Charlie Faumuina impressionné par un pilier du XV de France : « Il n’était ni très lourd ni très costaud, mais… »

Charlie Faumuina impressionné par un pilier du XV de France : « Il n’était ni très lourd ni très costaud, mais… »

Le mercredi 4 février 2026 à 15:20 par David Demri

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Pour le coup d’envoi du Tournoi des 6 Nations contre l’Irlande, le XV de France mise sur la solidité et l’expérience. Pourtant, la titularisation de Dorian Aldegheri au poste de pilier droit a été accompagnée d’une forme de « surprise ».

Surnommé « Doudou », le Toulousain de 32 ans est un joueur aussi discret qu’efficace, dont le parcours et la personnalité forcent le respect de ses pairs.

Un ouvrier au service du collectif

Aldegheri n’est pas une star médiatique, mais un maillon essentiel. Comme l’explique son manager Ugo Mola via Midi Olympique :

« Dorian, ce n’est pas forcément le mec qu’on va mettre en avant, celui qu’on récompense de trophées individuels, mais c’est quelqu’un d’important dans le lien de l’équipe et de notre conquête ».

Pour le technicien, le succès repose sur cet amalgame :

« Les équipes qui gagnent le font souvent avec des joueurs qui font le lien, pas qu’avec des stars. Quand je dis stars, ce n’est pas péjoratif. C’est juste qu’il n’y a pas toujours les meilleurs au poste ou l’addition de talent. C’est aussi une question d’amalgame. Je peux prendre l’exemple de Dorian, celui de François Cros qui fait aussi ce lien. Ces joueurs nous permettent de jouer un peu mieux quand ils sont présents. »

Une référence mondiale en mêlée

Si le poste de pilier est souvent ingrat, le talent d’Aldegheri en mêlée fermée fait l’unanimité. Un de ses partenaires confie :

« Doudou, il ne fait pas de bruit, il n’est pas médiatique mais c’est un monstre en mêlée. Je n’ai jamais vu un mec aussi fort que lui dans ce domaine. À l’entraînement, il est parfois obligé de se retenir un peu, sinon il défonce tout le monde. »

Même la légende all black Charlie Faumuina reste admirative :

« Je n’ai jamais su comment il faisait, Doudou. Il n’était ni très lourd ni très costaud, mais il parvenait toujours à passer sous son pilier gauche. Ça se terminait irrémédiablement par une pénalité contre l’équipe adverse. Il est le meilleur pousseur de mêlée qu’il m’ait été donné de croiser dans ma carrière. Il aurait d’ailleurs tant de choses à apprendre aux piliers de Nouvelle-Zélande. […] Il a fallu que j’apprenne comment vous poussez, en France. Et c’est lui qui m’a appris ! »

Un destin sauvé par Ugo Mola

L’histoire d’Aldegheri aurait pu s’écrire loin du haut niveau. À l’été 2015, il était sur le point d’être « rattrapé » par Mola alors qu’il devait partir en Pro D2. « Dorian faisait partie de ces garçons pour lequel, à chaque fin de saison, on se posait la question de savoir s’il allait passer le cap l’année suivante », raconte le manager. « Pour la petite histoire, quand je suis arrivé à Toulouse, le contrat de prêt de Dorian à Carcassonne était déjà sur le bureau du directeur général. Je me suis vite empressé de le déchirer et de conserver le joueur. »

Ugo Mola a toujours soutenu son joueur, même dans les moments difficiles : « Si vous vous amusez à demander avec qui ils partiraient dans un moment délicat de leur vie, je crois que Dorian serait très souvent cité par ses partenaires, tellement il est fiable. » Il ajoute : « Je trouve que beaucoup de personnes ont parfois été très très dures avec Dorian sur ses performances, sur des moments où la mêlée a collectivement été mise à mal. »

Une maturité éclatante

Aldegheri a su évoluer. S’il dit avec humour : « Je ne vais pas cibler les passes » ou « J’essaye de mettre l’accent sur des secteurs qui me vont mieux », son activité dans les rucks est devenue précieuse. Antoine Dupont l’avait d’ailleurs remercié après un match crucial : « C’est le tournant du match. Merci à Dorian. »

Son manager confirme cette progression :

« C’est un joueur qui évolue hyper bien, qui a réglé des choses sur sa capacité physique à enchaîner, aussi sur sa capacité à se déplacer et à être utile, chose qui lui posait parfois problème parce qu’il se brûlait physiquement et que, malheureusement, il lui arrivait de manquer de lucidité. Il est arrivé à maturité et maîtrise tous les paramètres du haut niveau. J’en suis ravi pour lui parce qu’il travaille dur. »

Désormais, c’est avec une grande « maîtrise du poste » et une solide « expérience » qu’il aborde ce Tournoi. Pour Fabien Galthié, sa présence est logique : « On a mis en place une compétition à droite. C’est Dorian qui sera titulaire. Il dégage une maîtrise du poste, une expérience. Il évolue dans un club avec qui il est performant et joue des matchs très importants. Il connaît cette atmosphère, cette ambiance. »

Quant à l’intéressé, il reste fidèle à ses valeurs : « Je me donne à 100 %, comme quand j’étais remplaçant. En ce moment, je commence mais je suis toujours là pour servir l’équipe. »

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4 Commentaires

  1. ber0683 4 février 2026 at 15h- Répondre

    Un joueur qui n’est pas médiatisé, qui bosse ,…….sa sélection est une juste récompense ….

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  2. Barracuda 4 février 2026 at 17h- Répondre

    Il est nul je répète il.ce fait éclaté souvent en CE ET EN TOP 14 après si certains disent qu il est costaud ben oui il est pilier mais après cela il pousse pas .

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  3. galéjades 4 février 2026 at 19h- Répondre

    il se fait régulièrement siffler en mélee car il perd souvent ses appuis, pousse en travers, il est vrai toujours en coupe d’Europe ou avec l’EDF.
    J’ai pas souvenir d’avoir vu un pilier, à ce niveau, se faire siffler avec autant de régularité.
    En France il est intouchable, comme Tekori, mais c’est le doudou, on nous l’explique enfin.

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    • Mayol the best 4 février 2026 at 21h- Répondre

      J’ai toujours dit et vu la même chose
      Il ne tient pas en mêlée
      Pas d’appuis
      En tout cas jamais vu un pilier de faire autant pénalisé par les arbitres ….
      Faut arrêter , faut être sérieux quand-même…

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