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Cette statistique improbable des avants Clermontois

Cette statistique improbable des avants Clermontois

Le samedi 28 février 2026 à 12:08 par David Demri

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Cette saison, une statistique étonne les observateurs du Top 14 : les avants de l’ASM Clermont Auvergne réalisent plus de passes après contact (les « offloads ») que les trois-quarts de l’équipe. Cette habitude n’est pas un hasard, mais le résultat d’une nouvelle organisation tactique choisie par le staff.

Un changement de système : les « cellules de quatre »

Pour mieux comprendre ce changement, il faut regarder comment les joueurs se placent sur le terrain. L’été dernier, le club a décidé de modifier sa structure. Au lieu de se regrouper par trois autour du porteur du ballon, les avants travaillent désormais par groupes de quatre.

Cette nouvelle disposition permet d’avoir toujours un partenaire proche pour récupérer le ballon si le premier joueur est stoppé.

Le deuxième ligne Thomas Ceyte explique ce choix via L’équipe :

« On a changé de système de jeu l’été dernier, en passant à des cellules à quatre avants, au lieu de trois, Ça permet d’avoir toujours un avant disponible, si le ruck est propre, pour ramasser les ballons et faire jouer tout de suite, dans la défense, même avant le neuf. »

Cette organisation permet d’accélérer le jeu et de perturber la défense adverse, car le ballon ne s’arrête pas au sol.

Pourquoi préférer la passe au contact ?

Le premier avantage est physique. Quand un joueur parvient à faire une passe alors qu’il est plaqué, il évite de tomber au sol. Cela permet d’économiser de l’énergie et de garder le ballon en mouvement.

Selevasio Tolofua résume bien cet état d’esprit :

« j’essaie de faire vivre le ballon, de donner de la continuité au jeu »

Il ajoute également :

« Moins on passe par le sol, moins on perd d’énergie »

Pour les joueurs, c’est aussi une façon de participer davantage au jeu offensif, comme le souligne Thomas Ceyte :

« on a beau jouer deuxième-ligne et faire le travail de l’ombre, on aime aussi faire comme ce qu’on voit à la télé des fois ! Quand tu es petit et que tu aimes le rugby, tu ne regardes pas comment sont nettoyés les rucks… Les offloads, j’aime en faire, et j’essaie de montrer qu’on peut jouer deuxième-ligne et faire ce genre de gestes ! »

Un apprentissage exigeant

Cette tactique n’a pas été simple à mettre en place. Au début, l’équipe a fait des erreurs, notamment en perdant le ballon lors des passes, ce qui offrait des opportunités à l’adversaire.

Le coach adjoint, Julien Laïrle, explique :

« On encaissait beaucoup d’essais sur turn-over »

Pour corriger cela, le staff a modifié les entraînements. Au lieu d’arrêter le jeu pour donner des consignes, ils ont laissé les joueurs enchaîner les séquences longues pour apprendre à mieux se replacer défensivement en cas de perte de balle.

« Alors sur nos séances de volume, on a commencé à plus laisser jouer sur des séquences plus longues, plutôt que de les interrompre pour revenir à de l’offensif. On a laissé courir le ballon, pour retrouver la capacité de bien défendre sur les pertes de balle. »

Mais pour que ce système fonctionne, il y a une condition essentielle : le joueur doit d’abord gagner son duel. Sans un bon impact physique initial, il est impossible de libérer ses bras pour faire une passe.

Comme le rappelle Selevasio Tolofua :

« La passe après contact, c’est d’abord la conséquence d’un duel gagné, C’est quand tu as dominé ta collision que tu peux libérer les bras ! »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. OTARIE ! 28 février 2026 at 13h- Répondre

    Ca c’est un article passionnant !
    Un grand BRAVO !

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