« Ceux qui se permettent de critiquer ou d’insulter n’apportent rien au club » : Philippe Tayeb très remonté
« Ceux qui se permettent de critiquer ou d’insulter n’apportent rien au club » : Philippe Tayeb très remonté
Le mardi 29 septembre 2026 à 18:52 par David Demri
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La prolongation de Laurent Travers jusqu’en 2030 n’a pas totalement effacé les blessures de la saison passée à Bayonne. Alors que son directeur du rugby a finalement décidé de s’inscrire dans la durée, Philippe Tayeb est revenu sur les turbulences ayant accompagné son arrivée au Pays basque. Le président de l’Aviron emploie des mots extrêmement forts et adresse surtout un message très clair : il ne veut plus jamais revivre une telle situation.
La situation s’est considérablement apaisée autour de Jean-Dauger.
Laurent Travers a finalement accepté de poursuivre son aventure Bayonnaise pour trois saisons supplémentaires et le club peut désormais construire son nouveau cycle avec davantage de sérénité.
Mais Philippe Tayeb n’a rien oublié de la saison passée.
« Le traumatisme était profond »
L’arrivée de Laurent Travers et sa cohabitation impossible avec Grégory Patat avaient plongé l’Aviron dans plusieurs mois de confusion.
Travers avait également été la cible d’une fronde, notamment sur les réseaux sociaux, d’une partie du public Bayonnais. Une période suffisamment difficile pour le pousser à demander une révision de ses engagements avec le club.
Philippe Tayeb estime d’ailleurs que présenter l’accord actuel comme une simple prolongation ne raconte pas toute l’histoire.
Le président de l’Aviron rappelle dans Midi Olympique que Travers avait initialement donné sa parole sur la durée, avant que les événements de sa première année ne le conduisent à demander certaines modifications.
« Ce n’est pas une prolongation, c’est la suite logique de ce qu’on avait pris comme engagement. Laurent s’était engagé. Il a vécu des choses inadmissibles. Il n’est pas revenu sur sa décision, parce qu’il avait donné sa parole et c’est quelque chose d’important. On n’est pas obligés de contractualiser pour avoir des garanties. Ce qui est certain, c’est qu’il avait besoin de voir comment ça allait évoluer et comment l’entourage du club était capable de se comporter dans ces moments. Les règles du jeu avaient été fixées il y a longtemps. On a juste re-discuté sur la suite qu’on pouvait donner, si l’atmosphère était restée la même que cette dernière année. On a revu des choses à la demande de Laurent, qui était légitime, car le traumatisme était profond. Je le répète, ce qui s’est passé l’année dernière est inadmissible et intolérable. »
Des mots qui permettent de mesurer à quel point les événements avaient fragilisé la relation entre Travers et son nouvel environnement.
Tayeb assume sa responsabilité
Philippe Tayeb tient également à rappeler que l’installation de Laurent Travers sur le long terme faisait partie du projet dès son arrivée.
Selon lui, les difficultés rencontrées avec Grégory Patat et les changements intervenus dans l’organisation sportive ont pu donner au grand public l’impression que le projet initial n’était pas clairement défini.
Le président Bayonnais assume personnellement la responsabilité de cette période de confusion.
« Mais quand Laurent est arrivé, c’était acté qu’il reste sur le long terme. Il n’est pas venu pour une saison. Je rappelle que tout était formalisé, écrit, que les différentes parties avaient signé les documents. Ça ne s’est pas passé comme ça devait se passer. J’en assume l’entière responsabilité. Par contre, tout était contractualisé pour un certain nombre d’années. Quand on donne un accord, il faut le respecter. Ça n’a pas été le cas et ça a créé, peut-être, une forme de confusion, de malentendu extérieur pour le grand public ou les supporters de l’Aviron. »
La prolongation jusqu’en 2030 permet désormais de clarifier définitivement la situation.
Mais le dirigeant n’en reste pas là.
« Ceux qui se permettent de critiquer ou d’insulter n’apportent rien au club »
Plusieurs mois après les événements, Philippe Tayeb garde manifestement un goût très amer de la fronde qui avait accompagné l’arrivée de Travers.
Le président vise notamment les critiques et insultes qui avaient circulé autour du club.
Et son avertissement est particulièrement ferme : une telle situation ne doit plus se reproduire à Bayonne.
« Aujourd’hui, quand on prend des décisions, elles sont étudiées et analysées. Nous sommes là pour faire grandir le club. Je pense qu’on ne le fait pas trop mal depuis huit ans. Il faut continuer. Ceux qui se permettent de critiquer ou d’insulter n’apportent rien au club. Ça me met en colère. Le message que je veux faire passer, c’est qu’on ne doit pas revivre ce qui a été vécu l’année dernière, par Laurent, son entourage et le club. »
Avec Laurent Travers désormais engagé jusqu’en 2030, l’Aviron entend refermer cette période particulièrement agitée et retrouver de la stabilité autour de son projet sportif.

