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Charles Ollivon : « J’ai été donné mort pour le rugby quelques fois »

Charles Ollivon : « J’ai été donné mort pour le rugby quelques fois »

Le jeudi 5 mars 2026 à 20:34 par David Demri

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Charles Ollivon a récemment fêté sa 50e sélection sous le maillot tricolore. Plus qu’un simple chiffre, c’est un exploit monumental quand on connaît le parcours semé d’embûches du Toulonnais.

À 32 ans, moins de quatre mois après son retour d’une énième blessure grave, l’avant le plus prolifique de l’histoire du XV de France continue d’étonner tout le monde par sa résilience.

Un combattant de retour de l’enfer

Pour ses coéquipiers et le staff, le parcours du joueur ressemble à une légende.

Laurent Sempéré, l’entraîneur adjoint en charge des avants, ne tarit pas d’éloges à son égard :

« C’est un Phénix, c’est incroyable. Tout au long de sa carrière, quand on voit les événements qu’il a subi, la façon dont il est revenu, vraiment, il faut lui tirer son chapeau. Il revient à chaque fois plus fort. »

Il faut dire que le destin s’est acharné sur lui. Entre blessures à l’épaule, fracture de l’omoplate et ruptures successives des ligaments croisés, le joueur a souvent été écarté.

« J’ai été donné mort pour le rugby quelques fois », reconnaissait l’intéressé dans les colonnes du Midi Olympique en novembre dernier.

Pourtant, Baptiste Serin souligne la force mentale de son coéquipier :

« Je sais qu’il est passé par des moments très compliqués notamment physiquement. Je suis très content pour lui, je vois qu’il enchaîne, c’est une leader pour nous il amène beaucoup de positif, c’est une aubaine d’avoir un mec comme ça! »

Le pari réussi de la deuxième ligne

Malgré ses longues absences, Ollivon est toujours revenu au plus haut niveau. Pour maximiser sa polyvalence, le staff des Bleus a tenté un pari audacieux : le faire glisser au poste de deuxième ligne.

« On est tous unanimes sur les performances de Charles, ce qu’il amène sur le terrain, c’est un travail de construction qu’on a entrepris avec lui », explique Laurent Sempéré. « On avait déjà évoqué l’éventualité de le mettre en 4 il y a plusieurs mois, on sait qu’il en est capable. C’est aussi une richesse dans le coaching pour nous, d’avoir des joueurs polyvalents. »

Son rôle dans le vestiaire est tout aussi crucial :

« Charles a cette emprise sur le groupe, cette expérience qui est précieuse pour nous parce qu’il est très rassurant pour ses coéquipiers. Donc, ça fait partie des joueurs sur lesquels on s’appuie. »

Une efficacité qui défie les postes

Passer de la troisième à la deuxième ligne exige une adaptation physique importante, comme le souligne Yacouba Camara via RMC Sport :

« Dans les tâches c’est ressemblant, tu fais le travail obscur: les rucks, les plaquages les mauls. Ce qui change c’est la mêlée, de pousser, de ressortir de la mêlée avec les jambes engorgées, de repartir sur du rythme, c’est vraiment incomparable entre les deux postes, tu laisses plus de jus en deuxième ligne. »

Il ajoute :

« Aux troisièmes lignes on demande beaucoup d’intensité, de gaz, de répétition, de vitesse. Un deuxième ligne doit quant à lui être présent dans les rucks, au soutien. Charles Ollivon, sa force, en deuxième comme en troisième ligne c’est qu’il sait toujours être là au bon moment pour franchir. »

Fabien Galthié attend énormément de son joueur pour le choc à Murrayfield ce samedi :

« Charles est titulaire ça veut dire beaucoup de choses pour nous. Il a fait des performances de très haut niveau. Notre équipe a besoin d’un grand Charles. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. christo 5 mars 2026 at 21h- Répondre

    Charles tu es le phénix, on te croit perdu pour le rugby, notamment pour ton omoplate, ou pour les croisés, chaque fois tu reviens encore plus fort . Chapeau et continue sur ta lancée

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    • Flo ST 6 mars 2026 at 03h- Répondre

      Oui, un joueur extraordinaire… je pensais vraiment qu’il était mort pour le rugby à l’époque de l’homoplate… comme j’ai été c.ontent de me tromper ! Et en plus il respire l’humilité. Bref un gars en or.

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