin fonctionner à plein sur la deuxième partie de la saison ».

Avec ses gros porteurs enfin disponibles, l’UBB n’est plus seulement une équipe de mouvement : elle redevient une formation capable de faire mal avant de jouer vite. Un détail qui, à ce stade de la saison, peut tout changer.

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3 Commentaires

  1. jmarc 5 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Ce qui nous manque clairement, un manque de puissance et d’impact.

  2. copan 5 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Beaucoup, et surtout les journaleux n’ont pas manqué de souligner le début de saison poussif de l’UBB et ses contre performances … en faisant abstraction d’une infirmerie remplie de quinze unités – et pas des moindres – pendant près de deux mois. L’horizon s’éclaircit et tout de suite les résultats reviennent : ceci est valable pour toutes les équipes qui, sur une saison, sont confrontées à ces aléas.

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  3. RCT_Yoda 5 janvier 2026 at 14h- Répondre

    Toulouse et Bordeaux a-dessus du lot depuis deux saisons. Pau en outsider.
    Quant à Toulon, attention, la marge de manœuvre est très mince… le top 6 pourrait nous filer entre les doigts.