« Chapeau, je ne sais pas comment tu fais » : Damian Penaud félicite un joueur de l’UBB
« Chapeau, je ne sais pas comment tu fais » : Damian Penaud félicite un joueur de l’UBB
Le vendredi 30 janvier 2026 à 0:47 par David Demri
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Alors que l’Union Bordeaux-Bègles traverse une période charnière, à la sixième place du Top 14, un homme symbolise la résilience girondine : Boris Palu.
Arrivé l’été dernier en provenance du Racing 92, le deuxième ligne de 30 ans est le seul joueur de l’effectif à avoir disputé l’intégralité des 19 rencontres de la saison.
Le marathonien de l’UBB
Avec 4 matchs de Champions Cup et 15 de Top 14 dans les jambes, Palu ne cache pas une certaine lassitude, mais préfère savourer son importance retrouvée.
« Je l’ai encore eu au téléphone tout à l’heure, il m’a dit de m’accrocher pour Montauban, après il y a une pause », confie-t-il dans les colonnes de Sud-Ouest au sujet de son compère Cameron Woki. « Dans l’idéal, le staff aurait fait tourner mais avec les blessures (Coleman, Cazeaux, Bochaton, Gazzotti) et l’impératif de points à cause des matchs moins bons, on doit se rattraper. Après, on en rigole un peu et je préfère cette fatigue-là que d’arriver dans un club et ne pas jouer. »
Cette omniprésence lui a permis de gagner rapidement le respect d’un vestiaire champion d’Europe. Damian Penaud lui-même lui a glissé :
« Franchement chapeau, je ne sais pas comment tu fais ! ».
Pour Boris Palu, cette régularité est sa meilleure carte de visite :
« Maintenant, quand je dis quelque chose sur la touche par exemple, on m’écoute un peu plus que si je ne jouais que de temps en temps. »
L’ambition bleue et la force collective
Malgré une dernière sélection remontant à 2020, ses performances actuelles l’autorisent à rêver de nouveau au XV de France. « Quand on fait des bonnes performances dans ton club qui joue la Coupe d’Europe, tu te dis : pourquoi pas », glisse-t-il avec humilité.
Au-delà de son cas personnel, il souligne la capacité de l’UBB à se sublimer dans l’adversité. « Tout le monde joue à son plus haut niveau ensemble et c’est le signe d’une équipe qui sait où elle veut aller », analyse-t-il.
Et si l’absence de certains cadres comme Jalibert ou Lucu pèse, Palu reste confiant dans la profondeur de l’effectif pour affronter les doublons :
« On travaille quotidiennement pour donner le meilleur. Mais je pense que la comparaison sera compliquée pour n’importe quel joueur qui remplace un Matthieu Jalibert par exemple. Avec le jeu qu’il a affiché depuis le début de saison, c’est du très haut niveau. Mais je ne suis pas inquiet non plus, Martin Page-Relo a parfaitement pris le relais de Max. À l’ouverture, Joe (Carbery) a l’expérience internationale. Il y a toujours des solutions. »
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