Christophe Urios est-il vraiment le bon entraineur pour Clermont ?
Christophe Urios est-il vraiment le bon entraineur pour Clermont ?
Le dimanche 28 décembre 2025 à 1:00 par David Demri
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Cette saison, l’ASM Clermont traverse l’une des périodes les plus scrutées de son histoire moderne. Résultats instables, critiques publiques et doutes autour du projet sportif : le climat est électrique. Dans le viseur, un homme cristallise l’attention — Christophe Urios, manager depuis bientôt trois ans.
La tension a basculé dans la lumière le 14 décembre, après la lourde défaite à domicile contre Sale (14-35) en Champions Cup. Sous une publication Instagram de Rugbyrama montrant Urios s’exprimant après le revers, Fritz Lee, emblème du club pendant douze saisons, a lâché une phrase qui a fait trembler l’Auvergne.
L’ancien capitaine a écrit :
« Le problème vient de l’intérieur du vestiaire. Ça fait presque trois ans que ce projet est en place et il n’a en rien amélioré l’image de mon club de coeur. Rien n’a vraiment changé sous cette direction… Après, c’est juste mon avis. »
Une bombe. Et depuis, tout le monde parle.
Anciens joueurs partagés : inquiétude, scepticisme, mais espoir
Pour mesurer l’état réel du projet, plusieurs ex-figures de l’ASM ont été interrogées.
L’ex-troisième ligne Alexandre Audebert analyse sans détour via L’équipe :
« Après une arrivée en pompier de service (en janvier 2023) et après avoir fait du bricolage l’année suivante (8e), on semblait être entré dans le vrai projet Urios. Il avait fait venir son staff, il avait réalisé son recrutement. Je m’attendais à une saison plus solide, plus structurante pour le club. Force est de constater qu’on est dans le mou, dans le flou, dans le pas très clair. Si on parle des derniers résultats, les deux matches de Coupe d’Europe sont catastrophiques (défaites 47-10 face aux Saracens et 14-35 face à Sale), puis on perd à Perpignan qui joue à 14 pendant une heure (26-20). Ce n’est pas le standing de l’ASM. Sans oublier la sortie de Fritz Lee. Il a jeté un pavé dans la mare. »
Julien Pierre, lui, tempère :
« On voit bien que le club est en reconstruction et il y a quand même une qualification en phase finale l’an dernier qui n’est pas anodine. Mais cette saison, c’est à nouveau plus poussif. Clermont doit revenir à sa grandeur, remettre du jeu et de l’enthousiasme. Je suis persuadé que le projet se met en place et que l’ASM va retrouver le haut de l’affiche. »
Mais tout le monde n’est pas aussi confiant. Julien Malzieu se questionne :
« Quand il a été recruté, je me suis dit que l’ASM avait besoin d’un mec comme lui, un caractère fort, des convictions. Il fallait lui laisser du temps. Mais ça fait trois ans… Il s’est entouré de mecs de confiance, il a fait son recrutement et ça ne fonctionne pas. Est-ce que son discours marche toujours ? Il parle fort, mais j’ai la sensation que ça fait ni chaud, ni froid aux joueurs. Son tempérament à l’ancienne, est-ce que ça marche avec la nouvelle génération ? La mayonnaise ne prend pas. Il a été évincé de Bordeaux alors qu’il avait des résultats. Il y a beaucoup trop d’interrogations et de zones d’ombre. »
Audebert ajoute un autre angle inquiétant :
« Ce qui me fait bizarre, c’est qu’il n’y a qu’Urios qui communique. Le président est invisible. Le directeur général parle un peu. Les joueurs, on ne les entend presque pas. Est-ce qu’ils la ferment pour se concentrer ou par peur de se prendre un retour du staff ? Est-ce qu’il y a un malaise ? Urios semble jouer les paratonnerres… »
Malzieu résume la situation d’une formule qui claque :
« Si j’entends un mec dire : ‘On joue le maintien’, ce serait du foutage de gueule ! Clermont a l’effectif pour être dans le top 6. Avec la réception de Bordeaux, le déplacement à Montauban et la réception de La Rochelle, tu vas être vite fixé. Déjà, si tu perds au Michelin contre l’UBB, ça va commencer à sentir mauvais… C’est le révélateur, soit tu joues les 6, soit tu galères. »
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Non , après 3 ans et des espoirs , Urios n’est pas l’homme de la situation . Ou plutot son projet rugbystique . Jeu énergivore et monolithique , comme le disait fritz Lee et d’autre . Quand tu prends Clermont sur les mauls , il nous reste quoi ? .
De plus notre systeme defensif n’est pas au niveau du Top 14 et on a vue en coupe d’europe qui est le vrai révélateur de ton niveau rugbystique .
Notre jeu de 3/4 est lent , inoffensif et sans surprise . Comme dit si bien fritz Lee , on pas d’autres cartes dans la manche que se que l’on propose . La vision du rugby d’Urios me fait penser au Munster de ces dernières années , un jeu basique fait de combat et de defi physique sans talent . Et depuis 10 ans le Munster s’incline toujours contre le Leinster.